Jef Geys

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Jef Geys est un artiste conceptuel belge néerlandophone né le (81 ans) à Bourg-Léopold. Il vit et travaille à Balen, Belgique.

Considéré comme un des artistes belges les plus importants de sa génération, Jef Geys poursuit depuis plus d'une quinzaine d'années une œuvre singulière et complexe, conduite comme un vaste projet évolutif. SOn travail consiste en une remise en question des pratiques souveraines de l'art en décloisonnant les sphères de l'intime et du collectif.


Biographie[modifier | modifier le code]

Jef Geys conçoit son œuvre selon les principes d'égalité et d'équivalence (entre art et non-art, entre culture dit "haute" et production plus populaires ou triviales). Archiviste méticuleux de sa vie et de sa pratique artistique, par son œuvre, il tente d'unir l'art à la vie quotidienne. Ainsi, dans les années 1960, il plante des choux de Bruxelles qu'il recouvre d'objets personnels et de cendre de lettres brûlées. En 1970, convié à une exposition au musée royal des Beaux-Arts d'Anvers, il propose le dynamitage de celui-ci, considérant que le musée est une prison pour l'artiste. Il arrête alors toute production artistique qu'il estime vide de sens et reprend ses activités en 1979.

Depuis 1971, le journal campinois "Kempens Informatieblad" accompagne toutes ses expositions, le travail artistique se mêlant ainsi au récit autobiographique. Dans ce journal, il compile idées, conversations et photographies en lien direct avec le lieu dans lequel il est invité à exposer.

Jef Geys a représenté la Belgique à la biennale de Venise en 2009.

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix de la Culture flamande pour les arts visuels (2000)
  • Prix des Arts visuels de la province d'Anvers (2008)

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Chambre d'Amis, Gent (1986)
  • Biennale de São Paulo (1991)
  • Skulptur Projekte, Münster (1997)[1]
  • Middelheim, Anvers (1999)
  • Kunstverein, Munich (2001)
  • documenta 11, Kassel (2002)
  • van Abbemuseum, Eindhoven - Retrospective (2004-5)[2]
  • Institut d’art contemporain, Villeurbanne (2007)
  • Biennale de Venise - Belgisch vertegenwoordiger (2009), Quadra Medicinale[3],[4]
  • Museum of Contemporary Art (MOCAD), Detroit, États-Unis, (2010), ‘Woodward Avenue
  • MuHKA, Anvers, 2011, Martin Douven - Leopoldsburg - Jef Geys[5]
  • Martin Douven - Leopoldsburg - Jef Geys, M HKA, Anvers (2011)
  • As sombras de Lisboa, Culturgest, Lisbonne (2012)
  • Musées royaux des beaux-arts de Belgique, Bruxelles (2012), Jef Geys — Kome
  • Kome[6], Cneai, Chatou (2012)
  • C’est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie Maman voilà des roses blanches, toi qui les aimes tant![6], Cneai (Centre National Édition Art Image), Chatou (2014)
  • Passeports de vache, Galerie Air de Paris, Paris (2014)
  • Lumière et architecture[6], Cneai, Chatou, (2014)
  • S.M.A.K., Gent (2015)

Muséographie[modifier | modifier le code]

  • ABC École de Paris, MuHKA, 1986[7]
  • Lilas, 1965, S.M.A.K., Gand
  • Jaune, rouge, bleu, etc., 1979, S.M.A.K., Gand

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Flor Bex (dir.), L'Art en Belgique depuis 1975, p. 34-35, Fonds Mercator, 2001.
  • Karel J. Geirlandt (dir.), L'Art en Belgique depuis 1945, p. 162-163, Fonds Mercator, 1983.Document utilisé pour la rédaction de l’article

LIens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jef Geys », sur http://www.lwl.org (consulté le 27 septembre 2011)
  2. « Jef Geys », sur http://www.vanabbemuseum.nl (consulté le 27 septembre 2011)
  3. « Biennale d'art contemporain de Venise. Jef Geys représentera la Belgique », sur http://www.lalibre.be,‎ (consulté le 27 septembre 2011)
  4. « WIELS - Biennale de Venise: Jef Geys », sur http://www.wiels.org (consulté le 27 septembre 2011)
  5. Claude Lorent, La Libre Belgique du 27/09/2011, p.50-51, « La peinture à l’huile à la chaîne », sur http://www.lalibre.be,‎ (consulté le 27 septembre 2011)
  6. a, b et c « cneai = événements », sur www.cneai.com (consulté le 2 mars 2014)
  7. Joost De Geest, 500 chefs-d’œuvre de l'art belge, p. 206, Bruxelles, Racine, 2006, « La peinture à l’huile à la chaîne », sur http://books.google.com (consulté le 27 septembre 2011)