Jules Charles Le Guéry

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Jules Charles Le Guéry
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Jules Charles Le Guéry.
Biographie
Naissance
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Nationalité

Jules Charles Le Guéry, dit « Ernest Le Guéry », né le à Ivry-sur-Seine et mort le à Draveil, est un syndicaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Charles Le Guéry est le fils d'un père scieur à la mécanique et d'une mère couturière. Élève à l'école primaire supérieure Turgot de Paris, de 1888 à 1890, il devient par la suite ouvrier diamantaire à Paris puis il s'engage dans le combat syndicaliste au sein de la Chambre syndicale des ouvriers diamantaires de Paris, de la Confédération générale du travail.

Il représente son syndicat au congrès de la salle Wagram en 1900 et assiste comme délégué au congrès de Bourges en 1904, où il soutient énergiquement la revendication de la journée de huit heures[1].

Au cours du procès de décembre 1905 intenté aux dirigeants de l'Association internationale antimilitariste, il est condamné à un an de prison et 100 francs d'amende[1]. Pour autant, il intervient au congrès extraordinaire de la CGT des 24 et 25 novembre 1912 contre la guerre et la loi des trois ans[2]. En dépit de cela, il participe à la Première Guerre mondiale et prend part à la bataille de la Marne.

Il est présent aux congrès de la CGT de Toulouse (1910), Le Havre (1912) et Versailles (1918).

Après avoir reçu la médaille des prud'hommes le 14 septembre 1913, il est conseiller prud'homme de la Seine de 1914 à 1922[3]. Il est aussi membre de la Commission exécutive de l'Union de la Seine[4]. Parallèlement, il est rédacteur à La Bataille syndicaliste mais écrit aussi dans L'Humanité.

Proche des dirigeants de la chambre syndicale néerlandaise des travailleurs du diamant (« Algemene Nederlandse Diamantbewerkersbond »), comme Henri Polak et Andries de Rosa, ce dernier fait de Jules Charles Le Guéry le personnage principal de son roman Sarah Crémieux. Un roman parisien, publié aux Pays-Bas en 1929.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Tout comme je le fus hier, comme je le serai demain encore, révolutionnaire je reste[1]. »
  • « Nous voulons que les organisations syndicales ne soient pas les vassales d'individus, mais qu'au contraire ce soit elles qui donnent l'impulsion et qui disent, dans quelles conditions on doit marcher[5]. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « De la société actuelle : diminution des heures de travail, discours prononcé à Saint-Claude le 11 aout 1906 », Jules Charles Le Guéry, Paris, Grande Imprimerie Ouvrière Le Papier, 1906
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. Troisième partie, 1871-1914 : de la Commune à la Grande Guerre, tome XIII, Jean Maitron et al., Éditions ouvrières, Paris, 1974
  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. Quatrième partie, 1914-1939 : de la Première à la Seconde Guerre mondiale, tome XXXIV, Jean Maitron et al., Éditions ouvrières, Paris, 1989
  • Histoire du mouvement ouvrier (1871-1936), Edouard Dolléans, Armand Colin, Paris, 1953
  • Jugendkriminalität und Gesellschaftskrisen: Umbrüche, Denkmodelle und Lösungsstrategien im Frankreich der Dritten Republik (1900-1914), C. Bettina Schmidt, Franz Steiner Verlag, 2005
  • Le Mouvement socialiste sous la 3e République, tome 1, Georges Lefranc, Payot, Paris, 1977
  • Le Mouvement syndical sous la 3e République, Georges Lefranc, Payot, Paris, 1967
  • Le Prolétariat contre la guerre et les trois ans, Confédération générale du travail, Maison des fédérations, Paris, 1913
  • Les Ouvriers, la patrie et la Révolution : Paris 1914-1919, Jean-Louis Robert, Annales littéraires de l'université de Besançon, Besançon, 1995
  • Parti socialiste ou CGT, Jean-Pierre Hirou, Acratie, La Bussière, 1995
  • Sarah Crémieux, Parisjche roman, Andries de Rosa, EM. Querido, Amsterdam, 1929

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. Quatrième partie, 1914-1939 : de la Première à la Seconde Guerre mondiale, tome XXXIV, Jean Maitron et al., Éditions ouvrières, Paris, 1989, p. 258.
  2. Le Prolétariat contre la guerre et les trois ans, Confédération générale du travail, Maison des fédérations, Paris, 1913.
  3. Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. Troisième partie, 1871-1914 : de la Commune à la Grande Guerre, tome XIII, Jean Maitron et al., Éditions ouvrières, Paris, 1974, p. 184.
  4. Les Ouvriers, la patrie et la Révolution : Paris 1914-1919, Jean-Louis Robert, Annales littéraires de l'université de Besançon, Besançon, 1995, p. 135.
  5. Histoire du mouvement ouvrier (1871-1936), Edouard Dolléans, Armand Colin, Paris, 1953, p. 110.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]