Edmund Heines

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Edmund Heines
Edmund Heines
Heines vers 1927.

Naissance
Munich
Décès (à 36 ans)
Munich
Origine Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Allégeance NSDAP
Arme SA
Grade SA Obergruppenführer
Années de service 1925-1934
Conflits Première Guerre mondiale

Edmund Heines est un membre du parti nazi, Obergruppenführer dans la SA et député au Reichstag, né le à Munich où il est mort assassiné le .

Il a été l’une des victimes de la nuit des Longs Couteaux, l’opération d’épuration interne du parti nazi de l'été 1934.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1933, de gauche à droite, Curt von Ulrich (de), Edmund Heines, Heinrich Himmler, Franz von Epp et Ernst Röhm.
Röhm et Heines, en 1933, lors d'une manifestation.

Heines participe à la Première Guerre mondiale qu’il termine, en 1918, avec le grade de lieutenant.

En 1925, il s’affilie au parti nazi et à la SA.

En 1929, il est condamné pour meurtre par une cour martiale d’exception, mais rapidement amnistié. Cette même année, il est nommé gauleiter dans le Palatinat.

En 1930, il est élu représentant du district de Liegnitz au Reichstag. De 1931 à 1934, il est SA-Führer de Silésie et suppléant d’Ernst Röhm, chef d’état-major de la SA, devenant ainsi le deuxième personnage le plus important de cette organisation. En , il est en outre nommé chef de la police de Breslau.

Il est l’un des amis proches et sans doute l’un des amants d’Ernst Röhm.

Au cours de la nuit des Longs Couteaux, à la fin de la première nuit d’épuration du vendredi au samedi vers h 30 du matin, Heines est arrêté par Adolf Hitler qui s'est déplacé en personne et ouvre les portes des chambres de la pension Hanselbauer de Bad Wiessee, pistolet au poing[1] : Heines y est surpris en compagnie d’un jeune membre de la SA avec lequel il a vraisemblablement passé la nuit[2].

Emmené à Munich, il est assassiné par un peloton d’exécution commandé par Sepp Dietrich.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Heinz Höhne (trad. Bernard Kreiss), L'Ordre noir: histoire de la SS, Casterman, , 288 p. (OCLC 407694772), p. 78-79.
  2. Plus tard, Joseph Goebbels souligne ce fait dans sa propagande, justifiant ainsi la purge comme étant notamment une lutte contre la turpitude morale des SA ; cf. (en) Ian Kershaw, Hitler, t. I : 1889–1936 Hubris, New York, W.W. Norton, (ISBN 978-0-393-04671-7), p. 514.