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Informatique musicale

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L'informatique musicale est une discipline qui comporte des aspects de synthèse sonore, d'aide à la composition musicale ou de composition musicale sans assistance humaine.

Dans les années 1950 - 1970, l'essor de la technologie numérique des ordinateurs a chamboulé la composition musicale qui, ayant abordé les limites de la musique électronique, retrouvait là une certaine logique de l'écriture et de composition du son lui-même.

Définition

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L'informatique musicale est une discipline qui comporte des aspects de synthèse sonore, d'aide à la composition musicale ou de composition musicale sans assistance humaine.

Fondements théoriques et préhistoire mécanique

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Avant même que le transistor ou le tube électronique aient été inventés, les bases conceptuelles liant la machine, l'algorithme et le musicien étaient déjà posées.

En effet, la conceptualisation de l'ordinateur comme outil de création artistique musicale remonte au XIXe siècle, où la mathématicienne britannique Augusta Ada King (ou Ada Lovelace), travaillant sur les plans de la machine analytique de Charles Babbage[1], formule une intuition qui marque la transition historique entre le simple calcul arithmétique (calculation) et l'informatique symbolique (computation). Elle postule que la machine analytique pourrait agir sur d'autres choses (comme les sons) que les nombres, à conditions que celles-ci soient adaptées à la notation de la machine. Celle-ci "pourrait composer des morceaux de musique élaborés et scientifiques de n'importe quel degré de complexité ou d'étendue"[1].

Plus tard, au milieu du XXe siècle, ces intuitions trouvent un cadre mathématique rigoureux. En 1948, Claude Shannon publie sa théorie mathématique de la communication, démontrant que toute information numérique peut être transmise sans erreur en dessous d'un certain seuil de bande passante. C'est ce substrat théorique qui va encourager les premiers chercheurs à numériser le son[2].

État des lieux

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MEDALinside

Les travaux de René-Louis Baron, principalement axés sur l'intelligence artificielle, ont permis d'obtenir la génération automatique d'une multitude de mélodies orchestrées dites « à caractère populaire »[3], c'est-à-dire « agréable à l'oreille » et aisément mémorisables.

La découverte est basée sur de nouvelles règles musicales permettant, en temps réel, une interactivité « homme-machine » et, dans le domaine de la robotique, une réactivité musicale à tout paramètre physique extérieur.

Le procédé et le dispositif sont actuellement protégés par brevets internationaux. Ils permettent notamment de minimiser le poids des programmes informatiques de composition musicale appliquant ce procédé (20 à 50Ko). Cette faculté majeure permet d'embarquer[4] le logiciel dans une puce musicale à faible coût afin d'envisager une production industrielle visant des applications diverses (téléphonie, jouets, jeux vidéo, etc.)[5].

L'instrument de musique « Lodyone »

En 2013, une première application ludique et didactique est commercialisée sous le nom : « lodyone »[6]. Il s'agit de la première version d'une nouvelle génération d'instruments de musique. L'utilisateur choisit tout d'abord un arrangement musical puis il impose à l'appareil la cadence rythmique de la mélodie qu'il désire à l'aide de touches de jeu (grave à aigu). À chaque pression d'une touche, le dispositif émet un son et plus précisément une hauteur de note en adéquation avec l'harmonie en cours de l'arrangement musical[7].

Parallèlement, depuis les années 1990, avec une accélération dans les années 2000 et 2010, les travaux et réalisations de François Pachet, scientifique et musicien, repoussent les limites de l'intelligence artificielle appliquée à la musique, avec des outils comme le Flow Composer, le continuator, le MusicSpace notamment[8],[9].

Notes et références

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  1. a et b « Ada Lovelace | Babbage Engine | Computer History Museum », sur www.computerhistory.org (consulté le )
  2. (en) « Zeroes and Ones, Pt. 1 », Perfect Circuit,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  3. « Musique populaire » : employé ici par opposition à celle généralement dénommée : « musique de recherche » ou « musique savante ».
  4. « Embarquer » : Terminologie du domaine de l'électronique qui peut se traduire par « insérer » ou « couler » (fonderie de puces électroniques).
  5. Béatrice Perret du Cray, « Génération automatique d'œuvres numériques », Science et Vie micro, no 182,‎ (lire en ligne).
  6. « La miniguitare vraiment mini », Science et Vie, mai 2013.
  7. [vidéo] « René-Louis Baron joue du lodyone », sur YouTube.
  8. « Dans le labo parisien qui anticipe la pop du futur », Greenroom,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. G.P., « Musique : l’intelligence artificielle peut-elle remplacer l’homme ? », Europe 1,‎ (lire en ligne, consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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