Julius Sacrovir

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Julius Sacrovir ou Sacroviros[Note 1] († près d'Autun, 21) fut au Ier siècle le chef d'une révolte gauloise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sacrovir, originaire de la cité d'Autun (Augustodunum) ou des environs, était un citoyen romain issu d'une famille noble appartenant au peuple éduen.

Avec le trévire Julius Florus, il se révolta contre l'empereur romain Tibère.

« …Sacrovir, monté sur un superbe cheval, rappelle en vain les anciens triomphes des Gaulois, des désastres dont ils avaient accablé les Romains, combien leur liberté serait accrue par leur succès et leur servitude par la défaite? Néanmoins, l'inquiétude s'était glissée dans les rangs. Aux légions frémissantes, Silius se borne à rappeler les faciles victoires remportées sur les Trévires, les Séquanes, et à ces cités encore redoutables d'opposer les milices qu'une richesse et une civilisation plus raffinées rendait impropre à la résistance. Un instant retardée par les crupellaires mis en première ligne contre lesquels s'émoussait le fer des javelots, l'action devint générale. Les légionnaires s'armant les uns de haches et de marteaux, les autres de crocs et de fourches coupées dans les forêts voisines, enfoncent avec entrain cette muraille d'hommes qui, une fois à terre, ne pouvaient plus se relever… » (Tacite, Extrait de la bataille).

La rébellion ne dura pas ; ses troupes furent écrasées par les légions romaines de Silius, légat de Germanie supérieure, près d'Autun (vraisemblablement la plaine d’Épinac et le plateau de Thury) et Sacrovir fut contraint à fuir avec une poignée de fidèles. Caché dans une habitation isolée dans la campagne près d'Autun (peut-être à Cordesse, où il possède une villa), il se donna la mort en se poignardant ; ses compagnons firent de même immédiatement après avoir mis le feu à l'habitation qui leur servit de bûcher.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sacro-viros est un surnom gaulois sacro- « consacré », mais aussi « maudit », apparenté au latin sacer « consacré », et -viros homme, équivalent du latin vir, d'où le sens global d’« homme consacré » ou « homme maudit »


Article connexe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Tacite, Les Annales, éd. Flammarion, coll. Garnier Flammarion/Littérature étrangère, 1999, (ISBN 2-08070-071-5). Trad. en ligne Les Annales.
  • Émile Thévenot, Histoire des Gaulois. Éditeur: Presses universitaires de France Vendôme, Impr. des P.U.F.. 1965.
  • Émile Thévenot, Les Gallo-Romains. Éditeur: Presses Universitaires de France. 1948.
  • Louis Lagrost, Une journée de l'an 21 pas comme les autres, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 59 (automne 1984), pp. 15-18.

Liens externes[modifier | modifier le code]