Léodagan (Kaamelott)

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Léodagan de Carmélide
Personnage de fiction apparaissant dans
Kaamelott.

Lionnel Astier
Lionnel Astier

Alias Léodagan le Sanguinaire
Activité Roi de Carmélide
Ministre de la Guerre
Chevalier de la Table Ronde
Famille Goustan le Cruel (père)
Dame Séli (femme)
Reine Guenièvre (fille)
Yvain, chevalier au lion (fils)

Interprété par Lionnel Astier
Séries Kaamelott
Première apparition Dies iræ
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Léodagan est un personnage de fiction de la série télévisée Kaamelott. Inspiré du Léodagan des légendes arthuriennes, il est le roi du royaume de Carmélide et fait partie des chevaliers de la Table Ronde. Il est présent dans certaines versions des légendes arthuriennes. Dans la fiction, Léodagan (dit « le Sanguinaire ») est le père d'Yvain et de la reine, donc le beau-père du roi Arthur.

Dans la vie comme dans la série, Lionnel Astier est le père de Simon Astier (Yvain dans Kaamelott). Contrairement à la série, il est également le père d'Alexandre Astier (Arthur dans Kaamelott, où il joue le rôle de son beau-fils)

Fonctions[modifier | modifier le code]

Responsable de la justice et de l’armée bretonne, Léodagan cherche toujours à augmenter le budget de la défense et à se procurer des machines de guerres souvent aussi inutiles que chères (Séfriane d’Aquitaine, Le Mangonneau, La Baliste, La Baliste II). Léodagan insiste aussi pour ceinturer l’île de Bretagne de tours de guet afin de repérer les envahisseurs venant de la mer ; les disputes concernant ces « tourelles sur la plage » sont un gag récurrent des premiers livres. Cette obsession de Léodagan engendre souvent des frictions avec le roi, qui refuse « de claquer du pognon dans de la construction » et aussi avec Bohort qui n'a plus de budget pour les festivités. Il préside également les séances de justice en l'absence du roi et ne connait qu'un seul verdict : la mort, allant jusqu'à brûler 44 condamnés en une seule journée.

Caractère[modifier | modifier le code]

Dans Kaamelott, Léodagan est un homme autoritaire, têtu, impulsif, et on le surnomme « Léodagan le Sanguinaire » en Carmélide. Léodagan a en effet des opinions assez réactionnaires, et est ainsi en totale opposition avec le roi sur bien des sujets. Il trouve ainsi qu’Arthur « gouverne comme une femme ». Son père, Goustan le Cruel (joué par Philippe Nahon), est encore plus intransigeant que lui et n’hésite pas non plus à critiquer la « mollesse » d’Arthur. Léodagan, quant à lui, n'hésite pas non plus à faire preuve d'une extrême mauvaise foi et à faire tomber sur les autres les responsabilités de fautes dont il est lui-même responsable.

S’il est prodigue avec les richesses du royaume, Léodagan est beaucoup plus avare lorsqu’il s’agit de son propre argent (Raison d’argent, La Cassette…). Il renâcle systématiquement lorsqu’on lui rappelle que l’alliance entre la Carmélide et la Bretagne implique qu’il participe aux finances. Léodagan déteste tout particulièrement les routes pavées romaines, qui lui ont fait subir quelques accidents de cheval, et il s’oppose très fermement à ce qu’on en implante en Carmélide (La Vraie Nature du Graal).

Malgré leur antipathie réciproque qui a conduit le roi de Carmélide à participer à monter un complot contre son gendre (le Complot), Léodagan est un des ministres les plus importants d’Arthur ; travaillant régulièrement ensemble, ils sont obligés de compter l’un sur l’autre dans bien des situations, que ce soit en séance de doléances, à la guerre ou dans les diverses explorations de souterrains. Contrastant fortement avec la lâcheté et la couardise de certains chevaliers, Léodagan n’hésite jamais à se battre, et tend à vouloir régler bien des questions « à la filoche », même si ce n’est pas toujours le meilleur choix. Par exemple, il a une méthode toute trouvée pour faire plier les seigneurs qui ont des velléités d'indépendance et ne veulent pas se soumettre au roi Arthur : « On crame tout... »

Contrairement à Arthur, Léodagan est extrêmement direct et n’hésite jamais à dire exactement ce qu’il pense. Ceci nuit fortement à ses capacités de diplomate, cette franchise désarmante s’avère souvent bien embarrassante pour le roi. Même lorsqu’il se force à mentir, Léodagan est très peu convaincant (Un bruit dans la nuit).

Relations[modifier | modifier le code]

Léodagan n’est pas spécialement heureux en famille, ne pouvant guère supporter l’idiotie de ses deux enfants, Guenièvre et Yvain. Il entretient une relation houleuse avec sa femme Séli, qui fait de son mieux pour tempérer ses excès. À un moment, il demande à Calogrenant si son couple a l'air harmonieux de l'extérieur parce que lui ne se rend plus compte, à cela ce dernier répond qu'il y a « une régularité ». Trente ans auparavant, lorsqu’il n’était encore que prince, Léodagan a enlevé Séli à sa tribu picte dans l’espoir d’obtenir une rançon. Au lieu de cela, les Pictes lui ont payé le double pour qu’il la garde (L’Enlèvement de Guenièvre). Même si leurs relations sont houleuses quand ils sont à Kaamelott, on les voit presque toujours ensemble, sauf pour les séances de Table ronde, Léodagan cherchant régulièrement sa femme quand il ne la voit pas là où elle devrait être, en train de regarder dans son dos (Les Misanthropes) ou quand elle disparaît du lit conjugal (Séli et les Rongeurs). Même lorsque leurs intérêts convergent, Léodagan préfère éviter de se faire impliquer dans les machinations de sa femme, notamment pour obtenir un héritier mâle au trône (La Potion de fécondité II). Les « repas en famille » sont rarement une affaire calme et conviviale, finissant souvent par des insultes et des assiettes cassées.

Il entretient avec son gendre, une relation conflictuelle. Rares sont leurs conversations qui ne se terminent pas en disputes (les épisodes Le Fléau de Dieu, Le Négociateur et Les Parchemins Magiques sont quelques rares contre-exemples).

Chronologie[modifier | modifier le code]

Livre IV[modifier | modifier le code]

Dans le Livre IV, Léodagan n’est guère enchanté du départ de Guenièvre pour rejoindre Lancelot, et encore moins de « l’échange d’épouses » auquel Arthur procède. Malgré des menaces répétées de « faire tout cramer », cependant, Léodagan doit adopter à contrecœur un profil bas, préférant conserver son poste de chevalier de la Table Ronde et de ministre.

Livre V[modifier | modifier le code]

Dans la seconde partie du Livre V, après l'échec d'Arthur à retirer Excalibur du rocher (en réalité, Arthur n'a pas essayé de la retirer), il sera, non sans mal, nommé régent du royaume de Logres par sa fille. Il en sera destitué lorsque Mevanwi détruira l'acte d'annulation d'échange des épouses, celle-ci redevenant officiellement l'épouse d'Arthur et donc reine, et nommera son mari Karadoc régent.

Livre VI[modifier | modifier le code]

Le Livre VI raconte comment Léodagan, qui vient d'obtenir le pouvoir de son père Goustan, a tenté de repousser les Romains en réunissant les armées d'Orcanie, d'Irlande, d'Armorique et de Calédonie pour une attaque conjointe. Quand un sénateur romain tente de négocier un traité de paix contre une somme d'argent, les événements leur permettent de garder leurs pièces sans signer aucun papier. Mais Léodagan apprend que l'Élu des Dieux doit bientôt arriver. Comme il sait que le peuple ne reconnaîtra que le porteur d'Excalibur comme souverain, il projette de se soumettre à une condition : que le fils Pendragon épouse sa fille.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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