Les Mythes grecs

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Les Mythes grecs
Auteur Robert Graves
Genre Essai anthropologique
Version originale
Titre original Greek Myths
Éditeur original Penguin Books
Langue originale Anglais britannique
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Date de parution originale 1955
Version française
Nombre de pages 2 vol., 372 + 372

Les Mythes grecs (titre original : Greek Myths) est un essai anthropologique publié en 1955 par le poète et écrivain britannique Robert Graves sur les récits mythologiques de la Grèce ancienne.

Présentation[modifier | modifier le code]

Ce livre peut se lire :

  • soit comme une encyclopédie des cycles et héros de la mythologie grecque : cycle des Titans, d'Hercule, des Danaïdes, de Minos, de Thésée, d'Œdipe, des Argonautes, d'Ulysse, etc. L'auteur donne en effet, outre un résumé précis (en prose!) de chaque légende, les sources antiques où l'on peut trouver les éléments du récit dans le texte original ;
  • soit comme un essai anthropologique. En se fondant sur les connaissances archéologiques de la fin des années 1950, sur la mythologie comparée, les recherches ethnographiques, R. Graves propose son propre décodage des récits classiques à la lumière des structures sociologiques présumées de la Grèce archaïque.

Thèse de l'auteur[modifier | modifier le code]

Le propos démonstratif de l'auteur est ambitieux, et le raisonnement analogique de Graves peut laisser perplexe, comme l'interprétation de symptômes médicaux à partir d'indices finalement très minces. Quoi qu'il en soit, le livre vaut aussi par ses hypothèses provocantes ou stimulantes (selon les points de vue), dont voici les principales :

  • Plusieurs éléments de la mythologie traditionnelle et du folklore proto-européen ne peuvent se comprendre que comme les traces d'un matriarcat originaire, prédominant en Europe et en Asie à époque préhistorique[1]. Ce matriarcat est lié au culte d'une déesse-mère chtonienne, comportant des rites de célébration de la fécondité bien spécifiques (élection d'un éphémère roi sacré, sacrifices humains saisonniers) ;
  • Certains mythes sont des récits allégoriques d'invasion ou de colonisation d'une région particulière de la Grèce à une époque donnée ;
  • Les descriptions ou manifestations paranormales présentes dans certains récits désignent sans ambiguïté des visions ou des transes spécifiques de certaines substances hallucinogènes, que l'auteur se propose d'identifier.

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette interprétation n’est autre que celle du philologue suisse J. J. Bachofen, antérieure d’un siècle.