Marco Follini

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Marco Follini
Illustration.
Marco Follini en .
Fonctions
Sénateur italien

(6 ans, 10 mois et 22 jours)
Élection -
Réélection -
Circonscription Campanie
Législature XVe et XVIe
Groupe politique UDC (2006)
Mixte (2006-07)
Ulivo (2007-08)
PD (2008-13)
Vice-président du Conseil des ministres

(4 mois et 21 jours)
Président du Conseil Silvio Berlusconi
Gouvernement Berlusconi II
Successeur Giulio Tremonti
Secrétaire politique
du Centre chrétien-démocrate puis de l'Union des démocrates chrétiens et de centre

(4 ans, 4 mois et 14 jours)
Prédécesseur Pier Ferdinando Casini
Successeur Lorenzo Cesa
Député

(9 ans, 11 mois et 21 jours)
Élection
Réélection
Circonscription Pouilles (1996)
21e des Pouilles (2001)
Législature XIIIe et XIVe
Groupe politique CCD (1996-98)
Mixte (1998-2001)
CCD-CDU (UDC) (2001-05)
Biographie
Nom de naissance Giuseppe Follini
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Rome (Italie)
Nationalité italien
Parti politique DC (jusqu'en )
CCD (1994-2002)
UDC (2002-07)
PD (2007-13)
Profession journaliste

Giuseppe Follini, dit Marco Follini, né le à Rome, dans le Latium, est un homme politique italien.

Responsable des jeunes de la Démocratie chrétienne (DC) à la fin des années , il siège au conseil d'administration de la télévision publique RAI entre et . Il rejoint l'année suivante le Centre chrétien-démocrate (CCD), issu du courant de la DC favorable à une alliance au centre droit.

Il est élu député en , un mandat qu'il conserve en . Peu après les élections générales il devient secrétaire du CCD, qu'il mène à la fusion avec les Chrétiens démocrates unis (CDU) en . Il prend alors le secrétariat du nouveau parti, l'Union des démocrates chrétiens et des démocrates du centre (UDC). En , il accède au gouvernement de Silvio Berlusconi avec le titre de vice-président du Conseil des ministres.

Il démissionne le pour assumer ses critiques contre la coalition de centre droit au pouvoir après la lourde défaite des élections régionales. Il renonce six mois plus tard à diriger l'UDC du fait de l'adoption d'une nouvelle loi électorale.

Élu au Sénat de la République en , il quitte son parti à la fin de l'année puis adhère en au Parti démocrate (PD). Réélu sénateur en , il met un terme à sa vie politique en et abandonne le PD, dont il conteste l'orientation au centre gauche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Membre du grand parti centriste au pouvoir de la Démocratie chrétienne (DC), il devient en secrétaire du Mouvement de jeunesse de la DC (MGDC). Il quitte cette fonction en pour intégrer la direction nationale de la DC.

Ascension[modifier | modifier le code]

Il rejoint en le conseil d'administration de la Radio-télévision italienne (RAI). Il y siège pendant sept ans.

Lors de la rupture de la Démocratie chrétienne en , il rejoint les partisans d'une alliance avec le centre droit qui constituent le Centre chrétien-démocrate (CCD). Il est nommé en à la direction nationale sous l'autorité du secrétaire Pier Ferdinando Casini.

Aux élections générales anticipées du , il est élu à 42 ans député des Pouilles à la Chambre des députés. Il est alors secrétaire de la commission de surveillance de la RAI.

Il conserve son mandat lors des élections générales du en s'imposant avec 47,6 % des suffrages exprimés dans le 21e collège électoral de la circonscription des Pouilles, « Bari - Mola di Bari ».

Secrétaire de l'UCD[modifier | modifier le code]

Le suivant, il prend la succession de Casini — nouveau président de la chambre basse du Parlement — au poste de secrétaire du CCD. Il conduit le processus de fusion avec les Chrétiens démocrates unis (CDU) lors d'un congrès le .

Naît alors l'Union des démocrates chrétiens et des démocrates du centre (UDC). Alors que l'ancien secrétaire des CDU et ministre pour les Politiques communautaires Rocco Buttiglione en devient président, Follini est désigné secrétaire du nouveau parti, qui s'inscrit dans la majorité parlementaire de Silvio Berlusconi.

Il se présente aux élections européennes du dans la circonscription du Nord-Ouest. Avec 358 000 voix, l'UDC n'obtient qu'un seul siège qu'il remporte en réunissant 47 696 votes préférentiels. Il renonce toutefois à rejoindre le Parlement européen.

Vice-président du Conseil[modifier | modifier le code]

Le , Marco Follini accède pour la première et unique fois de sa carrière au pouvoir exécutif. À 50 ans, il est nommé vice-président du Conseil des ministres — un titre déjà détenu par le ministre des Affaires étrangères Gianfranco Fini — dans le deuxième gouvernement de Silvio Berlusconi.

Il annonce le — moins de six mois après sa nomination — sa volonté de remettre sa démission. Par ce geste, il entend protester contre le poids trop important de la Ligue du Nord dans la coalition majoritaire, alors que celle-ci vient de subir une cuisante défaite aux élections régionales avec la perte de six Régions dont le Latium. À la formation du gouvernement Berlusconi III cinq jours plus tard, il n'est pas reconduit.

Passage au centre gauche[modifier | modifier le code]

À la suite du vote de la nouvelle loi électorale, dite « Porcellum », il démissionne le du secrétariat de l'UDC. Lorenzo Cesa lui succède.

Son parti présente tout de même sa candidature au Sénat de la République pour les élections générales du -. Il est élu en Campanie et siège initialement au groupe parlementaire de l'UDC, désormais passée dans l'opposition.

Il quitte toutefois l'Union des démocrates chrétiens quelques mois plus tard, en . Il fonde d'abord le parti Italie du centre (en italien : Italia del Mezzo), puis rejoint en le « comité des 45 » qui promeut la confluence des DS et de la Margherita dans un grand parti du centre, le Parti démocrate (PD). Il adhère le mois suivant au groupe politique L'Olivier.

Fin de vie politique[modifier | modifier le code]

Le Parti démocrate l'investit candidat aux élections générales anticipées du -. Il est ainsi réélu sénateur et siège à nouveau dans l'opposition. Ne se représentant pas aux élections de , il quitte le PD quatre mois plus tard en dénonçant son orientation socialiste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]