L'Affaire Thomas Crown (film, 1968)
| Titre original | The Thomas Crown Affair |
|---|---|
| Réalisation | Norman Jewison |
| Scénario | Alan Trustman |
| Musique | Michel Legrand |
| Acteurs principaux |
Steve McQueen Faye Dunaway |
| Sociétés de production |
Solar Productions Simkoe The Mirisch Corporation |
| Pays de production |
|
| Genre | thriller romantique |
| Durée | 102 minutes |
| Sortie | 1968 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
L'Affaire Thomas Crown (The Thomas Crown Affair) est un film américain réalisé par Norman Jewison et sorti en 1968. Les rôles principaux sont tenus par Steve McQueen et Faye Dunaway. Le film reçoit deux nominations aux Oscars et gagne celui de la meilleure bande originale avec la chanson de Michel Legrand The Windmills of Your Mind.
Un premier remake, Thomas Crown, est réalisé par John McTiernan et sort en 1999. Une nouvelle adaptation, The Thomas Crown Affair, est prévue pour 2027.
Synopsis
[modifier | modifier le code]Thomas Crown (Steve McQueen), séduisant banquier divorcé et amateur de sports, estime que sa vie d'homme riche ne lui procure plus aucune satisfaction. Afin de ressentir à nouveau le frisson de l'aventure, il prépare minutieusement, avec la complicité de cinq hommes de main qui ne se connaissent pas et qui ne se rencontreront qu'une fois, l'audacieux braquage de sa propre banque.
Le coup réussit à la perfection, ce qui laissera la police perplexe.
Tandis que l'enquête menée par le commissaire Edward « Eddy » Malone (Paul Burke) piétine, Thomas s'en va cacher le butin en Suisse. Il découvre alors que la compagnie d'assurances de la banque lui a dépêché une redoutable enquêtrice, la ravissante et sagace Vicki Anderson (Faye Dunaway).
Fiche technique
[modifier | modifier le code]
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre français : Thomas Crown
- Titre québécois : L'Affaire Thomas Crown
- Titre original : The Thomas Crown Affair
- Réalisation : Norman Jewison, assisté de Walter Hill
- Scénario : Alan Trustman (en)
- Musique : Michel Legrand
- Direction artistique : Robert F. Boyle
- Photographie : Haskell Wexler
- Montage : Hal Ashby, Byron Brandt et Ralph E. Winters
- Directeur du casting : Lynn Stalmaster
- Décors : Edward G. Boyle
- Son : Walter Goss (en)
- Conception générique : Pablo Ferro
- Production : Norman Jewison
- Production associée : Hal Ashby
- Sociétés de production : Solar Productions, Simkoe et The Mirisch Corporation
- Distribution : United Artists (États-Unis, France)
- Budget : 4 300 000 $[1]
- Box office : 14 000 000 $
- Format : 35 mm - couleur (Deluxe) - Ratio : 1,66:1 - son monophonique
- Pays de production :
États-Unis - Genre : Thriller, casse et romance
- Durée : 102 minutes
- Dates de sortie :
- États-Unis :
- France :
Distribution
[modifier | modifier le code]- Steve McQueen (VF : Jacques Thébault) : Thomas Crown
- Faye Dunaway (VF : Sylviane Mathieu) : Vicki Anderson
- Paul Burke (VF : Dominique Tirmont) : inspecteur principal Edward « Eddy » Malone
- Jack Weston : Erwin Weaver
- Gordon Pinsent : Jamie McDonald
- Yaphet Kotto (VF : Bachir Touré) : Carl
- Biff McGuire (VF : René Bériard) : Sandy
- Addison Powell : Abe
- Richard Bull : Un garde
- Patrick Horgan : Danny
- Bruce Glover : le directeur de la banque
- Tom Rosqui (en) : le détective privé
- Sam Melville (en) : Dave
- Nora Marlowe (en) : Marcie
- Paul Verdier (en) : le liftier
- Judy Pace (en) : la jolie fille
- Astrid Heeren (VF : Monique Martial) : Gwen
- Charles Lampkin : l'employé d'ascenseur (non crédité)
Production
[modifier | modifier le code]Tournage
[modifier | modifier le code]
Le réalisateur du film avait découvert lors d'une exposition à Montréal une nouveauté appelée split screen (écran divisé en plusieurs écrans plus petits). Pour la première fois, il a voulu utiliser le procédé dans ce film de fiction pour montrer plusieurs actions en même temps. Richard Fleischer l'imitera la même année avec L'Étrangleur de Boston.
Le scénario se base sur un texte d'une quarantaine de pages écrit par Alan R. Trustman, un avocat de Boston. Ce document étant peu détaillé, le metteur en scène Norman Jewison a pu bénéficier d'une grande latitude, que ce soit au plan de la conception des scènes ou de celui de la technique (cadrages et techniques innovantes pour l'époque...), dans l'atmosphère de liberté créatrice qui caractérise la fin des années 1960. Selon Jewison, L'Affaire Thomas Crown est une œuvre où la forme prime sur le fond.
La villa de Thomas Crown, utilisée pour le tournage, se situe sur Vernon Street, dans le quartier Beacon Hill de Boston.
Le cimetière dans lequel est tournée la dernière scène et celle du dépôt de la rançon, est situé à Cambridge (Massachusetts). En outre, une scène montre Thomas Crown et Vicki se promenant dans le cimetière de Copp's Hill, l'un des plus anciens cimetières de Boston.
Attribution des rôles
[modifier | modifier le code]Sean Connery avait été pressenti pour le rôle de Thomas Crown mais il déclina l'offre, décision qu'il dira plus tard avoir regrettée. C'est ainsi que le rôle échut à Steve McQueen, qui déclarera que ce fut son rôle favori[2].
Anouk Aimée et Brigitte Bardot avaient été pressenties par Norman Jewison pour le rôle de Vicki Anderson, mais elles le refusèrent. Le cinéaste pensa alors à Eva Marie Saint, avec qui il avait travaillé sur le film Les Russes arrivent en 1966. Mais il changea rapidement d'avis et jeta son dévolu sur Faye Dunaway, dont la carrière venait de prendre son envol grâce au succès du film Bonnie and Clyde[2].
Bande-son
[modifier | modifier le code]La musique est signée Michel Legrand, sa première composition à Hollywood.
« Les deux premières années à Hollywood, je vivote. Et puis le réalisateur Norman Jewison m'appelle pour L’Affaire Thomas Crown. Il a cinq heures d’images et ne sait pas comment les monter. Je lui propose de partir en vacances, de me laisser écrire une heure et demie de musique et de monter ensuite son film à partir de ma musique. C’était la première fois qu’on travaillait comme ça à Hollywood. Et ça a marché ! »[3]
— Michel Legrand
Ainsi dans la fameuse scène de partie d'échecs, les plans filmés s'alternent au rythme de la musique originale, ce qui contribue à l'intensité dramatique de la scène.
La musique du film est nommée à l'Oscar de la meilleure bande originale en 1969. Elle contient le titre The Windmills of Your Mind (Les Moulins de mon cœur), chanté par Noel Harrison, qui reçoit l'Oscar de la meilleure chanson originale lors de la même cérémonie. Devenu un standard, il sera par la suite repris par de nombreux interprètes, notamment en France par Claude François et Marcel Amont[4].
Commentaires
[modifier | modifier le code]Analyse
[modifier | modifier le code]Une des scènes cultes du film est celle du baiser entre Steve McQueen et Faye Dunaway, le plus long baiser de cinéma à l'époque d'une durée de 55 secondes. Le tournage de cette scène a duré plus de huit heures étalées sur plusieurs jours[2].
Une autre scène fameuse est celle du jeu d'échecs. McQueen et Dunaway jouent aux échecs, flirtant silencieusement l'un avec l'autre par des jeux de regards et des effleurements.
Accessoires du film
[modifier | modifier le code]La Rolls-Royce noire utilisée dans le film a été commandée en 1967 par Jerry Bresler (producteur de films à Hollywood). Il s'agissait d'un coupé Silver Shadow Mulliner Park Ward. Vendue ensuite à Sharon Simons, elle a été repeinte en 2000 (en Oxford Blue), puis vendue aux enchères (chez Bonhams). La voiture se trouve aujourd'hui exposée au Petersen Automotive Museum.
Steve McQueen était un mordu de sports mécaniques, en particulier les courses en tout-terrain, sur deux et quatre roues : le film comprend une longue séquence où il emmène Faye Dunaway dans une course échevelée, ponctuée d'acrobaties spectaculaires sur une plage déserte à bord d'un Buggy Meyers Manx rouge.
Des scènes de vol à voile acrobatique figurent dans le film : le planeur jaune est un Schweizer 1-23.
Remakes
[modifier | modifier le code]Un premier remake, intitulé Thomas Crown en France, est réalisé par John McTiernan. Sorti en 1999, il met en scène Pierce Brosnan et Rene Russo dans les rôles principaux. Faye Dunaway y tient un rôle clin d'œil : celui de la psychanalyste de Thomas Crown.
Une nouvelle version, The Thomas Crown Affair, est prévue pour 2027. Le rôle-titre est cette fois repris par Michael B. Jordan, qui réalise également le film[5].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Voir sur jpbox-office.com.
- Allociné, « L'Affaire Thomas Crown - Secrets de tournage » (consulté le ).
- ↑ Eric Bureau, « Michel Legrand, l’enchanteur du cinéma », Le Parisien, no 23141, , p. 18 (lire en ligne).
- ↑ [vidéo] « Marcel Amont "Les moulins de mon coeur" | INA » (consulté le )
- ↑ (en) Justin Kroll et Mike Fleming, Jr., « Michael B. Jordan To Direct And Star In New 'Thomas Crown Affair' Movie From Outlier Society And Amazon MGM Studios », sur Deadline Hollywood, (consulté le )
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Film américain sorti en 1968
- Thriller (film) américain
- Film romantique américain
- Film de casse américain
- Film réalisé par Norman Jewison
- Film avec une musique composée par Michel Legrand
- Film distribué par United Artists
- Film tourné à Boston
- Film tourné au Massachusetts
- Film tourné au New Hampshire
- Film se déroulant à Boston
- Film avec un Oscar de la meilleure chanson originale
- Film en anglais américain
