L'Ami retrouvé (roman)

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L'Ami retrouvé
Auteur Fred Uhlman
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Préface Arthur Koestler
Genre Roman
Version originale
Langue Anglais
Titre Reunion
Éditeur Adam Books
Lieu de parution Londres, Royaume-Uni
Date de parution 1971
ISBN 0-900754-02-8
Version française
Traducteur Léo Lack
Éditeur Gallimard
Lieu de parution Paris, France
Date de parution 1978
Nombre de pages 115
ISBN 2-07-029916-3

L'Ami retrouvé (titre anglais original : Reunion) est un roman de l'écrivain Fred Uhlman. Il paraît pour la première fois à Londres en 1971.

Le livre est précédé d'une préface d'Arthur Koestler qui, qualifiant le livre de « chef-d'œuvre mineur » et de « roman en miniature », le situe entre le roman et la nouvelle[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le roman raconte la forte amitié entre le narrateur Hans Schwarz, fils d'un médecin juif, et Conrad von Hohenfels, jeune aristocrate, pendant la montée en puissance du régime nazi (en 1932) à Stuttgart. Hans invite son camarade plusieurs fois chez lui et s'étonne que Conrad ne fasse pas de même. Enfin, Conrad invite Hans mais à chaque fois sans la présence de ses parents. Hans, vexé, lui demande par la suite des explications. C'est alors que Conrad explique à Hans que sa mère déteste les Juifs.

Avec l'arrivée au pouvoir de Hitler, le vide se fait autour de Hans, même Conrad l'abandonne. Les parents de Hans, qui soupçonnent les vexations que subit le jeune homme au lycée, décident de l'envoyer en Amérique, chez ses grands-parents, où il poursuit des études de droit à l'université Harvard dans le Massachusetts et devient avocat. Ses parents se suicident à la suite des persécutions nazies. Il essaie d'oublier son passé qui se rappellera à lui de façon tragique.

Bien des années plus tard, Hans, qui est devenu avocat, reçoit une demande de souscription du Karl Alexander Gymnasium, son ancien lycée, pour l'inauguration d'un monument à la mémoire des élèves tombés pendant la guerre. Elle est accompagnée d'un fascicule contenant une liste de noms classée en ordre alphabétique dans laquelle Hans reconnaît d'anciens élèves de sa classe. Après une longue hésitation, il se décide à regarder à la lettre H où figurent le nom de Conrad et une note précisant qu'il a participé à un attentat contre Hitler, et qu'il a été exécuté. Le livre se termine sur cette scène.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Hans Schwarz : personnage principal, âgé de 16 ans au début du roman. Il est allemand, juif, fils unique d'un père médecin. Il vit avec sa famille à Stuttgart en Allemagne, dans un quartier riche. Il est réservé et plutôt timide.
  • Conrad von Hohenfels : issu d'une famille avec un passé prestigieux. Il est aussi de nature plutôt timide. C'est un protestant.
  • Freiherr von Gall : fils d'un officier.
  • Eisemann : élève sportif voulant être officier.
  • Pompetzki : professeur d'histoire, prussien qui promeut l'idéologie nazie.
  • Max Loehr : professeur de gymnastique, petit homme vigoureux, surnommé Max-les-Biceps, il adhère lui aussi à l'idéologie nazie.
  • Le père de Hans : un homme avec un front haut, des cheveux gris, une moustache courte et sans véritable religion. C'est un médecin renommé et honoré. Il se sent plus souabe et allemand que juif, tout en étant fier de ses origines, et critique le sionisme. Il aime son fils.
  • La mère de Hans : née à Nuremberg, d'un père avocat, elle aime tendrement son fils et fréquente les opéras avec ses amis.
  • Le baron von Waldeslust
  • Le prince Hubertus Schleim-Gleim-Lichtenstein.

Éléments autobiographiques[modifier | modifier le code]

Hans et Conrad sont nés le 19 janvier, tout comme l'auteur. Dans son autobiographie, Fred Uhlman mentionne :« Deux autres garçons qui allaient à la même école étaient les frères Stauffenberg. L'un d'eux a presque réussi à tuer Hitler. Pour cela, il a été exécuté [2]. »

On peut supposer que Fred Uhlman désigne là Claus von Stauffenberg. Des trois frères Stauffenberg, aucun n'était lié d'amitié avec lui, ils étaient d'ailleurs plus jeunes que lui.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fred Uhlman (trad. Léo Lack, préf. Arthur Koestler), L'Ami Retrouvé, Gallimard, coll. « Folio » (no 1463), , 128 p., p. 9-10
  2. (en) Fred Uhlman, The Making of an Englishman, Zurich, Diogenes, , p.40.