Haras national de Chaouchaoua

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Haras national de Chaouchaoua
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Le Haras national de Chaouchaoua est un établissement voué à la conservation et l'amélioration des races chevalines algériennes, fondé en 1877. Il est désormais un centre de compétences pour les questions relatives à l'élevage et à la garde des équidés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Haras national de Chaouchaoua a été créé en 1877 par le Ministère français de la Guerre[1], sous le nom de « jumenterie de Tiaret »[2]. Sa mission d'origine est de fournir l'armée française en chevaux[2]. Il fait naître jusqu'à 22 000 poulains par an au début du XXe siècle, n qu'il s'agisse de montures militaires (Barbe, Arabe et Arabe-Barbe) ou de chevaux de travail agricole[2].

Lors de l'indépendance de l'Algérie en 1962, Chaouchaoua devient un haras national algérien[2]. La mécanisation diminue drastiquement ses activités et le nombre de chevaux hébergés, qui tombe à 208 (dont une moitié de Pur-sang arabes) fin 2018[2].

Missions[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

Le Haras national de Chaouchaoua s'investit dans la recherche appliquée, particulièrement dans les études visant à améliorer le comportement, la santé et la fécondité des chevaux. On y étudie ainsi la génétique, les maladies infectieuses et héréditaires, la zootechnie et on travaille à l'amélioration des méthodes naturelles de reproduction et de fécondation, ainsi que des techniques d’insémination et de transfert d’embryons. Les travaux de recherche du haras se font en collaboration avec un réseau de partenaires, notamment les facultés vétérinaires, les hautes écoles et les organisations d’élevage chevalin. Les résultats de la recherche sont tout d'abord appliqués dans la pratique au HNC et transmis à l’extérieur par le biais de publications et des nombreux cours.

Activités[modifier | modifier le code]

Le haras national de Chaouchaoua n'est pas subventionné par l'État, devant trouver ses propres ressources (notamment dans la culture et la vente de fourrage et de céréales) pour assurer son fonctionnement[2].

Formation du cheval[modifier | modifier le code]

Le haras donne la possibilité de débourrer de jeunes chevaux à l’attelage et sous la selle, il procède également à la préparation et la présentation de jeunes étalons aux épreuves d’élevages. La formation est adaptée aux besoins de chaque cheval, pour un apprentissage solide et respectueux.

Formation humaine[modifier | modifier le code]

Le Haras national de Chaouchaoua propose des cours de formation continue, notamment dans les domaines vétérinaire, de l’élevage, de la détention des chevaux, de l’alimentation, de l'attelage et de la maréchalerie.

Apprentissages et stages[modifier | modifier le code]

Le Haras national de Chaouchaoua est une institution publique qui s’engage pour la formation des jeunes. Il offre des places d’apprentissages et de stage.

Recherche appliquée[modifier | modifier le code]

Le service vétérinaire gère la santé des chevaux. Il poursuit de nombreuses recherches dans le domaine de la santé, du comportement et de la génétique des chevaux. Il développe et applique en pratique les découvertes et offre ainsi de nombreuses prestations aux propriétaires de chevaux. Le personnel de la clinique est également très actif dans le domaine de la formation et du perfectionnement des hommes de chevaux.

Centre de reproduction[modifier | modifier le code]

Le centre de reproduction du Haras national de Chaouchaoua poursuit de nombreuses recherches dans le domaine de la fécondité des chevaux. Il développe et applique en pratique les résultats des recherches et offre ainsi de nombreuses prestations aux propriétaires de juments et d'étalons, en particulier dans le domaine de la fécondité.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Tiaret: Le haras de Chaouchaoua érigé en ZET », Djazairess,‎ (lire en ligne, consulté le 31 mars 2017)
  2. a b c d e et f AFP, « L'inexorable déclin du Haras national algérien », sur Le Point, (consulté le 2 septembre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Derré 2018] Noëlle Derré, « Le haras national de Chaouchaoua : le berceau de lignées exceptionnelles », Les cahiers du cheval arabe, no 69,‎