Jack Kachkar

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Jack Kachkar
Nom de naissance Jack Khachkarian
Naissance (52 ans)
Damas (Syrie)
Nationalité Drapeau du Canada Canada
Profession
Homme d'affaires

Jack Khachkarian dit Jack Kachkar (arménien: Ժակ Խաչքարեան) est un homme d'affaires canadien né le 19 février 1963 à Damas (Syrie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Après avoir vécu au Liban, son père, Mihran Missak Kachkarian, d'origine arménienne a émigré au Canada avec sa famille en 1969.

Jack Kachkar a étudié la médecine à Budapest en Hongrie, où il rencontre et épouse Viktoria Benkovitch, une antiquaire fortunée originaire d'Ukraine.

Homme d'affaires[modifier | modifier le code]

Avec la fortune de sa femme, Jack Kachkar a multiplié les placements et les investissements. Il a ainsi constitué une fortune évaluée à 386 millions d'euros : Inyx, une société pharmaceutique cotée au Nasdaq, des mines de matières premières et des sociétés immobilières. La localisation de ses actifs retrace son parcours personnel de Syrie à Miami, en passant par le Liban et Toronto.[réf. nécessaire]

Jack Kachkar est président-directeur général de Karver Holdings (anciennement Karver Capital Holdings), qui investit dans les entreprises cotées ou non en Amérique du Nord et en Europe[1]. Une de ses participations importantes a été Inyx Inc, société pharmaceutique internationale cotée au NASDAQ et basée à New York, dont il a été président-directeur général.

Entre 1996 et décembre 2002, Jack Kachkar est président-directeur général de la société canadienne Miza Inc, qui possède Miza Ireland, Miza Pharmaceuticals (au Royaume-Uni) et Miza Pharmaceuticals USA. Le 10 mai 2005, la Haute Cour de justice d'Irlande met sous restriction judiciaire Jack Kachkar et son partenaire (précisément : Restriction order under Company Law), confirmé en 2010[2], dans le cadre de la liquidation de Miza Ireland datant de 2002. Miza Pharmaceuticals USA est déclaré en faillite et placé sous la protection du chapitre 11 du droit fédéral et ses biens revendus à Carr Pharmaceuticals en mai 2003. Les actifs et contrats de Miza UK, en liquidation depuis septembre 2002, sont rachetés en mars 2003 par Inyx Pharmaceutical, qui est acheté en avril 2003 par Doblique Inc, société de courses de chevaux appartenant majoritairement à la femme de Jack Kachkar[3]. La société Doblique, alors présidée par Jack Kachkar, est renommée en Inyx Inc le 1er mai 2003[4].

Le 2 juillet 2007, Inyx USA et Exaeris se déclarent en faillite et se placent sous la protection du chapitre 11 du droit fédéral (Inyx USA et Exaeris étant des compagnies appartenant à la holding Inyx Inc), à la suite d'un conflit avec la banque Western Puerto Rico Bank (W Holding Company (en)) sur des crédits permanents, qui entraîneront des poursuites en justice de part et d'autre[5], et la mise sous administration judiciaire de Inyx Pharma, Inyx Europe et Ashton Pharmaceuticals, trois sociétés appartenant à Inyx Inc basées au Royaume-Uni.

Tentative de rachat de l'Olympique de Marseille[modifier | modifier le code]

Le rachat de l'Olympique de Marseille par Jack Kachkar a été annoncé le 1er mars 2007 et soutenu par Jean-Pierre Foucault, président de l'association OM. Le montant du rachat serait d'environ 115 millions d'euros[6]. Kachkar a apporté le 16 janvier 2007 les garanties bancaires demandées pour l’opération. Alors que la signature officielle de l'acte de vente devait être signée le 26 février 2007, Jack Kachkar demande un délai supplémentaire à Robert Louis-Dreyfus qui lui accorde jusqu'à fin mars de cette même année afin de pouvoir réunir les 115 millions d'euros et confirmer son engagement d'injecter 20 millions d'euros dans l'OM chaque saison. Le 22 mars 2007, Robert Louis-Dreyfus rompt finalement les négociations avec Jack Kachkar, rupture devenue officielle le 29 mars 2007[7].

Le 15 juin 2011, après une enquête ayant débuté en 2007, Jack Kachkar est condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie dans l'offre de reprise de l'OM à 10 mois de prison avec sursis, cinquante mille euros d'amende, et cinq cent milles euros de dommages et intérêts à verser à Margarita Louis-Dreyfus, veuve de Robert Louis-Dreyfus. Il lui a été reproché d'avoir fourni à Robert Louis-Dreyfus des fausses garanties bancaires, ainsi qu'un virement à partir d'un compte non provisionné[8],[9].

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Quand le FBI enquêtait sur le repreneur de l'OM, Marseille l'hebdo, 3 janvier 2007
  • Vastes zones d’ombre sur la vente de l’OM, Le Figaro, 21 février 2007
  • Soupçons sur l'origine des fonds du repreneur de l'OM, Le Monde, 21 février 2007
  • Jack Kachkar, un an plus tard, Marseille l'hebdo, 7 avril 2008