Jean-Jacques Goullin

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Jean-Jacques Goullin
Jean jacques GOULLIN.gif
Portrait de Jean-Jacques Goullin réalisé par le peintre Dominique Vivant Denon lors de son procès à Paris en 1794
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Jean-Jacques Goullin, né en 1757 (ou 1756) à Saint-Domingue et mort le à Bussière-Poitevine près de Saint-Barbant (Haute-Vienne), est un révolutionnaire actif à Nantes durant la Terreur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Fils de Jacques Symphorien (ou Simphorien) Goullin, propriétaire d'une sucrerie et capitaine de milice de Fort-Dauphin, et d'Anne Françoise Mellet (ou Mallet), Jean-Jacques Goullin appartient à une famille de négociants nantais, installés à Saint-Domingue dans la région de Fort-Dauphin où un lieu-dit (Goulin) porte encore aujourd'hui le nom de cette ancienne famille de colons. Il a dix-sept ans quand il rentre à Nantes. Son père y meurt en 1785, lui laissant des revenus substantiels qu'il dilapide.

Sa sœur Marthe Joséphine Goullin, née à Fort-Dauphin, le , partie en France pour son éducation, y revient en 1783 avec son mari.

Pendant la Révolution[modifier | modifier le code]

À demi ruiné à la veille de la Révolution, il est un ardent partisan de la Révolution et devient un des chefs des sans-culottes nantais durant la Terreur.

Durant la période où Nantes est sous la direction de Jean-Baptiste Carrier, représentant en mission de la Convention (-), il est l'un des principaux membres du Comité révolutionnaire de Nantes.

Le , il est désigné comme membre du conseil municipal dirigé par Jean-Louis Renard, en place jusqu'en .

Il est associé aux noyades des prisonniers qui ont lieu à cette époque dans la Loire.

Lors du procès des membres du comité révolutionnaire, en novembre 1794, il parvient à convaincre les juges de la culpabilité principale de Carrier pendant la terreur à Nantes et obtient l'acquittement. Des autres membres du comité, seuls Jean Pinard et Michel Moreau-Grandmaison sont condamnés à mort en même temps que Jean-Baptiste Carrier.

La Convention s'émeut de l'acquittement de la plupart des membres du comité et demande leur renvoi devant le tribunal d'Angers. Mais ce procès en seconde instance semble ne jamais s'être tenu car nul n'en a trouvé trace dans les archives judiciaires de cette ville[1],[2]

Libéré en décembre 1795, Jean-Jacques Goullin meurt dans la misère, à l'âge de 39 ans, dans la Haute-Vienne, chez le président de l'administration municipale de Saint-Barbant, un prêtre défroqué et marié nommé Jean-François Desbordes qui s'était intéressé à lui [3]. L'historien Alfred Lallié a retrouvé son acte de décès à Bussière-Poitevine daté du .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin des Amis du vieux Chinon (page 295) - Editeur : Société d'histoire de Chinon Vienne & Loire. 1913
  2. Histoire des prisons de Paris et des départements. Tome 4 (page 292) publié par P.-J.-B. Nougaret - 1797

3. Les guerres de Vendée, d'Émile Gabory, rubrique finale consacrée à un dictionnaire biographique : pages 1428 et 1429 de l'édition Robert Laffont parue en 1989.