Kazuto Tatsuta

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Kazuto Tatsuta (竜田 一人, Tatsuta Kazuto?) est un mangaka japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Kazuto Tatsuta a 49 ans[1]. Au moment du séisme du 11 mars 2011, il vivait à Tokyo, sans que son activité de dessinateur ne lui assure assez de revenus pour subsister[2]. Il décide alors d'aller à Fukushima et de se faire engager pour travailler aux restes de la centrale nucléaire de Fukushima. Il y travaille de juin à décembre 2012[2].

Pseudonyme[modifier | modifier le code]

Kazuto Tatsuta est un nom de plume. Comme l'auteur veut pouvoir retravailler à Fukushima[3], il ne souhaite pas que son nom réel soit connu. De même, il évite de donner des détails trop précis sur son activité passée à la centrale pour ne pas être identifié[2]. Toutefois ses anciens collègues l'auraient reconnu[4]. Le pseudonyme est emprunté à la Gare de Tatsuta sur la ligne JR Joban[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Au Cœur de Fukushima (1F (ichi-efu)) est un "bd-reportage"[7] et une œuvre autobiographique relatant l'expérience de son auteur à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Il y décrit l'état des lieux après l'accident nucléaire qui a suivi le tsunami de mars 2011. Il témoigne aussi du quotidien des travailleurs affectés au nettoyage et à la décontamination[2], montrant la routine de leur vie et les mesures de sécurité qu'ils prennent[1].

Plus de deux cent mille exemplaires du livre ont été vendus le premier mois après sa publication[8].

Prépublication[modifier | modifier le code]

Kazuto Tatsuta a proposé ses planches à un concours du magazine Morning, remporté 1 000 000 de yens et la publication de son travail[2].

Traduction française[modifier | modifier le code]

  • Au cœur de Fukushima 1 (traduit par Frédéric Malet) (4 mars 2016) (ISBN 978-2505064596)
  • Au cœur de Fukushima 2 (traduit par Frédéric Malet) (24 juin 2016) (ISBN 978-2505064602)
  • Au cœur de Fukushima 3 (traduit par Frédéric Malet) (7 octobre 2016) (ISBN 978-2505066361)

Technique et style[modifier | modifier le code]

Tatsuta travaille sans assistant et sans ordinateur[4]. Son dessin est purement informatif sans effets de style[9].

Critiques[modifier | modifier le code]

On a reproché à l'auteur de décrire sous un jour trop positif les travaux de décontamination à Fukushima[2], certains commentateurs qualifiant cette BD de « propagande »[8]. En particulier, il s'abstient de critiquer TEPCO[10]. Tatsuta, lui-même, se montre critique vis-à-vis de la façon dont la presse parle du sujet[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Yuri Kageyama, Life at Fukushima No. 1 gets manga treatment, The Japan Times 26/3/2014.
  2. a, b, c, d, e et f Un travailleur de Fukushima raconte en manga l’intérieur de la centrale, Le progrès.fr 8/10/2013
  3. Mikako Ogata, INTERVIEW: Fukushima Nuclear Power Plant Manga Artist Kazuto Tatsuta, Blouin Art Info 20/03/2014.
  4. a et b K. Poupée, Interview de Kazuto Tatsuta, mangaka-ouvrier de Fukushima Daiichi, En direct de Tokyo 12/4/2014.
  5. Au coeur de Fukushima 1, p. 60.
  6. (ja) « いちえふ 福島第一原子力発電所労働記(1) », sur kc.kodansha.co.jp (consulté le 27 décembre 2014)
  7. Manga : un "nettoyeur" de la centrale nucléaire raconte l'après Fukushima, Direct Matin (13 mars 2016)
  8. a et b Depicting Fukushima in Manga, Traduction anglaise de la transcription japonaise du programme de la NHK 'Today’s Close-Up' 5 juin 2014. En tout, 350.000 exemplaires auraient été vendus au Japon : L. Houot, Livre Paris. "Comment créer après Fukushima ?" Réponse sur la scène BD du salon, FranceInfo (18 mars 2016)
  9. P. de Jacquelot, Manga : Fukushima, le désastre et après ?, Asialyst (9 décembre 2016)
  10. Culturebox (avec AFP), Fukushima : un manga "vécu" raconte le démantèlement de la centrale, Franceinfo (12 mars 2016) 1
  11. A. Gonzague, Un ouvrier de Fukushima publie sous pseudo un manga sur son quotidien, Bibliobs (11 mars 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]