Livre-code

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Cipher for Telegraphic Correspondence, un livre-code utilisé par le commis du général unioniste Joseph Hooker.

En cryptographie, un livre-code est un document utilisé pour chiffrer un message. Il contient une table de correspondance qui sert à la fois pour coder et décoder[1]. Au XXIe siècle, les livres-codes ne sont pratiquement plus utilisés, remplacés avantageusement par les algorithmes cryptographiques implantés sur ordinateurs.

Description[modifier | modifier le code]

La plupart des livres-codes contiennent des listes de symboles, de syllabes, de mots, de paraphrases ou de phrases, chacun associé à un nombre, par exemple. L'envoyeur et le récipient doivent tous deux posséder le même livre-code pour pouvoir à la fois chiffrer et déchiffrer le texte. La distribution physique des livres-codes présente plusieurs difficultés, puisqu'il s'agit de documents géopolitiquement et militairement sensibles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier livre-code connu a été publié en 1776 aux États-Unis par Arthur Lee[2]. En 1786, le Gouvernement fédéral des États-Unis possédait un livre-code officiel de 1 600 entrées à usage diplomatique[2].

Le code télégraphique de Sittler a été le plus utilisé en France de 1900 à 1920[3]. Diverses conventions ramènent le code à 100 entrées par page sur 100 pages, numérotées de 00 à 99. Tout code est formé de 4 chiffres, les règles d'enchevêtrement des chiffres des numéros de page et de lignes, et la pagination restant à fixer d'un commun accord entre correspondants, qu'il s'agisse de correspondance familiale, commerciale ou diplomatique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Laffin (trad. Roger Gheysens), Petit code des codes secrets, Dargaud S.A., coll. « Espionnage vérité »,‎ 1968, 157 p., p. 177