Mort informationnelle

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La mort informationnelle, ou « mort du point de vue de la théorie de l’information », d'un être, est la perte de l'information qui le constitue au point qu'il soit impossible en principe — et non seulement en pratique — de le ramener à la vie[1]. Il s'agit d’une tentative de définir la mort de façon absolue et en particulier indépendamment de l'état de l'art de la médecine, par opposition aux notions de mort clinique et de mort légale. Cette définition dépend en revanche de celle de ce qui constitue une personne, autrement dit de la notion d'identité. La mort informationnelle est une notion théorique et non un critère pratique de diagnostic de la mort.

Il est courant qu'une personne soit considérée comme morte avant sa mort informationnelle. Ainsi, une victime d'une crise cardiaque qu'on ne parvient pas à réanimer sera déclarée morte alors que la destruction de son cerveau (mort informationnelle) ne survient que plusieurs heures après l'arrêt de l'afflux sanguin. Inversement, dans le cas d'une maladie détruisant physiquement le cerveau, on peut considérer que la mort informationnelle survient, ou du moins débute, avant la mort clinique du malade. La cryonie vise à prévenir la mort informationnelle de personnes ou d'animaux en situation de mort clinique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]