Makis Solomos

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Makis Solomos
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Makis Solomos, né en 1962 à Athènes, est un musicologue spécialisé dans la musique contemporaine et tout particulièrement dans l’œuvre de Iannis Xenakis dont il est l’un des plus importants spécialistes. Il est aussi un des spécialistes de la pensée d’Adorno. Ses travaux actuels portent plus particulièrement sur la question de l'écologie du son et la décroissance. Il a publié de nombreux articles et ouvrages et participe régulièrement à des rencontres et colloques. Il a également participé à la création d'une revue en 2005 "Filigranes" qui vise à élargir le champ de la musicologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Makis Solomos vit à Paris depuis 1980. Il a étudié la composition avec Yoshihisa Taira et Sergio Ortega et a ensuite étudié la musicologie à l’Université Paris Sorbonne-Paris IV. Il a enseigné à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 jusqu'en 2010. Il est actuellement professeur à l'université Paris VIII et membre junior de l’institut universitaire de France.

Domaines de recherche[modifier | modifier le code]

Makis Solomos tente dans ses écrits de marier les approches analytique, historique et herméneutique. Outre ses nombreux écrits sur l’œuvre de Xenakis, ses recherches se portent sur différents aspects des musiques récentes (Webern, Varèse, Boulez, Criton, Vaggione, Di Scipio, la musique spectrale, la musique électronique, la musique populaire, et notamment les questions d’ordre esthétique dans une perspective très souvent inspirée de la pensée philosophique d’Adorno. Défenseur d’une approche esthétique moderniste radicale de la musique contemporaine, il critique tout particulièrement les esthétiques qu'il considère comme conservatrices notamment néo-classiques et post-modernistes[1] (le post-modernisme s'inscrivant clairement dans la modernité)[réf. nécessaire]. Il reste relativement distant des esthétiques dites « modernistes modérées ».

Il se positionne aussi contre l'historicisme, c’est-à-dire une lecture linéaire de l'histoire de la musique qui consiste à n'envisager l'évolution des esthétiques que dans un sens uniforme, en ne s'appuyant que sur les jalons que constituent les grands noms de l'histoire (les "vainqueurs" pour reprendre le terme de Solomos). Il défend l'idée selon laquelle l'évolution musicale à travers l'histoire serait au contraire un mouvement complexe et multiforme de différentes conceptions et esthétiques. Fait qui n'est pas sans manquer de paradoxe pour un défenseur du modernisme musical.

Ses travaux récents se sont consacrés à des thématiques comme celle de l'émergence du son, l'écologie du son et la décroissance, pour lesquels il a consacré des ouvrages, articles ou communications dans des colloques.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Le devenir du matériau musical au XXe siècle », in SOULEZ Antonia, SCHMITZ François, SEBESTIK Jan (ed)., Musique, rationalité, langage : L'harmonie, du monde au matériau, Cahiers de philosophie du langage (no 3), Paris, L’Harmattan, 1998. p. 137-151.
  • « Notes sur la spatialisation de la musique et l'émergence du son », in GENEVOIS Hugues, ORLAREY Yann (ed)., Le son et l'espace, Lyon, Aléas, 1998. p. 105-125. (Musique et Sciences).
  • « Schaeffer phénoménologue », in Ouïr, entendre, écouter, comprendre après Schaeffer, Paris, Buchet-Chastel / INA, 1999, p. 53-68 (Bibliothèque de Recherche Musicale).
  • « Le ‘Savant’ et le ‘Populaire‘, le postmodernisme et la mondialisation », in Musurgia, vol. IX/1, Le « Savant » et le « Populaire », 2002.
  • « Analyse et idéologie chez Xenakis », in BARDEZ Jean-Michel (ed). Analyse et création musicales, Colloque (1995, Montpellier), Paris, L’Harmattan, 2001, p. 87-100 (Musique et Musicologie).
  • « Du projet bartokien au son : L’évolution du jeune Xenakis », in SOLOMOS, Makis (ed.), Présences de Iannis Xenakis, colloque (1998, Paris), Paris, CDMC, 2001.
  • « De la musique contemporaine à la société », in Filigrane, no 1, Musicologies ?, 2005, p. 49-61.
  • « Notes pour une comparaison des paradigmes technologiques des musiques électroniques savantes et populaires », in BARBANTI Roberto, LYNCH Enrique, PARDO Carmen, SOLOMOS Makis (ed.), Musiques, arts et technologies : Pour une approche critique, colloque (2000, Montpellier, Barcelone), Paris, L’Harmattan, 2004, p. 281-290 (Musique Philosophie).
  • Iannis Xenakis, Mercues, PO Editions, 1996; (mis à jour en 2004)
  • Formel / Informel in SOLOMOS, Makis, SOULEZ, Antonia, VAGGIONE, Horacio, Formel Informel : Musique – Philosophie, Paris, L’Harmattan, 2003. Où on peut trouver son article « De l'apollinien et du dionysiaque dans les écrits de Xenakis », in SOLOMOS, Makis, SOULEZ, Antonia, VAGGIONE, Horacio, Formel Informel : Musique – Philosophie, Paris, L’Harmattan, 2003, p. 49-90 (Musique Philosophie).
  • L’espace : musique-philosophie (avec Jean-Marc Chouvel: Paris, l’Harmattan, 1998),
  • La métaphore lumineuse. Xenakis-Grisey (Paris, l’Harmattan, 2003)
  • Musiques, arts, technologies. Pour une approche critique / Music, arts and technologies. Towards a critical approach / Musicas, artes y tecnologías. Por una aproximacion critica (avec Roberto Barbanti et Carmen Pardo: Paris, l’Harmattan, 2004)
  • Horacio Vaggione: Composition theory (Contemporary Music Review vol 24 part 4+5)
  • Makis Solomos(éd), Espaces composables : essais sur la musique et la pensée musicale d'Horacio Vaggione, Paris, L'Harmattan, 2007, (ISBN 978-2-296-02832-6) (ouvrage reprenant en grande partie en version française les textes de "Horacio Vaggione: Composition theory)
  • « Rythme, temps et émergence » in Rythmes de l'homme, rythmes du monde, Séminaire de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm 2006-2008, sous la direction de Christian Doumet et Aliocha Wald Lasowski, Éditions Hermann, 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Makis Solomos « Néoclassicisme et postmodernisme : deux antimodernismes », revue Musurgia, Paris, Editions Eska, 1998, Volume V, no 3/4, p. 91-107

Liens externes[modifier | modifier le code]