Maad a Sinig

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Article connexe : Royaume du Sine.
Maat Sine
(roi du Sine)
Description de cette image, également commentée ci-après
Comme leurs prédécesseurs (les lamanes),
le Maad a Sinig et Maad Saloum étaient
les gardiens de la religion sérère.
Le serpent est le symbole des Pangool (esprits ancestraux et saints dans la religion sérère).
Pays Royaume du Sine
Drapeau du Sénégal Sénégal
Titres
Maad a Sinig
ou Maad Sine, Mad Sine, Bour Sine, Bur Sine, Maat etc.
Fondation

Maad a Sinig Maysa Wali Jaxateh Manneh (période Guelwar, la dernière dynastie maternelle)

Régnait en 1350
Précédé par les dynasties sérères paternelles du Sine et du Saloum et le Wagadou dynastie maternelle
Déposition Maad a Sinig Mahecor Diouf, roi du Sine (période Guelwar)
Règne : 1924-1969 ; mort : 1969
Descendant des anciennes dynasties sérères paternelles.
Dissolution 1969 : après la mort du dernier roi, le Sine rejoint le Sénégal indépendant.
Ethnicité Africains
Sénégambiens
Sérères

Maad a Sinig (aussi Bour Sine ou Bur Sine) signifie « roi du Sine ». L'ancien royaume du Sine, qui fait maintenant partie du Sénégal, était un royaume précolonial sérère. Leurs rois étaient appelés Maad (également orthographié Mad et très rarement Maat). Le titre royal Maad est parfois utilisé de manière interchangeable avec celui de leurs anciens rois et grands propriétaires fonciers – les lamanes[1],[2],[3],[4],[5].

Entre 1350 et 1969 (la période Guelwar - la dernière dynastie maternelle), plus de cinquante rois ont été couronnés Maad a Sinig (roi du Sine). Durant cette période Guelwar, Maad a Sinig Maysa Waly Jaxateh Manneh a été le premier roi appartenant au clan Guelwar maternel. Il a régné en 1350. Maad a Sinig Mahecor Diouf fut le dernier roi du Sine. Il régna de 1924 à 1969 – l'année de sa mort[6],[7],[8].

Rois du Sine portant le titre de Maad a Sinig[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Oliver, Roland, Fage, John Donnelly et Sanderson, G. N. The Cambridge History of Africa, Cambridge University Press, 1985, p. 214 (ISBN 0521228034)
  2. (en) Faal, Dawda, Peoples and empires of Senegambia: Senegambia in history, AD 1000-1900, Saul's Modern Printshop, 1991, p. 17
  3. (en)Ajayi, F. Ade et Crowder, Michael. History of West Africa, Volume 1. Longman, 1985, p. 468 (ISBN 0582646839)
  4. (en) Galvan, Dennis C., The State Must be Our Master of Fire, University of California Press, 2004, p. 270 (ISBN 9780520235915)
  5. (fr) Marcel Mahawa Diouf, Lances mâles : Léopold Sédar Senghor et les traditions Sérères, Centre d'études linguistiques et historiques par tradition orale, Niamey, 1996, p. 54
  6. (fr) Sarr, Alioune, "Histoire du Sine-Saloum (Sénégal)." Introduction, bibliographie et notes par Charles Becker. Version légèrement remaniée par rapport à celle qui est parue en 1986-87. p. 22
  7. (fr) Diouf, Niokhobaye, « Chronique du royaume du Sine, suivie de notes sur les traditions orales et les sources écrites concernant le royaume du Sine par Charles Becker et Victor Martin », Bulletin de l'IFAN, tome 34, série B, n° 4, 1972, p. 703-733
  8. a et b (en) Sheridan, Michael J. et Nyamweru, Celia, African sacred groves: ecological dynamics & social change, James Currey, 2008, p. 141 (ISBN 0821417894)
  9. a, b, c et d (fr) Fata Ndiaye, « La saga du peuple sérère et l'Histoire du Sine », in Éthiopiques, no 54, vol. 7, 2e semestre 1991 [1]
  10. a et b (fr) Diouf, Chronique du royaume du Sine, loc. cit., p. 712-733
  11. a et b (en) Klein, Martin A., Islam and Imperialism in Senegal. Sine-Saloum, 1847-1914, Edinburgh University Press, 1968, p. XV