Hōjō Tokimune

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Hōjō Tokimune
Image dans Infobox.
Fonctions
Shikken
-
Rensho
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
北条時宗Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Mère
Kasai-dono (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Hōjō Tokisuke
Hōjō Muneyori (d)
Hōjō Jigon (d)
Hōjō Munetoki (d)
Hōjō Munemasa (d)
Hōjō Masayori (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Kakuzan-ni (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Religion
Engaku-ji Pavilion Kamakura.jpg
Vue de la sépulture.

Hōjō Tokimune (北条 時宗?, -), membre du clan Hōjō, est le huitième shikken (de 1268 à 1284) (régent officiel mais dirigeant de facto du Japon) du shogunat de Kamakura, connu pour avoir dirigé les forces japonaises contre les invasions mongoles du Japon et pour avoir répandu le bouddhisme zen et par extension le bushido parmi la classe guerrière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils ainé du shikken et tokusō Hōjō Tokiyori du clan Hōjō, Tokimune est élevé pour devenir le prochain dirigeant du Japon et devient lui-même shikken à l'âge de 18 ans.

C'est à lui que le bouddhisme zen doit de s'être fermement établi à Kamakura puis plus tard à Kyoto et dans le reste du Japon, en particulier parmi la classe guerrière.

En 1271, il bannit Nichiren dans l'île de Sado.

Résistance face aux Mongols[modifier | modifier le code]

Hōjō Tokimune.

Les Mongols envoient une lettre de menaces et des émissaires au Japon en . Après avoir discuté de la lettre, Tokimune, estimant les propositions de l'empereur comme outrageantes pour son pays, décide de renvoyer les émissaires sans réponse. Les Mongols renvoient des ambassadeurs à plusieurs reprises, les et , en et . Mais Tokimune fait repousser les émissaires de Kubilai Khan sans même leur accorder la permission de débarquer. Peu après survient la première invasion en 1274. Même après l'échec de l'invasion, cinq émissaires sont de nouveau envoyés à Kyūshū en , et qui refusent de partir sans réponse. Tokimune répond en les faisant envoyer à Kamakura où ils sont décapités[1]. Les tombes des cinq émissaires exécutés existent encore à Tatsunokuchi près de Kamakura[2].

Cinq ambassadeurs sont encore envoyés le exécutés eux aussi, cette fois à Hakata. S'attendant à une invasion, la cour impériale ordonne le à tous les temples et sanctuaires de prier pour la victoire sur l'empire mongol. C'est à cette époque que vit le célèbre moine bouddhiste chinois Mugaku Kamakura, maître zen exilé au Japon, qui aurait prédit la défaite des Mongols (soit grâce à des pouvoirs extrasensoriels, soit plus probablement grâce à son intelligence, sur ses connaissances maritimes et la saison des typhons). Kubilai Khan rassemble ses troupes pour une nouvelle invasion en 1281, laquelle se termine par une défaite à cause d'un typhon.

Un conseil zen[modifier | modifier le code]

L'invasion mongole a été repoussée par un typhon (Kamikaze ou « vent divin ») et par la résistance de la nouvelle classe de guerriers appelés samouraïs dont Tokimune a organisé et mené la défense. Tokimune veut vaincre la lâcheté aussi demande-t-il conseil à Bukko, son maître zen. Celui-ci lui répond de s'asseoir et de méditer afin de trouver en lui la source de sa lâcheté.

Quand les Mongols envahissent le Japon, Tokimune se rend auprès de Bukko et dit : « Finalement, voici le plus grand événement de ma vie. » Bukko demande : « Comment envisages-tu d'y faire face ? » Tokimune crie « Katsu! » (« Victoire ! ») comme s'il voulait effrayer tous les ennemis placés devant lui. Bukko répond avec satisfaction : « Il est vrai que le fils d'un lion rugit comme un lion ! »

Quand Tokimune meurt, Bukko dit de lui qu'il a été un bodhisattva, qu'il a cherché le bien-être du peuple, qu'il n'a montré aucun signe de joie ou de colère et que son étude appliqué du zen l'a amené à l'illumination.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sir Edward James Reed, Japan: Its History, Traditions, and Religions: With the Narrative of a Visit in 1879, vol. 1, J. Murray, , 336 p. (lire en ligne).
  2. (ja) « Jōryū-Ji (Ryoji Jo) », sur www.kamakura-burabura.com (consulté le 22 avril 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]