Ligne de Patras à Pyrgos

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Ligne de
Patras à Pyrgos
Image illustrative de l’article Ligne de Patras à Pyrgos
Autorail de la série 6501 en gare de Pyrgos.
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Historique
Mise en service 1888 - 1890
Concessionnaires SPAP (1888 – 1962)
SEK (1962 – 1971)
OSE (depuis 1971)
Caractéristiques techniques
Longueur 99,7 km
Vitesse de référence 90
Écartement Voie métrique (1,000 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 12,2 
Nombre de voies Voie unique
Signalisation Signaux mécaniques
Cantonnement téléphonique
Trafic
Propriétaire OSE
Exploitant(s) TRAINOSE S.A.
Trafic HLP

La ligne de Patras à Pyrgos est une ligne ferroviaire principale à voie unique et à écartement métrique reliant la ville de Patras à celle de Pyrgos de la Grèce-Occidentale dans l'ouest du Péloponnèse. Elle est sans trafic régulier depuis le 30 janvier 2011[1].

Historique[modifier | modifier le code]

En mai 1887, le gouvernement grec et la Compagnie des chemins de fer Le Pirée - Athènes - Péloponnèse (SPAP) ont signé un contrat selon lequel ils cédaient la construction et le développement de la ligne de Patras à Pyrgos à la Compagnie des travaux privés et publics et à la Compagnie du gaz du Pirée. Les SPAP ont maintenu le droit de la racheter dans un délai de quatre ans. Un an après le début des travaux il s'est avéré que les concessionnaires ne pourraient achever l'œuvre. Ainsi, en octobre 1889, les SPAP a entrepris l'achèvement de la ligne en la rachetant.

Chronologie d'ouvertures :

  • 15 décembre 1888 : Patras - Achaia (20,5 km)
  • 28 mai 1889 : Achaia - Varda (23,4 km)
  • 20 août 1889 : Varda - Lechéna (13,9 km)
  • 28 décembre 1889 : Lechéna - Amaliada (19,6 km)
  • 29 mars 1890 : Amaliada - Pyrgos (21,3 km)

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La ligne après avoir traversé la banlieue ouest de Patras à une vitesse réduite de 30 km/h en raison de l'existence de nombreuses passages à niveau, se lance dans les plaines de l'Achaïe et de l'Élide où sa vitesse maximale s'élève à 90 km/h. Au kilomètre 64+600 se situe la gare de Kavassila qui, jusqu'en 1997, donnait correspondance à la ligne secondaire vers Kyllini. Elle passe ensuite sous l'E55 pour atteindre la seconde ville plus peuplée d'Élide, Amaliada, puis elle passe encore une fois sous l'E55 avant d'arriver à la ville de Pyrgos. Juste avant la gare, se situe le triangle de retournement qui donne aussi accès à la ligne Pyrgos - Katakolo.

La ligne desservait 17 gares y comprises celles en ses extrémités de Patras et de Pyrgos et plusieurs haltes. Toutes les gares possèdent de voies d'évitement pour le croisement de trains. De nos jours elles sont toutes fermées et désaffectées, la ligne étant sans trafic régulier depuis fin janvier 2011, excepté le petit tronçon d'un kilomètre entre Patras et Aghios Andréas qui est desservi par les trains de banlieue de Patras.

En ce qui concerne la signalisation, cette ligne comme la plupart du réseau de Péloponnèse en est privé. Seulement dans le complexe ferroviaire de Patras et dans la gare de Pyrgos sont installés de signaux mécaniques.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2008 la ligne était parcourue par plusieurs trains voyageurs, et parfois par de trains fret. À titre indicatif en 2007 il y avait 8 allers-retours de trains voyageurs dont 3 InterCity, réduits progressivement en août 2009 à 3 allers-retours dont 1 Intercity[2] et finalement en 2010 à deux trains omnibus qui circulaient jusqu'au où tout le trafic a été suspendu[1]. Actuellement (janvier 2012), seuls des trains de travaux (bourreuses, régaleuses, draisines et grues) ou des HLP circulent périodiquement sur la ligne surtout pour l'échange du matériel roulant entre les dépôts de Patras et de Pyrgos.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (el) « Nouvelles; Réorganisation de l'OSE et du TRAINOSE », (consulté le 17 janvier 2012), p. 14
  2. (el) « 1er août 2009, une journée noire dans l'histoire des chemins de fer grecs », (consulté le 16 janvier 2012), p. 21

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hans-Bernhard Schönborn, Schmalspurbahnen in Griechenland (Peloponnes und Thessalien) / Chemins de fer étroits en Grèce (Peloponnèse et Thessalie), Édition Ergasias, 1997, 272 p., (ISBN 3-909221-32-7)
  • Association des amis grecs du chemin de fer, Οι Ελληνικοί Σιδηρόδρομοι : Η διαδρομή τους από το 1869 έως σήμερα / Les chemins de fer grecs : Leur parcours depuis 1869 jusqu'aujourd'hui, Éditions Militos, Athènes, 305 p., (ISBN 960-8460-07-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]