Hiroshi Senju

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Hiroshi Senju
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Hiroshi Senju en février 2010
Naissance
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
千住博Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Père
Shizuo Senju (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Mariko Senju (d)
Akira SenjuVoir et modifier les données sur Wikidata

Hiroshi Senju (千住博, Senju Hiroshi?, né en 1958) est un artiste japonais du style nihonga connu pour ses peintures de chute d'eau à grande échelle[1]. Ces peintures se concentrent souvent sur la base de la cascade où l'eau s'écrase dans le bassin en dessous[1] En tant que peintre il recourt habituellement aux techniques traditionnelles de la peinture japonaise, utilisant des pigments à base de matières naturelles pour les appliquer sur un papier de mûrier spécialement conçu [2]. Contrairement à la règle d'exposition de telles œuvres dans un éclairage tamisé dans une pièce couverte de tatami, Hiroshi préfère que ses créations soit vues à la lumière naturelle[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Senju est diplômé de l'Université des arts de Tokyo en 1982. En 1987, il termine le programme de doctorat à l'université nationale des beaux-arts et de musique de Tokyo[2]. Il connaît le succès en grande partie dans les années 1990 en réponse à ses gigantesques peintures de chute d'eau[1]. Ces peintures sont souvent accrochées dans les bâtiments publics et privés et Senju passe pour être l'un des rares artistes contemporains dont le travail est reconnu par le grand public[1].

Peintures fusuma Chute d'eau à la maison jardin japonais Shofuso[modifier | modifier le code]

En 2007, Hiroshi Senju créé une série de 20 peintures murales fusuma (paroi coulissante en papier) pour la maison du Shofuso Japanese House and Garden[4], maison et jardin japonais traditionnels situés à Philadelphie en Pennsylvanie. Lorsqu'on lui demande de remplacer les peintures fusuma détruites, Trésor national du Japon de l'artiste Kaii Higashiyama, Senju dit, « Shofuso offre un espace merveilleux pour des peintures murales qui dépasse de loin mes attentes, et je ferai de mon mieux pour peindre des fresques symbolisant un échange symbolique entre le Japon et les États-Unis »[4].

Peinture murale d'une chute d'eau à Shofuso

Senju achève l'installation en [4]. Il intitule les plus grandes peintures qui servent de pièce centrale dans l'alcôve de Tokonoma, Rideau d'eau, allusion au rideau de fer, symbole classique de la guerre froide[4]. Ce rideau, avec ses couches de chutes d'eau, est destiné à symboliser la liberté de Philadelphie, le berceau des États-Unis[4]. Les six peintures dans la première salle sont intitulées Imagination de la dynamique et celles de la deuxième pièce Imagination du Silence[4].

Les peintures sont d'abord exposées à la biennale de Gwangju en Corée du Sud en 2006 puis au musée d'art Yamatane à Tokyo[4]. Plus de cinquante mille visiteurs les admirent avant leur installation à Shofuso[4]. Les toiles sont ensuite expédiées vers leur destination finale à Philadelphie où elles arrivent en mars et sont installées en [4].

En faisant don de ses nouvelles peintures, Senju honore Shofuso selon l'antique tradition japonaise des maîtres peintres qui offraient leurs talents à la communauté[4]. Shofuso est le seul endroit en dehors du Japon qui abrite une combinaison unique d'art contemporain et d'architecture traditionnelle japonaise[4].

Musée[modifier | modifier le code]

Le musée Hiroshi Senju ouvre ses portes le à Karuizawa dans la préfecture de Nagano[3]. Conçu par l'architecte Ryue Nishizawa, le bâtiment se compose de fenêtres qui forment les murs, d'un sol en béton en pente douce qui court naturellement sur le sol et de minces parois en béton disposées à travers le centre du musée et qui soutiennent le plafond[3]. Le musée appartient et est exploité par la Fondation du collège culturel international qui possède environ 100 œuvres de Hiroshi, environ la moitié de ce qui peut être exposé dans le musée à un moment donné[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Edan Corkill, « Art Fair Tokyo shows off some of Japan's best talent », The Japan Times Online, The Japan Times (consulté le 29 juillet 2011)
  2. a et b « Biography », sundaramtagore.com, Sundaram Tagore Gallery (consulté le 29 juillet 2011)
  3. a b c et d Edan Corkill, « Shedding new light on architecture and art », The Japan Times Online, The Japan Times (consulté le 19 octobre 2011)
  4. a b c d e f g h i j et k Ozawa,Yuichi. Story of Shofuso. Friends of the Japanese House and Garden. Philadelphia, PA. 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]