In girum imus nocte ecce et consumimur igni

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In girum imus nocte ecce et consumimur igni, est un hexamètre dactylique, formant palindrome, attribué par certains à Virgile mais dont la lourdeur fait plutôt penser à l'époque médiévale friande de ce genre d'exercices de plume[réf. nécessaire].

Ce vers s'en réfère aux papillons de nuit dont la valse nocturne autour de la chandelle entraîne la mort[1]. Pour d'autres il concerne les démons qui tournent sans fin dans le feu et la nuit[2] de l'enfer.

Il signifie : « Nous tournoyons dans la nuit et nous voilà consumés par le feu. » Il s'adresse aux ambitieux ou aux curieux qui veulent trop s'approcher des lumières du pouvoir, des richesses ou de la gloire.

Umberto Eco cite ce palindrome dans son roman Le Nom de la rose (1980), l'intégrant ainsi dans un cadre médiéval.

Le film[modifier | modifier le code]

Une forme abrégée de cette sentence (In girum imus nocte et consumimur igni) — qui n'en reste pas moins un palindrome, même s'il perd son rythme hexamétrique — sert de titre à un film français réalisé par Guy Debord (1978), sorti en salles en 1981. Ce film décrit la société contemporaine, où chacun se brûle en tournant autour des biens de consommation.

Autre citation[modifier | modifier le code]

Le palindrome incomplet (sans « ecce ») est également énoncé, vers le milieu du deuxième épisode de la série télévisée La Prophétie d'Avignon (2007), par l'un des « frères de Judas », avant qu'il ne se jette dans le vide du haut d'une des tours du palais des papes.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Opuscoli religiosi, letterarj e morali, serie terze, tomo I°, Modena, 1870, p. 212 : "... parole che si prestano ad essere lette da diritta a sinistra, come appunto il verso : In girum imus nocte et consumimur igni, detto delle farfallette notturne che aggirandosi attorno alle fiammelle vi si vasero ad abbruciare".
  2. César Cantú, Histoire universelle, Paris : Firmin Didot Frères, volume III, 1844 p. 428 : Ce vers concernerait les démons[1]