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Marie Quinton

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Marie Quinton
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Marie Quinton du peintre Paul Merwart (1855-1902).
Alias
« La mère Quinton », « Belle Meunière »
Naissance Royat, le 14 juin 1854
Décès Royat, le 25 octobre 1933
Nationalité Drapeau de la France française

Marie Quinton (née à Royat le 14 juin 1854, morte à Royat le 25 octobre 1933[1]) est une aubergiste auvergnate à qui l'on doit l'œuvre intitulée Le Journal de la Belle Meunière.

Biographie

Vue aérienne sur le cabaret Belle Meunière (1900).

Elle rénove le moulin familial pour fonder en l'an 1879 l'Auberge des Marronniers[2]. C'est dans cette auberge, sise à Royat près de Clermont-Ferrand, où était tenu aux arrêts de rigueur le général Boulanger, l'« Empereur des amoureux », que se retrouvait sa maîtresse, Marguerite, vicomtesse de Bonnemains, la « Dame aux œillets rouges », à partir de 1887[3]. Marie Quinton fut leur amie jusqu'aux derniers moments en 1891[4]. Pour leur servir une cuisine raffinée, elle engageait une cuisinière réputée : la mère Mesure[5].

En 1895, elle publia ses mémoires, extraits de son journal intime et de sa correspondance, sous le nom de Journal de la Belle Meunière[6].

La mère Quinton, appelée dans sa jeunesse « Belle Meunière », fut la confidente de l'amour clandestin entre le général Georges Boulanger et sa maîtresse, la vicomtesse Marguerite de Bonnemains. Elle les accueillit quatre fois secrètement dans son Auberge des Marronniers à Royat, au pied des volcans d'Auvergne, et pour la première fois le 24 octobre 1887. Elle les suivit dans leur exil de l'île de Jersey à Londres, pour finir à Bruxelles. Elle devait élever leur enfant illégitime et partir aux États-Unis avec eux.

Après cela, Marie Quinton, veuve, sortit un livre à succès, réédité quarante-deux fois de son vivant, Le Journal de la Belle Meunière, le général Boulanger et son amie, ce qui lui valut une grande notoriété : lors de l'exposition universelle de 1900 (Paris), on installa même au pied du palais du Trocadéro le cabaret Belle Meunière ; on fit des chars au carnaval de Nice comme celui de 1909, sans oublier la pièce de théâtre sur le général Boulanger donnée porte Saint-Martin à Paris en 1931, dont Marie Quinton est la narratrice. Elle partagea sa vie entre ses différents établissement de Royat, Paris et Nice.


Bibliographie

  • Jean Ajalbert, Les Amants de Royat, Albin Michel, Paris, 1939.
  • Bernard Boucheix, Belle Meunière, la mère Quinton, les amours clandestins, éditions Créer, 2014, 135 p. (ISBN 978-2848195292).
  • Bernard Boucheix, Les Mères auvergnates, triptyque gastronomique dans la vallée de Royat[7], éditions Créer, 2016, 82 p. (ISBN 978-2848195810).
  • Bernard Boucheix, La Mère Quinton, « Belle Meunière », le général Boulanger, pièce de théâtre de Maurice Rostand[8], éditions Créer, 2016.
  • Pierre Denis Le Mémorial de Saint-Brelade, Paris, Ollendorff, 1894 disponible sur Gallica.
  • Marie Quinton Journal de la Belle Meunière, Paris, Dentu, 1895 disponible sur Gallica.

Notes et références

  1. Royat-Chamalières, inventaire du patrimoine thermal, p. 25.
  2. Office de tourisme, « La Belle Meunière », sur tourisme-royat-chamalieres.com, (consulté le 28 mars 2012).
  3. Auberge La Belle Meunière, « Un petit bout d'Histoire », sur la-belle-meuniere.com, (consulté le 21 mars 2012).
  4. Ville de Clermont-Ferrand, « Le général Boulanger, rebelle et amoureux », sur clermont-ferrand.fr, (consulté le 20 mars 2012).
  5. Bernard Boucheix, Les Mères auvergnates, triptyque gastronomique dans la vallée de Royat, ouvrage cité en bibliographie.
  6. Marie Quinton, « Le journal de la Belle Meunière », sur projet Gutenberg, (consulté le 20 mars 2012).
  7. Il s'agit de trois cuisinières de Royat à la fin du XIXe siècle : la mère Gagnevin, la mère Mesure et la mère Quinton.
  8. Le Général Boulanger, pièce en deux parties et dix tableaux, en vers et en prose, écrite avec Pierre Mortier, Paris, Porte Saint-Martin, 5 octobre 1931. La narratrice est la Belle Meunière.

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