Gottfried von Hohenlohe-Schillingsfürst

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Gottfried zu Hohenlohe-Schillingsfürst by Hans Makart.jpg

Gottfried (Maximilian Maria), prince zu Hohenlohe-Waldenburg-Schillingsfürst, Ratibor und Corvey (né le 8 novembre 1867 à Vienne - mort le 7 novembre 1932 à Vienne) fut un général et diplomate austro-hongrois qui joua un rôle diplomatique important lors de la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était fils du premier grand-maître à la cour impériale Konstantin, prince de Hohenlohe-Schillingsfürst (1828-1896) et frère de Conrad de Hohenlohe-Schillingsfurst (de), prince de Hohenlohe-Schillingsfurst, qui fut premier ministre d'Autriche en 1906. Il épousa l'archiduchesse Marie-Henriette, fille de l'archiduc Friedrich, le 3 juin 1908 à Bade.

Après ses études au lycée écossais à Vienne, il entra dans l'armée comme hussard en 1887. Promu lieutenant en 1889, il fréquenta l'École de guerre de 1893 à 1895, puis fut affecté à l'État-major. En 1900, il fut promu au grade de capitaine. Il fut envoyé à Saint-Pétersbourg comme attaché militaire en 1902. En 1906, il fut promu major, mais prit sa retraite l'année suivante pour rejoindre le corps diplomatique. Il fut contraint de démissionner en 1908 en raison de son engagement avec l'archiduchesse Marie-Henriette.

Le prince Hohenlohe-Schillingsfürst reçut le 2 février 1913 de l'Empereur François-Joseph Ier une mission spéciale à Saint-Pétersbourg visant à atténuer les tensions nées de la crise des Balkans de l'hiver de 1912/1913. En avril 1914, il rentra dans le corps diplomatique, tandis que son épouse renonçait à son titre d'Altesse Impériale et Royale. Le 4 août 1914, l'empereur François-Joseph le nomma ambassadeur de la double-monarchie à Berlin, en remplacement du comte de Szögyény-Marich.

Comme ambassadeur, il fut un ardent partisan de l'alliance de 1879 avec l'Allemagne et chercha à la maintenir sur la base de l'égalité. Les échecs militaires de la double-monarchie entravèrent toutefois ses efforts à cet égard. En 1917, il fut convaincu que la victoire militaire était hors de portée et qu'un accord de paix devait être trouvée dès que possible. Il soutint donc les tentatives infructueuses du nouvel empereur, Charles Ier d'Autriche, pour parvenir à une paix séparée. Après la fin de la guerre, il prit sa retraite du service public et consacra ses dernières années à des courses de chevaux.

En 1917, il fut nommé chevalier de l'ordre de la Toison d'or.

Bibliographie[modifier | modifier le code]