Le Droit humain (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Droit humain.
Le Droit Humain
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Fédération d'association loi de 1901
But Obédience maçonnique
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1901
Fondateur Georges Martin
Maria Deraismes
Origine Drapeau de la France France
Identité
Siège 9 rue Pinel - 75013 Paris.
Structure Rassemble 518 loges
Président Alain Michon
Affiliation internationale CLIPSAS, MF
Membres 17 250 (mixte)
Site web www.droithumain-france.org

La Fédération française du « Droit humain », fondée en 1901, est la première et la plus ancienne fédération de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ».

Siège de la Fédération française du « Droit humain » à Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment historique, 5 rue Jules-Breton (Paris, XIIIe arrond.)

Les fondateurs[modifier | modifier le code]

Maria Deraismes, militante des droits de la femme et de l'enfant, fut initiée le 14 janvier 1882 à la loge « Les Libres Penseurs » du Pecq, près de Versailles. Cette loge de la Grande Loge symbolique écossaise se détache de ce fait de son obédience. Elle ouvrait la voie à l'initiation féminine[1].

Entre 1890 et 1893, Maria Deraismes et le docteur Georges Martin conçoivent une structure maçonnique capable d'admettre les femmes au sein de loges mixtes. Le 4 avril 1893, ils fondent avec 15 autres franc-maçonnes initié par leur soin, la Grande Loge symbolique écossaise - Le Droit humain. Les 16 membres fondateurs de la première loge mixte maçonnique au Rite écossais ancien et accepté sont :

L'Ordre mixte et international[modifier | modifier le code]

L'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » est constitué le 11 mai 1901 par la création du Suprême Conseil. Un convent international est prévu en 1914, mais la guerre empêchera de le réunir. C'est lors du 1er convent international de Paris, en août 1920, réunissant 300 loges de France (et des colonies), des États-Unis, des Pays-Bas, d'Italie, de Grande-Bretagne et de Suisse, que l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » voit officiellement le jour et lors duquel les délégués votent et approuvent la constitution internationale qui régit l'Ordre[2].

Fédération française du « Droit humain »[modifier | modifier le code]

La Fédération française du « Droit humain » est une association loi 1901. Elle se crée concomitamment à la création de l'ordre international et devient sa juridiction en France. Elle a son siège au 9 rue Pinel, 75013, Paris. Elle compte environ 670 loges bleues et de hauts grades, pour près de 17 000 membres.

Rite[modifier | modifier le code]

Elle pratique majoritairement le Rite écossais ancien et accepté (REAA) du 1er au 33e degré, et travaille sur des sujets symboliques et sociaux. La continuité initiatique des 33 degrés du REAA, voulue par l'ordre, est gérée par une structure maçonnique unique, le Suprême Conseil universel mixte « le Droit humain ».

La direction de la Fédération française[modifier | modifier le code]

Les dirigeants de la fédération portent le titre de : « Très Puissants Grands Commandeurs » de la Fédération française, ils sont président du Grand Conseil.[3]

  • Lucie Delong
  • André Clément
  • Germaine Bouzanquet
  • Marc Grosjean
  • Elise Rouet (1990-97)[4]
  • Camille Giudicelli
  • Michel Quettier
  • Yvette Ramon (élue en 2007). Elle devient en 2012 grand maître du Suprême Conseil universel mixte « le Droit humain ».
  • Jean Eisenbeis (élu en 2012).
  • Claudine Fradet (élue en 2017).

Les « présidents du Conseil national », puis « Grands maîtres nationaux[5], sont élus parmi les 39 conseillers nationaux.

  • Marguerite Martin (1946-47), Jacques Cellerin (1947-50), Élisa Maillard (1950-51), Lucie Delong (1951-53), Raymond Jalu (1953-54), Odette Boyau (1954-56), André Clément (1956-59), Rémy Boyau (1959-63), Pierre Brillaud (1963-65), Pierre Brenier (1965-67), Marthe Veaux (1967-71), Charles Goillot (1971-73), François Rondeau (1973-74), Marcelle Sorhaitz (1974-75), Rénale Jamet (1975-78), Yvette Lucantis (1978-81), Élise Rouet (1981-82), Pierre Commun (1982-84), Marie-Josèphe Gut (1984-86), Claude Grenier (1986-88), Liliane Goeau Brissonnière (1988-89), Janine Pinault ( 1989-91), Évelyne Rauzières (1991-92), Jacqueline Neyrat (1992-93), Claude Caudal (1993-95), Danièle Juette (1995-97), Alain Sède (1997-99), Nicole Pruniaux (1999-01), Sylvia Graz (2001-03), Marie-Noëlle Daviller (2003-05), Jean Eisenbeis (2005-07), Michel Payen (2007-10), Jacques Samouélian (2010-13), Michel Meley (2013-15).
  • Madeleine Postal (2015-16), Alain Michon (2016-18)

Présence dans le monde[modifier | modifier le code]

La Fédération française est implantée en France métropolitaine, aux Antilles (Guyane, Martinique et Guadeloupe), à La Réunion, en Océanie et Polynésie (Nouvelle-Calédonie, Tahiti et Mayotte)[6]. Partie prenante de la « maçonnerie française », elle a participé à la création de l'Espace maçonnique européen.

  • Union européenne :

Dialogue au sein de la Commission européenne auprès du BEPA (Bureau des conseillers politiques de la CE).
Groupe de travail du COMALACE (Contribution des obédiences maçonniques adogmatiques et libérales à la construction européenne) rassemblant 14 obédiences différentes.
Présence à l'AME (Alliance maçonnique européenne) pour faire entendre les valeurs et les principes maçonniques auprès du Parlement Européen.

  • Méditerranée :

Membre de l'UMM (Union maçonnique pour la Méditerranée). Une quinzaine d'obédiences du portour méditerranéen se réunissent chaque année sur un thème différent et initie un colloque ouvert au public.

  • Afrique :

Les loges africaines se sont constituées en Fédération ouest-africaine du DH, qui est représentée au Suprême Conseil de l'Ordre. La Fédération française participe aux REHFRAM (Rencontres humanistes fraternelles africaines et malgaches) ayant lieu chaque année dans un pays africain différent. Ces REHFRAM sont organisés par la CPNAM (Conférence des puissances maçonniques d'Afrique et de Madagascar) réunissant les obédiences nationales et adogmatiques du continent africain. Y sont invités les obédiences amies européennes.
Participation au GFEQA (Groupe fraternel d'étude des questions africaines), association française inter-obédientielle se réunissant à Paris et organisant un colloque annuel sur les problématiques africaines.

  • Monde:

Membre du CLIPSAS (Centre de liaison et d'information des puissances maçonniques signataires de l'appel de Strasbourg) réunissant 71 obédiences au niveau mondial. Le CLIPSAS est désormais observateur auprès du Conseil économique et social de l'Assemblée générale des Nations unies (ECOSSOC).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prat et Loubatière 2003, p. 21.
  2. Prat et Loubatière 2003, p. 36.
  3. Informations données dans l'« Annuaire du DH » délivré aux présidents des ateliers
  4. Elise Rouet site APFDH
  5. Le titre de « Grand maître national » est agréé, depuis 2015, par la réforme des règlements généraux de la fédération
  6. Prat et Loubatière 2003, p. 123.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Andrée Prat et Colette Loubatière, L'ordre maçonnique, le Droit humain, PUF, coll. « « Que sais-je » », (ISBN 9782130625520, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les archives de la fédération française du Droit humain sont conservées aux Archives nationales sous la cote 117 AS.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]