Khatchatour Taronetsi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Khatchatour Taronetsi
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Խաչատուր ՏարոնացիVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Domaine

Khatchatour Taronetsi ou Khatchatour de Taron (en arménien Խաչատուր Տարոնեցի) est un poète, musicien et musicologue arménien du XIIe siècle, aux dates de naissance et de mort incertaines (1100 ? - 1184 ?).

Biographie[modifier | modifier le code]

Khatchatour serait né vers 1100[1] au Taron, une région de l'Arménie historique[2]. À une époque indéterminée, il s'installe en Arménie zakaride, le nord-est de l'Arménie libéré par les Zakarian, généraux arméniens des rois de Géorgie[2]. Il y refonde en 1184 le monastère de Haghartsin avec l'aide du roi Georges III de Géorgie, qui lui accorde son estime[3], et des princes Zakarian[4], et y fonde une école de musique renommée[5]. Il y serait mort vers 1184[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Khatchatour est connu comme compositeur de charakans[2] (hymnes canoniques[6]) et notamment de tagh (forme hymnodique), dont l'un, Khorhurd khorin (« Profond mystère »)[2], est toujours chanté en début d'office apostolique arménien[1].

On lui a souvent attribué, semble-t-il par erreur, la paternité de la notation khaz[1], des neumes arméniens[6] remontant au moins au IXe siècle[7]. Il aurait en fait plutôt participé à la modification de leur aspect et de leur écriture survenue au XIIe siècle[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) Don Michael Randel (dir.), The Harvard Dictionary of Music, The Belknap Press, 2003 (4e édition) (ISBN 978-0674011632), p. 56.
  2. a b c et d (en) Agop Jack Hacikyan (dir.), The Heritage of Armenian Literature, vol. II : From the Sixth to the Eighteenth Century, Détroit, Wayne State University Press, (ISBN 978-0814330234), p. 477.
  3. (en) John Brady Kiesling, Rediscovering Armenia : An Archaeological/Touristic Gazetteer and Map Set for the Historical Monuments of Armenia, Erevan, , 71 p. (lire en ligne), p. 108.
  4. Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, Les arts arméniens, Éditions Mazenod, Paris, 1987 (ISBN 2-85088-017-5), p. 533.
  5. Sèda Mavian, Arménie, coll. « Guides Évasion », Hachette, Paris, 2006 (ISBN 978-2-01-240509-7), p. 143.
  6. a et b Claude Mutafian (dir.), Arménie, la magie de l'écrit, Somogy, Paris, 2007 (ISBN 978-2-7572-0057-5), p. 127.
  7. a et b Claude Mutafian (dir.), op. cit., p. 130.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]