Le Rossignol et l'Empereur de Chine

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Le Rossignol et l'Empereur de Chine
Auteur Hans Christian Andersen
Pays Drapeau du Danemark Danemark
Genre Conte de fées
Collection Contes d'Andersen
Lieu de parution Allemagne puis Danemark
Date de parution 1843
Série Liste des contes d'Andersen
Chronologie
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Le Rossignol et l'Empereur de Chine est un conte d'Hans Christian Andersen, paru en 1843 dans la deuxième livraison de ses contes de fées, traduit de l'allemand, sous le titre danois Eventyr fortalte for bøern. Selon Pierre Georget La Chesnais[1], le conte aurait été inspiré à l'auteur par la chanteuse Jenny Lind.

« … le contraste entre sa diction naturelle et celle des chanteurs italiens, plus étudié, avait enrayé quelque peu le succès de la chanteuse suédoise alors qu'elle débutait à Copenhague[2]. »

Comme souvent dans les contes d'Andersen, il y a là une métaphore : on ne peut s'approprier le talent d'autrui, et l'empereur qui croit pouvoir posséder un oiseau au chant aussi mélodieux que le véritable rossignol, doit déchanter avec son oiseau mécanique, simple imitation d'oiseau.

Selon Elias Bredsdorff[3], ce conte est le meilleur exemple de la catégorie « Contes réalistes se passant dans un monde imaginaire », c'est-à-dire qu'aucun d'entre eux ne contient d'éléments surnaturels ou magiques, tous se situent dans un monde humain, bien qu'il ne soit guère ni ordinaire, ni reconnaissable. Dans cette catégorie, entrent également La Princesse au petit pois, Les Habits neufs de l'empereur. Ce conte est considéré comme un des chefs-d'œuvre d'Andersen[4],[5].

Résumé du conte[modifier | modifier le code]

« L'éloignement de la Chine permet à Andersen d'inventer un monde plein de chinoiseries et de règles formelles et rigoureuses. Le palais de l'empereur est en porcelaine et à certaines occasions, il est poli de telle sorte que les murs et sols étincellent à la lumière de milliers de lampes d'or. Le siège de l'empereur est en or... C'est à ce monde artificiel que le rossignol est censé s'adapter[6]. »

« Mais le conte est aussi une métaphore : nul ne peut s'approprier, même artificiellement, un talent qu'il ne possède pas[7]. »

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Adaptations[modifier | modifier le code]

Ce conte a inspiré Igor Stravinski pour son opéra Le Rossignol (1909).

Il a également inspiré le photomontage de Max Ernst : Le Rossignol chinois (1920)[réf. nécessaire].

Plus récemment, en 1999, il sert de thème à une attraction du Bois des contes du parc néerlandais Efteling.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Georget La Chesnais, t.1, p. 308
  2. Pierre Georget La Chesnais, t.1, p. 308, ibid.
  3. Presses de la Renaissance, Paris, 1989, p. 429
  4. Hans Brix et Anker Jensen, 1957, vol.I, p. 351
  5. Bredsdorff p. 474
  6. Bredsdorff, p. 430
  7. Bredsdorff, p. 431

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]