Louise de Quengo

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Louise de Quengo
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Père
François de Quengo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
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Louise de Quengo (1584-[1]), est une noble bretonne du XVIIe siècle, dont la dépouille, fort bien conservée, a été retrouvée en 2014 dans un sarcophage de plomb lors des fouilles archéologiques conduites dans le couvent des Jacobins de Rennes.

Famille[modifier | modifier le code]

Armoiries de la famille de Quengo

Issue de la famille de Quengo de Tonquédec, Louise de Quengo est la fille de François de Quengo (1520-1594), seigneur du Rochay, chevalier de l'ordre du roi ou ordre de Saint-Michel, et de Jacqueline de Bourgneuf[2].

Louise est la petite-fille de René de Bourgneuf de Cucé (1526-1587), président du Parlement de Bretagne. Sa grand-mère est Louise Marquer, dame des Gayeulles[3].

Elle épouse Toussaint de Perrien (mort à Rennes, le [4]), chevalier de Brefeillac. Le couple n'a pas d'enfant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louise de Quengo partage sa vie entre Rennes, Pommeret (Côtes d'Armor) et Saint-Hernin, près de Carhaix (Finistère).

L'un des frères de Louise, René, seigneur du château du Rochay (ou Rocher), à Langast (Côtes d'Armor), acquiert le château de Tonquédec en 1636, et s'intitule « comte de Tonquédec ». Elle a pu y séjourner[source insuffisante][5], mais sans certitude.

Première sépulture en 1656[modifier | modifier le code]

Conformément à ses dernières volontés, notamment exprimées par acte en date du , Louise de Quengo exprime son vœu d'être enterrée au couvent des Jacobins de Rennes, couvent de frères dominicains qui ont accompagné le mari de Louise dans sa fin de vie[3].

Le reliquaire de Toussaint de Perrien contenant son cœur (son corps repose à Carhaix) est retrouvé par les archéologues, près du cercueil de son épouse[3].

Seconde sépulture en 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, la famille de Louise, en les personnes de Patrick de Quengo de Tonquédec, père de l'acteur Guillaume de Tonquédec, d'une part, intervient pour que leur lointaine parente soit inhumée à Tonquédec[6], alors que les édiles rennais, notamment en la personne de Emmanuel Couet, penchent plutôt pour que Louise de Quengo, ainsi d'ailleurs qu'elle l'avait exprimé, et en raison même de son « ancrage rennais » soit ré-inhumée à Rennes, d'autre part[3].

Le , Louise de Quengo est finalement inhumée au cimetière communal de Tonquédec, en présence des descendants de sa famille, et de nombreuses personnalités[7], dont Mgr Denis Moutel, l'évêque de Saint-Brieuc et Tréguier.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Colleter et al. 2016.
  2. Jean François Louis d'Hozier, Les chevaliers bretons de Saint Michel depuis la fondation de l'ordre, V. Forest et É. Grimaud, , p. 330
  3. a b c et d Morgan Kervella, « Louise de Quengo. Pourquoi la noble dame voulait être enterrée à Rennes », sur ouest-france.fr, 29 juillet 2015
  4. Voir Base de Roglo - Famille de Tonquédec.
  5. Selon l'historien Gauthier Aubert - université de Rennes 2.
  6. Morgan Kervella, « Quelle dernière demeure pour Louise de Quengo ? », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le 22 décembre 2015)
  7. « Louise de Quengo. La noble dame enterrée une seconde fois à Tonquédec », sur ouest-france.fr, 23 septembre 2015

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Rozenn Colleter, Fabrice Dedouit, Sylvie Duchesne et Fatima-Zohra Mokrane, « Procedures and Frequencies of Embalming and Heart Extractions in Modern Period in Brittany. Contribution to the Evolution of Ritual Funerary in Europe », PLOS ONE, vol. 11, no 12,‎ (ISSN 1932-6203, DOI 10.1371/journal.pone.0167988, lire en ligne, consulté le 15 décembre 2017)
  • Colloque "Louise de Quengo", Rennes, 14-15 décembre 2017, actes sous presse (programme du colloque)

Articles connexes[modifier | modifier le code]