Idénum
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| Domaine d'activité |
Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques |
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| SIREN | |
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| TVA européenne | |
| OpenCorporates |
Idénum est un projet français d'identité numérique actif entre 2009 et 2016.
Historique
[modifier | modifier le code]Projet
[modifier | modifier le code]Idénum est un projet français initié en 2009 par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d'État au numérique. Il vise à permettre des usages du web nécessitant une plus grande sécurité que le simple login/mot de passe. Cette sécurité peut être apportée par une carte d'identité électronique (comme en Belgique, au Portugal ou en Estonie)[1]. En l'absence de ce type de carte en France, Idénum (initialement IDNum) vise à permettre l'utilisation en ligne de moyens d'identité numérique délivrés par le secteur privé ou par des acteurs publics différents de l'État. Il s'inspire des projets comme le SuisseID[2], les cartes régionales de service italiennes, le BankID suédois, la Buergerkarte autrichienne...
L'objectif est que les outils Idénum soient utilisables dans tous les sites web publics et privés pour attester de l'identité de l'internaute et éventuellement pour souscrire des contrats en ligne (sites de banque, d'assurance...). Une étude Afnor de 2008[3] évalue à plusieurs milliards d'euros par an les gains de productivité et de sécurité à attendre de cet outil. Il s'agit donc d'une authentification forte, c'est-à-dire avec un haut niveau de fiabilité et de valeur juridique, ce qui implique des contraintes techniques et un coût. L'intérêt d'une telle identité est de permettre l'accès fiable aux dossiers personnels, voire aux réseaux internes d'entreprise dans des usages B2B, et de permettre de dématérialiser des démarches en signant électroniquement.
Une large concertation lancée en 2009 par le cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet avec les acteurs français du numérique (banques [4], assureurs, fédération du e-commerce, jeux en ligne, réseaux sociaux, mutuelles, opérateurs télécoms, administration électronique...) confirme l'intérêt de tous les acteurs pour un tel système unifié d'identité numérique et conduit au lancement officiel du projet en 2010[5].
Initialement, Idénum est pensé comme un label qui décerné par l'administration aux supports existants comme par exemple la carte Vitale de l'assurance santé, une carte bancaire ou la carte SIM d'un smartphone. Toutefois, les réunions de concertation[6] se multiplient et font apparaître le besoin de créer une société gestionnaire du système, sur le modèle du Groupement des cartes bancaires[7].
Eric Besson, le ministre de l'Économie numérique, signe le un accord avec quatre tiers de confiance : La Poste, SFR, Orange et la Fédération bancaire française. Le ministre demande à la Caisse des dépôts de piloter une étude commandée à McKinsey[7].
L'identité numérique unique se concentre autour du groupe La Poste qui propose un service de connexion unifié nommé IDN puis, L’Identité Numérique[8],[9]. le service sert alors à recevoir des lettres recommandées en ligne et pour se connecter à quelques sites[9]. En 2016, le service devient un fournisseur d'identité de FranceConnect[9].
Le projet est alors inscrit au programme d'investissements d'avenir et son étude confiée à la Caisse des dépôts et consignations, gestionnaire de ce programme.
Le principe repose sur des organismes émetteurs (banques, opérateurs mobiles...), qui ont préalablement vérifié l'identité de leurs clients et les ont déjà équipés de puces permettant de prouver cette identité (grâce au code PIN), permettent à tous les sites web d'utiliser cette preuve d'identité dont ils se portent garants. En échange de ce service, un système de rémunération des émetteurs par les sites web est prévu. Le système doit être gratuit pour l'internaute.
Une étude de faisabilité économique est lancée en 2011 et conclut positivement[10].
Création d'une société
[modifier | modifier le code]Une société IdéNum est créée le , cofinancée par le Plan d'Investissement d'Avenir (32% via la Caisse des dépôts et consignations) et par des actionnaires privés (SFR, La Poste, le Crédit mutuel respectivement 21%, les PagesJaunes/Solocal 5%)[11],[12]. Certains actionnaires travaillent également en parallèle sur des projets concurrents. La société limite alors son activité à des études et ferme en 2016[13].
En parallèle, l'administration française lance en 2014 le projet FranceConnect, reprennant le projet de mutualisation d'Idénum, mais avec un spectre beaucoup plus étroit, puisqu'il se concentre sur les usages administratifs.
Critiques
[modifier | modifier le code]Le projet est critiqué par Les Numériques, pour l'impact en cas de piratage informatique, l'usage des données personnelles à des utilisations commerciales, de spams ou de surveillance électronique. Le site évoque la présence d'un projet similaire en Europe nommé e-ID, et du système décentralisé OpenID. PC INpact critique IDéNum — censé protéger notre identité numérique et nos données personnelles sur le net —, pour avoir "oublier" d'acquérir et de protéger plusieurs noms de domaine à son nom[14]. En 2011, l'existence d'un concurrent (payant) Identic avec MyID.is est signalé[9].
Annexes
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressource relative aux organisations :
- https://www.forumatena.org/files/livresblancs/L%27identit%C3%A9%20num%C3%A9rique%20multiservices.pdf
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Fabrice MATTATIA, « De l’utilité d’une carte d’identité électronique pour sécuriser le monde numérique », Annales des Télécommunications, 62, n°11-12, 2007.
- ↑ Guillaume Champeau, « Le label IdéNum avance avec 58 partenaires, dont 8 fantômes »
, sur Numerama, (consulté le ).
- ↑ http://doc-standarmedia.afnor.fr/etudes/Standarmedia-Etude-PKI_491665065.pdf
- ↑ www.fbf.fr/fr/espace-presse/communiques/les-banques-sont-mobilisees-pour-que-le-projet-d%27identification-numerique-facilite-l%27usage-d%27internet-dans-la-vie-courante
- ↑ « IDéNum : le label du gouvernement pour en finir avec les mots de passe », sur ZDNET, (consulté le ).
- ↑ « Le gouvernement fait un point sur l'avancement et la fiabilité d'IDéNum, son projet d'identité numérique centralisée », sur Developpez.com (consulté le ).
- Laurence Girard, « Le projet de signature numérique est relancé », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ « La Poste prévient qu’IDN est devenu L’Identité Numérique - Next » (consulté le )
- David Legrand, « L’identité numérique à la française, d’IDéNum à FranceConnect »
, sur Next, (consulté le )
- ↑ https://www.forumatena.org/files/livresblancs/L%27identit%C3%A9%20num%C3%A9rique%20multiservices.pdf
- ↑ « IDéNum : la société est sur les rails », sur ZDNet, (consulté le ).
- ↑ « Identifiant numérique unique Idenum : NKM en a rêvé, Fleur Pellerin l’a fait », L'Usine digitale, (consulté le ).
- ↑ « Idenum at PARIS (791917768), CA, bilan, KBIS », sur infogreffe.com (consulté le ).
- ↑ Marine Goy et Romain Thuret, « IdéNum : NKM is watching you »
, sur Les Numériques, (consulté le )