Max Trapp

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Max Trapp

Nom de naissance Hermann Emile Alfred Max Trapp
Naissance
Berlin, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Décès (à 83 ans)
Berlin, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Activité principale Compositeur, pédagogue
Formation Berlin Hochschule für Musik
Maîtres Paul Juon, Ernő Dohnányi
Élèves Josef Tal, Saburō Moroi, Günter Raphael

Max Trapp ou Hermann Emile Alfred Max Trapp, né à Berlin le et mort à Berlin le , est un compositeur et pédagogue allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Trapp est né à Berlin et est entré à la Berlin Hochschule für Musik (actuellement Université des arts de Berlin) où il a étudié la composition avec Paul Juon et le piano avec Ernő Dohnányi. Après la fin de ses études, il n'a pas trouvé d'emploi régulier et a travaillé comme pianiste itinérant. Cependant en 1920, il a obtenu un poste d'assistant au conservatoire de Berlin, y devenant professeur en 1926. Parmi ses élèves les plus connus, on trouve Josef Tal, Saburō Moroi et Günter Raphael.

Entre 1926 et 1930, Trapp a tenu une master class de composition au conservatoire de musique de Dortmund. En juin 1933, Trapp a rejoint le mouvement National Socialiste par un "Appel aux créateurs" (Appell an die Schaffenden). En 1934, il démissionne du conservatoire de Berlin et devient directeur d'une classe de composition à l'Académie des Arts de Berlin (depuis fusionnée avec l'Université des Arts). Là dans les années 1936-9, il a eu comme élève Sophie-Carmen Eckhardt-Gramatté[1]. En 1940, Trapp reçoit le prix national de composition[2]. De 1950 à 1953, il a été enseignant au Städtischen Konservatorium de Berlin[3].

Il est décédé à l'âge de 83 ans à Berlin.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Fortement influencé par Richard Strauss et Max Reger, Trapp a composé des œuvres pour orchestre, de musique de chambre et pour le piano, dont sept symphonies[4], ainsi que de la musique chorale et de musique de scène. Alors que sa musique a été très jouée durant les années 1940, elle est rarement jouée depuis.

Musique symphonique[modifier | modifier le code]

  • Symphonie n° 1 en ré, opus 8, non publiée;
  • Symphonie n° 2 en si mineur, opus 15;
  • Symphonie n° 3, opus 20, non publiée, ca. 1925;
  • Symphonie n° 4 en si bémol mineur, opus 24, 1928;
  • Symphonie n° 5 en fa, op. 33, 1937;
  • Symphonie n° 6 en si bémol op. 45;
  • Symphonie n° 7 en la majeur, op. 55 (non publiée)
  • Concerto pour orchestre n° 1, 1934
  • Concerto pour orchestre n° 2, 1940
  • Concerto pour orchestre n° 3, 1946
  • Concerto pour violon, 1922
  • Concerto pour piano, 1930
  • Concerto pour violoncelle, 1935

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

  • 2 Quintettes avec piano
  • 3 Quatuors avec piano
  • Quatuor à cordes, 1935
  • Sonate pour violon et piano

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Watson, Lorne, Kallmann, Helmut; Winters, Kenneth, « Encyclopedia Entry on Eckhardt-Gramatté », The Canadian Encyclopedia,‎ (consulté le 10 décembre 2007)
  2. (en) Michael H. Kater, The Twisted Muse: Musicians and Their Music in the Third Reich, Oxford; New York, Oxford University Press,‎ , poche (ISBN 978-0-19-513242-7, lire en ligne), p. 27–29
  3. "Mitgliederdatenbank der Akedemie der Künste"
  4. Grove 6 article by William D. Gudger. .