Gerhard Rossbach

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Gerhard Roßbach (ou parfois Rossbach), né le à Kehrberg, mort le , était un dirigeant d'un corps francs allemand et un militant nationaliste allemand après la fin de la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gerhard Roßbach est né à Kehrberg en Poméranie. Durant les combats menés par les corps francs allemands dans la région de la Baltique, Roßbach et sa troupe font une longue marche à partir de Berlin à la Baltique, pour secourir la Division de fer menacée de destruction par les forces lettones[1]. Après sa participation au putsch de Kapp, le corps franc Roßbach est formellement interdit, mais se recréé sous différentes appellations ; il est soutenu financièrement par le Parti des fermiers allemands et la grande industrie, ce qui lui permet de se réarmer. Au début des années 1920, Roßbach est arrêté pour tentative de renversement du gouvernement[2].

Membre du parti nazi, Rossbach participe au putsch de la Brasserie de 1923, auquel il essaie de rallier des étudiants, des cadets et des élèves officiers de la Reichswehr ; après l'échec de la tentative de putsch, il se réfugie en Autriche. Par la suite, il est recruté par Adolf Hitler pour développer l'organisation de la SA[3]. En 1928, il affirme qu'il a tué un certain nombre d'ouvriers du Mecklembourg et des sympathisants spartakistes[4].

Il se brouille avec Hitler lors de l'accession de celui-ci au pouvoir, en janvier 1933, et est arrêté en 1934 lors de la Nuit des Longs Couteaux[5].

L'historien Robert G L Waite décrit Rossbach comme un meurtrier sadique et un homosexuel notoire[6].

Rossbach participe ensuite à la fondation d'une organisation de jeunesse, la Schilljugend, qui a pour but de former ses membres dans un esprit nationaliste, autoritaire et militariste[7]. Il organise notamment des festivals musicaux, mêlant musique populaire et musique classique, afin d'instaurer un sentiment de fierté nationale et des valeurs communautaires conservatrices[8].

Après la Seconde Guerre mondiale, il dirige une entreprise d'import-export près de Francfort, et écrit ses mémoires en 1950[5]. Au cours de ses dernières années, il joue un rôle important dans l'organisation du festival de Bayreuth.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Waite 1969, p. 131
  2. Waite 1969, p. 191-196
  3. Waite 1969, p. 196
  4. Waite 1969, p. 192, citant la déposition de Roßbach lors de son procès en 1928.
  5. a et b Roßbach 1950
  6. Waite 1969, p. 131, note 112 sans source précise sur le deuxième point
  7. Waite 1969, p. 210
  8. Applegate et Potter 2002, p. 136

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Celia Applegate et Pamela Maxine Potter (éditeurs), Music and German National Identity, University of Chicago Press,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) John Dornberg, The Putsch That Failed, Hitler's Rehearsal for Power, Weidenfels & Nicholson,‎
  • (en) Nigel Jones et Michael Burleigh, A Brief History of the Birth of the Nazis : How the Freikorps blazed a trail for Hitler, Constable & Robinson Ltd,‎ (1re éd. 1987) (lire en ligne)
  • (de) Gerhard Roßbach, Mein Weg durch die Zeit : Erinnerungen unt Bekenntnisse, Weilburg an der Lahn, Vereinigte Weilburger Buchdruckereien,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Louis Snyder, Encyclopaedia of the Third Reich, Wordsworth Editions Ltd,‎
  • (en) Robert G L Waite, Vanguard of Nazism, W W Norton and Company,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]