Iakov Sverdlov

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Iakov Sverdlov
Свердлов Яков Михайлович.jpg

Iakov Sverdlov en 1919.

Fonctions
Président du conseil d'administration
Comité exécutif central panrusse (en)
-
Député de l'Assemblée constituante russe de 1918
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 33 ans)
MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Fratrie
Conjoint
Klavdia Novgorodtseva (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Andrei Sverdlov (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Partis politiques
Parti communiste de l'Union soviétique
Parti travailliste social démocrate russe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Comité exécutif central panrusse (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Iakov Mikhaïlovitch Sverdlov (en russe : Яков Михайлович Свердлов) de son patronyme Iankel Solomon[1] né le 22 mai 1885 ( dans le calendrier grégorien) à Nijni Novgorod et mort le est un révolutionnaire et homme politique russe.

Il est accusé d'avoir donné l'ordre de l'assassinat du tsar Nicolas II et de la famille impériale, en 1918.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans un milieu juif, son père Mikhaïl Izrailevitch (1846 ? – 1921) est un chaudronnier et graveur sur cuivre itinérant relativement prospère, lui-même originaire de la région de Białystok, en Pologne, aux confins des frontières biélorusse et lituanienne. Sa mère, Elisabeth Solomonovna Averbach (1864 - 1900), est apparentée aux familles commerçantes d’une cité qui connaît depuis le début du XIXe siècle un vigoureux développement économique. Il a comme frère Zinovi Pechkoff (1884-1966), antirévolutionnaire qui deviendra un général et diplomate français.

Il est encore étudiant lorsqu'il adhère au Parti ouvrier social-démocrate de Russie en 1902. Il est de tendance bolchevique, comme Lénine et participe à la révolution de 1905. Arrêté en 1906, emprisonné pendant trois ans, dès sa sortie de prison, il reprend son activité d'agitateur ce qui lui vaut une nouvelle arrestation et la déportation en Sibérie. Il s'échappe en 1910, est repris. Condamné à quatre ans de prison, il tente encore plusieurs fois de s'évader et y parvient à l'automne 1912. Il se rend alors à Saint-Pétersbourg où il travaille pour la Pravda. Dénoncé, il est arrêté et à nouveau renvoyé en Sibérie.

Il est libéré après la révolution de Février 1917 et l'abdication de Nicolas II. Il retourne à Saint-Pétersbourg où il devient un des principaux responsables du parti, membre du Comité central, et avec Lénine l'un des plus chauds partisans de l'insurrection armée que devait concrétiser la révolution d'Octobre. Il s'implique énormément dans son organisation, participant au Comité militaire révolutionnaire du Soviet de Petrograd, présidé par Trotsky, qui en dirige avec succès les opérations. En novembre 1917, il remplace Lev Kamenev au poste de Président du Comité exécutif central (chef de l'État).

Il est un des principaux acteurs de la liquidation de l'assemblée constituante, et de la demande de paix séparée avec l'Allemagne. Malgré sa jeunesse, il peut passer pour le successeur potentiel de Lénine. Dans la nuit du 16 au , une équipe de la police secrète bolchevik, commandée par Iakov Iourovski, exécute le tsar Nicolas II et toute sa famille ainsi que son médecin personnel à Iekaterinbourg. D'après les recherches faites par les historiens ayant eu accès après 1991 aux archives de cette période[Lesquelles ?], il apparaît qu'après avoir eu l'aval de Lénine, qu'il avait contacté à ce sujet, c'est Sverdlov qui en ait donné l'ordre, de crainte que les armées blanches, très proches d'Iekaterinbourg qui sera d'ailleurs conquise le 24 juillet , ne retrouvent la famille impériale russe, enfermée dans la villa Ipatiev, depuis novembre 1917, par décision prise par le pouvoir nouveau , celui des Soviets. .

En 1919, pendant la guerre civile, il parcourt le pays pour engager la population contre les armées blanches. Il est victime d'une épidémie de grippe espagnole selon la version la plus largement acceptée et meurt à Orel. Pour honorer sa mémoire, les Soviétiques ont donné en 1924 le nom de « Sverdlovsk » à Iekaterinbourg, mais la ville a retrouvé son ancien nom après la fin de l'Union Soviétique, fin décembre 1991. Une ville ukrainienne a également été nommée d'après lui et, elle aussi a été changée de nom. .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Ferro, "Des Soviets au communisme bureaucratique", 1987, Collection Folio Histoire, éditions Gallimard, pages 143, 158, 188, 226 et 282

Liens externes[modifier | modifier le code]