Gnaeus Cornelius Cinna Magnus

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Gnaeus Cornelius Cinna Magnus est un homme politique romain qui vécut sous la période d’Auguste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Lucius Cornelius Cinna et de Pompeia Magna, né après 55 av. J.-C.. Il est aussi le petit-fils de Lucius Cornelius Cinna et de Pompée, dont il reprend le prénom Gnaeus et le surnom Magnus (grand en latin).

Durant les guerres civiles, il prend parti contre Octave, qui pourtant lui pardonne, lui restitue les biens de sa famille et lui décerne un sacerdoce[1].

Jeune patricien à l’esprit borné de l’avis de Sénèque, il profite en 4 ap. J.-C. de l’éloignement d’Auguste en Gaule pour comploter contre lui et envisager de l’assassiner. Il est dénoncé avant de mettre son projet à exécution. Auguste hésite sur le sort à réserver à Cinna, mais opte pour la clémence sur les conseils de son épouse Livie et se limite à admonester Cinna en privé[1],[2].

Selon Paul Petit, Auguste déjà vieux venait d’organiser sa succession en adoptant Tibère, et se sentant plus fort, il pouvait se montrer clément envers Cinna[3].

Plus tard, Auguste le désigne comme consul pour l’année 5, avec Lucius Valerius Messalla Volesus. Tous deux donnent leur nom à la loi Valeria-Cornelia, qui organise la désignation des candidats aux magistratures en constituant dix centuries de sénateurs et de chevaliers[4].

Curieusement, Suétone, qui rédige après Sénèque, ne mentionne ni Cinna ni cet épisode. Cet acte de clémence inspira à Pierre Corneille la tragédie Cinna.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sénèque, De Clementia, livre I, 9
  2. Dion Cassius, Histoire romaine, livre LV, 14, 22
  3. Paul Petit, Histoire générale de l’Empire romain, Seuil, 1974, (ISBN 2020026775), p 21
  4. Paul Petit, La paix romaine, PUF, collection Nouvelle Clio – l’histoire et ses problèmes, Paris, 1967, 2e édition 1971, pp 228-229