Johann Georg Tralles

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Johann Georg Tralles, né le à Hambourg et mort le à Londres, est un mathématicien, physicien et géodésien allemand[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

De 1783 à 1785, il étudie les mathématiques à l’Université de Göttingen. En 1785, il est nommé professeur ordinaire de mathématiques et physique à la haute école de Berne, où il enseigne jusqu’en 1803. Il est un des membres fondateurs de la Société des sciences naturelles de Berne. En 1788, il se rend à Côme pour s’informer des découvertes d’Alessandro Volta[2],[1],[3].

Durant son séjour en Suisse, Tralles s’intéresse à la géodésie. Il effectue la triangulation de l’Oberland bernois, puis de l’ensemble du canton de Berne. En 1791 et 1797, il mesure avec son élève Ferdinand Rudolf Hassler la base du Grand-Marais près d’Aarberg. Ces travaux lui valent d’être désigné comme représentant de la République helvétique au comité scientifique international réuni à Paris de 1798 à 1799 pour déterminer la longueur du mètre[1],[4],[5],[6],[7],[8].

En 1803, Tralles démissionne de son poste à l’Académie de Berne et s’installe à Neuchâtel. L’année suivante, il est nommé membre de l’Académie des sciences de Berlin. En 1810, il devient le premier titulaire de la chaire de mathématiques de l’Université Humboldt de Berlin. La même année, il est nommé secrétaire de la classe de mathématiques de l’Académie des sciences de Berlin[1],[3].

Tralles entretient une importante correspondance avec Friedrich Wilhelm Bessel et soutient sa nomination à l'Université de Königsberg[3].

En 1820, Tralles est également membre honoraire de la société de mathématiques de sa ville natale, Hambourg[3].

En 1822, Tralles se rend à Londres pour acquérir un gravimètre à pendule, car la gravimétrie prend, à l’époque, un important essor en géodésie. Durant son séjour à Londres, Tralles est soudainement frappé par la maladie et décède dans la nuit du 18 au 19 novembre 1822[5].

Tralles est considéré comme l’inventeur de l’alcoomètre qui porte son nom. En 1935, l’Union astronomique internationale donne son nom à un cratère lunaire[2]. On lui attribue également la découverte de C/1819 N1, la grande comète de 1819[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Tralles, Johann Georg », sur hls-dhs-dss.ch (consulté le 21 août 2020)
  2. a et b (de) « Johann Georg Tralles – Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften », sur www.bbaw.de (consulté le 21 août 2020)
  3. a b c et d (de) « Mathematiker des Monats Juni/Juli 2016 - Johann Georg Tralles | Berliner Mathematische Gesellschaft e. V. », sur www.math.berlin (consulté le 21 août 2020)
  4. « Cartographica Helvetica 34 (2006) 3–15: Résumé », sur www.kartengeschichte.ch (consulté le 21 août 2020)
  5. a et b (de) Deutsche Biographie, « Tralles, Johann Georg - Deutsche Biographie », sur www.deutsche-biographie.de (consulté le 21 août 2020)
  6. (en) American Philosophical Society., American Philosophical Society et James Poupard, Transactions of the American Philosophical Society, vol. new ser.:v.2 (1825), (lire en ligne), p. 253
  7. « Le système métrique des poids et mesures ; son établissement et sa propagation graduelle, avec l'histoire des opérations qui ont servi à déterminer le mètre et le kilogramme : Bigourdan, Guillaume, 1851-1932 : Free Download, Borrow, and Streaming », sur Internet Archive (consulté le 23 août 2020), p. 148-154
  8. Jean-Baptiste Delambre et Pierre Méchain, Base du système métrique décimal, ou Mesure de l'arc du méridien compris entre les parallèles de Dunkerque et Barcelone. T. 3 / , exécutée en 1792 et années suivantes, par MM. Méchain et Delambre, rédigée par M. Delambre,..., 1806-1810 (lire en ligne), p. 415-433
  9. (en) Gary W. Kronk, Maik Meyer et David Allan John Seargent, Cometography: Volume 2, 1800-1899: A Catalog of Comets, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-58505-7, lire en ligne), p. 47-51

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) J. H. Graf, « Johann Georg Tralles. 1763-1822. » in Sammlung bernischer Biographien. Bern : Verlag von A. Francke, 1884-1944, erster Band, p. 526-544

Liens externes[modifier | modifier le code]