Le Sujet de Sa Majesté

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Le Sujet de Sa Majesté est un film allemand réalisé par Wolfgang Staudte, sorti en 1951 et adapté du roman Le Sujet de l'Empereur d'Heinrich Mann.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film retrace la vie de Diederich Heßling sous l'époque du dernier empereur allemand, Guillaume II. Diederich grandit en tant que fils d'un fabricant de pâte à papier et très tôt, il apprend l'importance d'obéir à l'autorité quelle qu'elle soit et d'aller dans le sens du courant, d'être conformiste et malléable. Bref d'appliquer à la lettre le principe: se courber devant les puissants et écraser les plus faibles.

Parti à Berlin pour ses études, il fait partie d'une association estudiantine où il importe de savoir boire jusqu'à rouler sous la table et si possible, porter des balafres du fait de duels à l'épée. Tire-au flanc, il réussit à se faire dispenser du service militaire, ce qui ne l'empêchera pas plus tard de clamer que les meilleures années furent ceux de son service militaire. Il tombe ou croît tomber amoureux d'une certaine Agnès Göppel, une douce et timide jeune fille qui se donne à lui, mais devant le danger d'un éventuel mariage, il la rejette et dit au père : « mon sentiment moral m'interdit d'épouser une jeune femme qui ne m'apporte pas sa virginité » et sur ce, ayant réussi ses examens, il se dépêche de quitter Berlin pour regagner Netzig, sa ville natale.

Dans le train, il lie connaissance avec une certaine Guste Daimchen qui n'a pas la langue dans sa poche et à Netzig, à l'usine héritée de son père à la mort de ce dernier, il décide de tout changer radicalement et d'y faire régner l'ordre et les coutumes germaniques. Et que les mécontents prennent la porte !

À Netzig, il se doit de rendre visite aux personnalités et notables de la ville : au vieux Buck, un socialiste de la première heure, auquel il fait croire qu'il épouse ses idées, au maire qui lui présente le magistrat débutant Jadassohn, au pasteur Zillich où Diederich fait du charme à sa fille Käthe, lui déclarant qu'elle est ravissante à croquer mais quand un peu plus tard il revoit Guste Daimchen dandiner si à propos de la croupe, il dira: c'est celle-là et aucune autre. Antisémite, il va tout de même au restaurant de l'hôtel de ville avec le juif Jadassohn, car ce magistrat débutant proclame haut et fort son attachement à Guillaume II. Et un peu plus tard, il se forme deux clans, ceux pour l'empereur et les autres. L'ancien capitaine Kunze, qui se plaint de n'être plus dans l'active, rejoint après hésitation le clan de l'empereur et sous l'effet de l'alcool, finit par approuver tout ce que Diederich proclame et notamment que l'Allemagne ne connaît qu'un seul chef, Guillaume II. Comme dit l'empereur : « je ne connais que deux partis, ceux pour moi et ceux contre moi ». Le lendemain, dégrisés, tous ceux de sa tablée se rétractent et Diederich se sent trahi et se trouve involontairement impliqué dans un procès en civil à propos d'une offense prononcée par un des membres du clan opposé à Guillaume II, procès dont il sort grandi et reçoit les encouragements du président de région, Von Wulckow. Diederich, protégé de Von Wulckow, arrive à faire voter un mémorial à la gloire de l'empereur Guillaume le grand et au moment où Diederich, devant toutes les personnalités de Netzig, en fait l'éloge, une brusque et brutale averse entraîne un sauve-qui-peut général et Diederich se retrouve seul sous son pupitre ; mais un agent de police à qui Von Wulckow avait en toute hâte remis l'ordre de Guillaume le Grand pour Diederich, découvre ce dernier sous le pupitre et lui remet l'ordre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

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