Hymne de la Corda Fratres

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L'auteur de l'hymne, le poète italien Giovanni Pascoli.

L'hymne de la Corda Fratres[1], Fédération internationale des étudiants, a été composé le par le poète italien et professeur de latin à l'université de Messine Giovanni Pascoli (1855-1912).

Comme le Gaudeamus igitur, il a été rédigé en latin, langue dont la connaissance était alors très répandue dans les universités du monde entier.

Cet hymne n'a jamais été mis en musique. Initialement Pietro Mascagni s'était engagé à le faire. Il n'a finalement pas réalisé son projet[2].

Paroles[modifier | modifier le code]

Carmen « CORDA FRATRES »


Utcumque dulcis limina patriae
solo exsulantes corpore liquimus
miramur ignotis in oris
nota diu bene corda, fratres.


Qui cum sciamus bella parentibus
pugnata, « Signum dicite » dicimus
utrique : « Pax » et « Lux » utrimque
corda sonant et « Havete, fratres ».


Nos terra, sacris, aequore, legibus
divisa pubes absumus, adsumus
non ora nec linguam genusve
consimiles, nisi corda fratres.


Messina, 21 novembre 1898


Corda Fratres
Quand nous laissons le sol de la douce patrie, partant avec le corps et restant avec l'âme, voici qu'en pays inconnus nous sommes émerveillés de trouver des cœurs déjà connus, ô frères !
Nous, qui savons quelque chose des guerres où se combattirent nos pères, les uns et les autres disons « le mot de passe », et de part et d'autre les cœurs répondent « Paix » et « Lumière » et « Joie avec vous, ô frères » !
Nous, jeunesse divisée par la terre et la mer, la religion et les lois, sommes éloignés et proches, absents et présents, différents entre nous par le visage, la langue et les ancêtres, mais de cœur... frères !
Messine, 21 novembre 1898


Version italienne, traduite du latin par Giovanni Pascoli :
Corda Fratres[3]
Quando lasciamo le soglie della dolce patria, partendo col corpo e restando con l'anima, ecco in paesi sconosciuti ci meravigliamo di trovare dei cuori conosciuti ben da gran tempo, o fratelli !
Noi che sappiamo qualcosa delle guerre che combatterono i nostri padri, gli uni agli altri diciamo « La parola d'ordine », e dall'una e dall'altra parte i cuori rispondono « Pace » e « Luce » e « Gioia con voi, o fratelli ! »
Noi, gioventù divisa da terra e mare, da religione e da leggi, siamo lontani e vicini, assenti e presenti, non simili tra noi di faccia, di lingua e di schiatta, ma di cuore... fratelli !
Messina, 21 novembre 1898

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Corda Fratres signifie en latin les Cœurs Frères.
  2. Marco Albera, Manlio Collino, Aldo Alessandro Mola Saecularia Sexta Album. Studenti dell'Università a Torino, sei secoli di storia (Saecularia Sexta Album. Les étudiants de l'Université à Turin, six siècles d'histoire), Elede Editrice Srl, Turin 2005, page 58.
  3. Corda Fratres se traduit en italien Cuori Fratelli. Le poète a choisi de conserver le titre en latin, ces mots désignant ici la Fédération internationale des étudiants et n'ayant donc pas à être traduits.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Aldo Alessandro Mola, Corda Fratres. Storia di una associazione studentesca nell'età dei grandi conflitti, 1898-1948 (Corda Fratres, Histoire d'une association étudiante à l'époque des grands conflits, 1898-1948), CLUEB - Cooperativa Libraria Universitaria Editrice Bologna, Bologne 1999, page 154.
  • Marco Albera, Manlio Collino, Aldo Alessandro Mola, Saecularia Sexta Album. Studenti dell'Università a Torino, sei secoli di storia (Saecularia Sexta Album. Les étudiants de l'Université à Turin, six siècles d'histoire), Elede Editrice Srl, Turin 2005, page 58.

Articles connexes[modifier | modifier le code]