Jean-Baptiste de Richardville

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Jean-Baptiste de Richardville
Jean Baptist Richarville.jpg

Jean-Baptiste de Richardville

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Naissance
Décès

Jean Baptiste de Richardville (c. 17611841), également connu sous le nom de Peshewa (« Chat sauvage ») ou de Joseph Richardville, est le dernier chef de la tribu des Miamis unis.

Il est également surnommé « pin-iwa » en dialecte Miami, ce qui signifie « wildcat » en langue anglaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Baptiste de Richardville est né vers 1761 dans le village de Kekionga (aussi appelé Miamitown), actuellement Fort Wayne (Indiana), d’un marchand de fourrure français, Joseph Drouet de Richardville et d’une amérindienne Miami de haut rang, Tacumwah (en) (signifiant perruche) baptisée Marie-Louise, demi-sœur du chef de guerre Michikinikwa (Little Turtle, Petite Tortue en français) par la mère et du chef Pacanne (en) par le père [1][2].

Dans les années 1780, Joseph Drouet quitte Tacumwah et sa famille à la suite d'un important imbroglio commercial entre eux, pour partir s'installer au Québec, à Trois-Rivières. Néanmoins Tacumwah se remarie avec un important commerçant de la région, Charles Beaubien, le concurrent de Joseph Drouet, et continue à éduquer Jean-Baptiste. Il est réputé comme étant tellement timide qu'il ne peut pas parler en public et que c'est Tacumwah qui parle à sa place dans les réunions.

Il se marie vers 1800 avec une indienne Miami nommée Natoequeah. Ils engendrent plusieurs filles et au moins un fils nommé Joseph.

Une de leurs filles, Catherine, se marie avec Francis Lafontaine qui devient le chef des Miamis après la mort de Jean-Baptiste.

Une autre de leur fille, LaBlonde, se marie avec James Godfroy, le fils du dernier chef des Miamis Francis Godfroy.

À la mort de son oncle, le Chef Michikinikwa, Jean-Baptiste est élu chef des Miamis en 1813, ce qu'il restera jusqu'à sa mort en 1841. Et durant toute cette première moitié du XIXe siècle, il est considéré comme une figure leader des traités amérindiens de l'Indiana.

Après avoir signé le traité de Mississinwas (en), Richardville vit à la Richardville House (en) où il s'y éteint, à Fort Wayne, maison construite par l’État fédéral, comme stipulé sur le contrat. Sa maison est léguée de générations en générations jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Baptisée Chief Richardville House ou Akima Pinsiwa Awiiki, elle est aujourd'hui considérée comme la plus vieille structure amérindienne du Midwest. Située 5705 Bluffton Road, elle est nommée National Historic Landmark en 2012.

Il est considéré comme l'homme le plus riche de tout l'Indiana, à sa mort en 1841. Sa fortune étant estimée à 23 millions de dollars[3].

Tombe de Jean-Baptiste de Richardville à Fort Wayne.

Il meurt le 13 août 1841, et est enterré dans un cimetière catholique, à la Cathédrale de l'Immaculée Conception de Fort Wayne. Ses filles y feront ériger un imposant monument en son honneur quelques années plus tard[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bert Anson, The Miami Indians, Norman, University of Oklahoma Press,‎ , 329 p. (ISBN 978-0-8061-0901-5, OCLC 96621, lire en ligne)
  • (en) Bradley J. Birzer, « Jean Baptiste Richardville : Miami Métis », dans Russell David Edmunds, Enduring nations : Native Americans in the Midwest, Urbana, University of Illinois Press,‎ , 283 p. (ISBN 978-0-252-03330-8, OCLC 177019296, lire en ligne), p. 94-108
  • (en) Donald Chaput, « The family of Drouet de Richerville : merchants, soldiers, and chiefs of Indiana », Indiana Magazine of History, vol. 74,‎ , p. 103-116 (JSTOR 27790286, lire en ligne)