Histoire d'un homme véritable

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Histoire d'un homme véritable (en russe : повесть о настоящем человеке, povest’ o nastoïachtchem tcheloveke) opus 117 est un opéra en quatre actes de Serge Prokofiev sur un livret du compositeur et de Mira Mendelssohn son épouse d'après le livre de Boris Polevoï sur le pilote russe Maressiev, as de la Seconde Guerre mondiale. Il est créé le mais retiré de l'affiche sur ordre de Jdanov, l'ouvrage par sa déclamation chantée étant qualifié par les autorités soviétiques d'« anti-populaire ». L'opéra est remanié en trois actes et créé le à Moscou.

Distribution[modifier | modifier le code]

Rôle Voix Première, version en 4 actes (sans public)
3 décembre 1948[1]
(Chef d'orchestre : Boris Khaïkine)
Léningrad, Kirov
Première, version remaniée en 3 actes
7 octobre 1960
(Chef d'orchestre : Mark Ermler)

Moscou, Bolchoï

Alexeï Maressiev, pilote baryton Evgueni Kibkalo
Andreï Djegtyarenko, pilote basse Gueorgui Pankov
Klaudia Mikhaïlovna, infirmière contralto Kira Leonova
Konstantin Koukouchkine, pilote ténor Alexeï Maslennikov
Grand-père Mikhaïlo ténor Gueorgui Choulpine
Olga, fiancée d'Alexeï soprano Glafira Deomidova
Commissaire Semion Vorobiev baryton / basse Artur Eizen
Zinotchka soprano Maria Zvenzdina
Varya mezzo-soprano Margarita Miglau
Sergent Vassilievitch basse Mark Rechetine
Grand-mère Vassilissa contralto Vera Smirnova

Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Premier acte[modifier | modifier le code]

En 1942. L'aviateur Alexeï Meressiev est abattu derrière les lignes ennemies. Sévèrement blessé aux jambes, il parvient dans une forêt enneigée où se sont réfugiés les habitants d'un village voisin incendié par les Allemands. Il est trouvé par des garçons et soigné par les paysans qui préviennent son unité de l'autre côté des lignes. Alekseï est gravement malade. Son ami l'aviateur Andreï Djegtiarenko est venu le chercher et le transporte vers un hôpital à Moscou.

Deuxième acte[modifier | modifier le code]

La gangrène a obligé les médecins à amputer les deux jambes d'Alexeï qui, en proie au délire, croit sa vie terminée. Il est aidé par son voisin d'hôpital, un vieux commissaire bolchévique, grièvement blessé et mourant. Le commissaire lui raconte l'histoire d'un aviateur russe qui, après avoir perdu un pied lors de la Première Guerre mondiale, a réappris à voler. Grâce au soutien du commissaire (« Tu es un homme soviétique, » dit-il à Alexeï), du camarade Koukouchkine et de l'infirmière Klavdia, Alexeï reprend courage. Le commissaire meurt de ses blessures et il est célébré par la suite comme « un vrai homme » ou un « homme véritable ».

Troisième acte[modifier | modifier le code]

Alexeï s'adresse à sa fiancée Olga dans ses pensées. Il se jure de ne lui écrire que lorsqu'il pourra à nouveau piloter un avion. Lors d'une fête précédant le départ de l'hôpital, Alekseï danse malgré ses prothèses. Les médecins, impressionnés, promettent de l'aider à retourner dans l'aviation.

On entend le chœur des soldats qui vont défendre Stalingrad.

Alekseï est reparti au combat. Presque en panne d'essence, il réussit à rejoindre l'aérodrome et à se poser. Il est prêt maintenant à écrire à Olga, mais c'est inutile car elle est venue le retrouver au front. Elle était au courant de tout, et son amour pour Alekseï n'en est devenu que plus fort.

Notes et références[modifier | modifier le code]