Alexandre-Joseph Consil

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Alexandre-Joseph Consil
Kopierre- géant en 2012.jpg
Le géant Kopierre en 2012.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
AnicheVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière du Centre d'Aniche (d), cimetière du Sud d'Aniche (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Pierre-Alexandre-Joseph ConsilVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
KopierreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Aniche - Cimetière du Sud (A09, tombe d'Alexandre Consil).JPG
Vue de la sépulture.

Pierre-Alexandre-Joseph Consil, dit Kopierre, né à Auberchicourt le et mort à Aniche le , est un tambour-major du Second Empire, devenu une figure pittoresque du Nord. Le , Alexandre Consil qui a 25 ans est déjà tambour major au 38e régiment d'infanterie de ligne, lors du mariage d'un de ses frères, Augustin joseph. (Archives Départementales du Nord, état civil, actes). Le , il est élu au conseil municipal d'Auberchicourt, il est sous-officier retraité. il est réélu le puis le mais pas le [1]. Au recensement de 1906, il habite seul à la maison no 75 de la rue de Douai[1] avant de rejoindre l'hospice de la rue Ducret à Aniche.

1896 Conseil Municipal, en 7e position : CONSIL Alexandre, sous-officier retraité
1900 Conseil Municipal, en 2e position : CONSIL Alexandre
1904 Conseil Municipal, en 1re position : CONSIL Alexandre

Biographie[modifier | modifier le code]

Kopierre - Consil Alexandre Joseph - acte de naissance à Auberchicourt
Kopierre Consil Alexandre Joseph acte de décès 1909 à Aniche
Kopierre - Consil Alexandre Joseph - tombe à Aniche cimetière du Sud

Alexandre Consil est le septième d’une famille de douze enfants.

Le surnom de Kopierre[modifier | modifier le code]

Avant l’armée, il était aide forgeron et son patron se prénommait Pierre. Consil avait pris pour habitude d’avertir son patron que le fer rougi était prêt à être battu en criant « Ch'est caud Pierre », d’où le sobriquet Kopierre. Cependant, l'origine de ce surnom reste contestable puisqu'il est créé bien après le décès de Consil et de son passage à la postérité comme "ventre d'osier". On peut envisager que le "ko" fasse référence au "shako", couvre-chef du sergent-major que l'on rapprochera des Cô du Carnaval de Dunkerque. Quant à "Pierre", ce vocable pourrait faire référence à la carrière militaire d'Alexandre-Joseph Consil.

Le soldat de Napoléon III[modifier | modifier le code]

Conscrit au début du second empire, il devient, avec sa taille de 2,10 m, un admirable soldat de Napoléon III. Il participe à la guerre de 1870 où il reçoit la médaille militaire des mains du maréchal Patrice de Mac Mahon, futur président de la République. Nommé Tambour-major de la Garde à Paris, il lançait sa canne plus haut que la Porte Saint-Denis.

Il meurt en 1909 à Aniche, en l'hospice rue Ducret. Sur sa tombe au cimetière du sud à Aniche au pied du monument aux morts de 1870, il est inscrit sur la stèle : « Ici repose Alexandre Consil, dit Kopierre 1834 - 1909, le plus grand des tambours majors du Second Empire ».

Fête de Kopierre[modifier | modifier le code]

Deux ans après sa mort survenue en 1909, il renaît en 1911 en géant du Nord[2], grâce à son ami et poète picardisant Batisse Bourlon[3]. La fête est reprise à Aniche en 1911, puis 1912 et en 1913. Malgré l’interruption due à la Première Guerre mondiale, le souvenir des fêtes persiste grâce au pas redoublé écrit en 1911 par M. Dangreau, alors directeur de l’Harmonie Municipale. Orchestré plus tard par Adrien Giraud, adjudant-chef tambour major, l'air de Kopierre entre dans le répertoire de la Garde Républicaine de Paris et est enregistré sur disque LP 45 t. En 1954, sous l’impulsion de Julien Lagrange, la fête est rétablie et a lieu régulièrement chaque année le quatrième dimanche de juin[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Kopierre, air du géant d'Aniche, (orchestration : A. Giraud) par la Batterie-Fanfare de la Garde Républicaine, direction : Adjudant-chef tambour-major A. Giraud. Disque DECCA 45 t. réf.: 460.991 Médium. Autres titres sur ce disque : Paris-Montréal (A. Giraud); Réveil en fanfare de la Garde (C. Gourdin); Infanterie de la Garde (A. Giraud).
  • Marche de Kopierre..."Quand défile la Garde Républicaine" Vol. 2, DECCA, [1968], QDG 010, CD.

Alexandre-Joseph Consil et les affaires de principauté[modifier | modifier le code]

Pierre-Alexandre-Joseph Consil était le confident de Napoléon III. [5] Par des écrits datant du 4 janvier 1866 et provenant du Château de Pierrefonds, dans l'Oise, dont Napoléon III commanda la reconstruction. C'est ce jour-là que le souverain a transmis non seulement des secrets d'État, mais aussi ses secrets familiaux à son entourage proche[6]. Ces documents apporteraient des éléments dans l'action diplomatique de Pierre-Alexandre-Joseph Consil [7]

Pierre-Alexandre-Joseph Consil a pu s’illustrer à maintes reprises, notamment en jouant un rôle essentiel pour l’indépendance de la Principauté de Monaco, en 1861, mais également en protégeant la souveraineté de la principauté de Seborga, l’intégrité de son territoire et les intérêts des habitants… En cette année 1860, Alexandre-Joseph Consil se voit charger par Napoléon III de négocier avec le Prince Charles III, qui régnait sur le rocher de Monaco, en vue d’établir un traité franco-monégasque. L’objectif de ce traité étant d’assurer la légitimité et de reconnaitre la souveraineté de la Principauté de Monaco en échange des villes de Menton et Roquebrune… En 1866, Pierre-Alexandre-Joseph Consil prendra également part dans l’unification des Principautés de Principauté de Valachie et de Transyvanie alors sous le règne du Prince Alexandre Jean Cuza. Ainsi, en cette même année, sur ordre de Napoléon III, il appuiera l’élection de Charles-Frédéric de Hohenzollern à Sigmaringen pour que ce dernier soit proclamé Prince puis Roi de Roumanie quelques années plus tard sous le nom de règne Carol Ier[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (Archives départementales du Nord)
  2. « Auberchicourt : Aubert le loup entre officiellement dans la cour des géants », sur https://www.lavoixdunord.fr/, La Voix du Nord,  : « Tous ses amis géants des communes alentours étaient là : le Baudet, de Monchecourt, Fraisinou, d’Écaillon, Floris de Montmorency, de Montigny-en-Ostrevent, Philipotte de Lannoy, d’Hordain et Kopierre, d’Aniche. »
  3. Annie PERRIER-ROBERT, Dictionnaire de la gourmandise, Robert Laffont/bouquins/seghe, , 1638 p. (ISBN 978-2-221-13403-0, présentation en ligne).
  4. Remy Fleury, « Kopierre 2014 », sur https://www.youtube.com, (consulté le 9 novembre 2014).
  5. Nicolas Mute, Napoléon - résurrection, MJB étditons, 253 p. (ISBN 978-2954200712).
  6. Edouard Maret, « Napoléon raconté par les Frères Mutte », Ouest France,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2020).
  7. « « Napoléon Résurrection » ou l’Histoire revisitée par Martial et Nicolas Mutte… », Corse net Infos,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2020)
  8. « S.A.S. Nicolas 1er, Prince Souverain de Seborga », sur http://www.principautedeseborga.com/, (consulté le 5 janvier 2020).