Fumiko Hayashi

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Fumiko Hayashi
Fumiko Hayashi.jpg

Fumiko Hayashi

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 47 ans)
TokyoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
林芙美子Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Lycée préfectoral Onomichihigashi (Hiroshima) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Domaine
Distinction
Prix littéraire féminin (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Fumiko Hayashi (林 芙美子, Hayashi Fumiko?, ) est une écrivaine et poétesse japonaise. Elle est une des figures majeures de la littérature japonaise et a écrit plus d'une centaine de romans et de nouvelles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issue d'une famille extrêmement défavorisée, ses parents étant marchands ambulants, elle passa une enfance misérable sur les routes du Japon avant de monter à Tokyo à dix-huit ans[1]. Elle fréquente alors les milieux de l’avant-garde littéraire et artistique tout en faisant divers petits métiers pour vivre. La pauvreté continue de la poursuivre et marquera durablement son œuvre, ainsi que sa vie amoureuse tumultueuse. Plusieurs hommes partagèrent sa vie avant son mariage avec le peintre Rokubin Tezuka (手塚 緑敏, Tezuka Rokubin?) en 1926.

Fumiko Hayashi en 1924

La parution de son roman autobiographique, au succès fulgurant, Chronique de mon vagabondage (放浪記, Hōrōki?) lui donne une renommée et des ressources financières qui lui permettent de voyager, notamment en Chine et en France[1]. Elle devient ensuite correspondante de guerre durant la période impérialiste du Japon et enchaîne les commandes pour divers journaux et revues.

L'après-guerre représente pour Fumiko Hayashi ses années de maturité. Elle signe alors ses plus grands chefs-d’œuvre, dont beaucoup sont adaptés au cinéma par Mikio Naruse : Derniers chrysanthèmes (Bangiku, 1948), Nuages flottants (Ukigumo, 1949-1950) et Le Repas (Meshi, 1951), qui restera inachevé.

Ses récits distanciés sont toujours empreints d'une tendresse envers les petites gens et leurs héroïnes. Ils sont souvent largement d'inspiration autobiographique[1]. Avant sa mort, Hayashi était devenue, dit-on, l'écrivain le plus populaire du Japon[1]. Elle décède à quarante-huit ans d'une crise cardiaque sans doute à la suite d'un excès de travail[1].

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • 1948 : "Le Chrysanthème tardif", trad. Anne Sakai, in Anthologie de nouvelles japonaises contemporaines (tome II), Gallimard, 1989.
  • 1948 : Les Yeux bruns, trad. Corinne Atlan, Editions du Rocher, 2007.
  • 1949 : "La Ville", trad. Fusako Saito-Hallé, in Les Ailes La Grenade Les Cheveux blancs et douze autres récits (1945-1960), Editions Picquier, 1986.
  • 1951 : Nuages flottants, trad. Corinne Atlan, Editions du Rocher, 2005 et Editions Philippe Picquier (collection Picquier poche), 2012.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Hiromi Takahashi, « Paris entre l’admiration et la pauvreté : Des traces d’une écrivaine japonaise des années 1930 », Téoros [En ligne] 37, 1 (2018), mis en ligne le 01 février 2018. URL : http://journals.openedition.org/teoros/3200

Liens externes[modifier | modifier le code]

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