Kouyous

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Kouyous

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Les Kouyous sont une population d'Afrique centrale vivant à l'est du Gabon, au centre de la République du Congo et à l'ouest de la République démocratique du Congo. Leur nombre a été estimé à plus de 40 000[1].

Installés le long de la rivière Kuyu, les Kouyous sont un sous-groupe lié aux Mbochi, troisième groupe ethnique en importance de la République du Congo. Ils sont divisés en deux groupes de part et d'autre de la rivière, selon un culte différent à un ancêtre, le serpent à l'est de la rivière et la panthère à l'ouest.

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources, on observe quelques variantes : Kouyou, Kouyous, Koyo, Kuyu[2], Kuyon.

Langue[modifier | modifier le code]

Leur langue est le kuyu (ou ekoyo, kouyou, koyo), une langue bantoue, dont le nombre de locuteurs a été estimé à un millier[3].

Culture[modifier | modifier le code]

Lors des cérémonies d'initiation, le clan des panthères est représenté par sept tam-tam et celui des serpents par un danseur portant une robe en raphia et tournant sur lui-même. Le danseur porte un cimier de danse appelé éouya[4]. Il s'agit d'une tête en bois, sculptée et peinte, attachée au vêtement au niveau du cou. Appelée aujourd'hui kebe kebe, la danse est suivie par celle des chefs, des dieux Ebolita (la mère) et Djoku (le père), puis par le grand serpent Ebongo. La cérémonie avait autrefois pour but de renforcer l'identité des initiés et de vanter leur prouesses.

Le cimier avait le plus souvent une forme cylindrique, de petites oreilles, des dents pointues, des motifs sculptés et des traits représentant des scarifications, propres à la tradition. La tête est surmontée de deux coques séparées par une raie, à l'image des coiffures portées par les femmes. Aujourd'hui, des personnages politiques ou contemporains sont souvent personnifiés sur les cimiers[4].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) James Stuart Olson, « Kuyu », in The Peoples of Africa: An Ethnohistorical Dictionary, Greenwood Publishing Group, 1996, p. 319 (ISBN 9780313279188)
  2. Source Bibliothèque du Congrès [1]
  3. (en) Fiche langue[koh]dans la base de données linguistique Ethnologue.
  4. a et b Iris Amizlev et Erell Hubert, « Un cimier de danse Kuyu », Revue M du Musée des beaux-arts de Montréal,‎ , p. 20 (ISSN 1715-4820)
  5. Château des Sforza
  6. Brooklyn Museum
  7. Musée d'Aquitaine
  8. Musée royal de l'Ontario
  9. Chazen Museum of Art

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Marie Benezech, Les Kuyu et leur art, École des hautes études en sciences sociales, Paris, 1983 (mémoire)
  • Anne-Marie Benezech, La Tradition artistique source d'histoire : étude de cas en Afrique équatoriale : l'art des Kouyou-Mbochi de la République populaire du Congo, Université Panthéon-Sorbonne, Paris 1, 1988, 538 p. (thèse)
  • André Corbier, Chez les Kouyous, Afrique équatoriale ; mon journal du poste (-), Édition de la Revue des indépendants, 1920, 30 p.
  • Lheyet-Gaboka, « Les jumeaux chez les Kouyous », Liaison (Brazzaville), 1954, no 42, p. 55-61
  • Philippe Moukoko, Dictionnaire général du Congo-Brazzaville : alphabétique, analytique et critique, avec des annexes et un tableau chronologique, L'Harmattan, 1999, p. 181-182 (ISBN 978-2-7384-8222-8)
  • M. A. Poupon, « Étude ethnographique de la tribu Kouyou », L’Anthropologie, no 29, 1918-1919, p. 55-88, et 294-335
  • Iris Amizlev et Erell Hubert, « Un cimier de danse Kuyu », Revue M du Musée des beaux-arts de Montréal,‎ , p. 20 (ISSN 1715-4820)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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