Hôtel-Dieu de Saint-Riquier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Hôtel-Dieu de Saint-Riquier
Saint-Riquier, Hôtel-Dieu 02.JPG
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Construction
XVIIe - XVIIIe siècles
Largeur
280
Statut patrimonial
 Inscrit MH (1952, Façades et toitures de tous les bâtiments des XVIIe siècle et XVIIIe siècles et la chapelle (intérieur et extérieur)
Localisation
Pays
Province
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte des Hauts-de-France
voir sur la carte des Hauts-de-France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de la Somme
voir sur la carte de la Somme
Red pog.svg

L'Hôtel-Dieu ou Hospice de Saint-Riquier est situé à Saint-Riquier, dans le département de la Somme, au nord d'Abbeville.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Hôtel-Dieu de Saint-Riquier nous est connu depuis 1199. Sa fondation est attribuée à Adam La Broye, prêtre de Saint-Riquier. Il était administré par des religieux et des religieuses. A la fin du XVIIe siècle, la salle des malades comptait 18 lits[Note 1] et 24 religieuses assuraient les soins[1]. À la Révolution française, l’Hôtel-Dieu devint un hospice civil. Cependant jusque 1963, ce furent les sœurs augustines qui assurèrent les soins aux vieillards.

Les bâtiments actuels ont été construits de 1688 à 1704. La chapelle Saint-Nicolas a été construite de 1717 à 1719[2]. L'ensemble est protégé au titre des monuments historiques : inscription par arrêté du 21 juin 1952[3].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

L'élément le plus remarquable de l'ensemble est la chapelle Saint Nicolas[4] avec son décor de style rocaille, ses tableaux, ses grilles de fer forgé attribuées à Jean Veyren. En 1753, Pfaffenhoffen réalisa le maître-autel en bois doré orné de statues : l'une de Saint-Nicolas et l'autre de Saint-Augustin, de deux médaillons en bas-relief représentant : Jésus guérissant un malade et Jésus recevant l'hospitalité chez Marthe et Marie. Le retable est orné en son centre par un tableau de Joseph Ignace François Parrocel, Jésus guérissant les paralytiques. Au dessus de la porte d'entrée, se trouve du même auteur un autre tableau, Jésus guérissant un malade[5].

Le cloître en brique et pierre, abrite un retable, une salle où a été reconstituée une apothicairerie exposant une collection de pots à pharmacie et une collection d’instruments de chirurgie ainsi qu'une chambre de malade du XVIIIe siècle[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. A l'époque on pouvait compter jusqu'à six malades par lit

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Durand, « Saint-Riquier » in La Picardie historique et monumentale, tome 4, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, 1893-1899.
  • Georges Durand, Guide à Saint-Riquier, Amiens, 1917.
  • Georges Durand, L'Église de Saint-Riquier, Paris, Henri Laurens, 1960.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]