Frank Beyer

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Frank Beyer
Bundesarchiv Bild 183-B1005-0007-001, Frank Beyer.jpg

Frank Beyer lors de la remise du Prix national de la République démocratique allemande pour le film Nackt unter Wölfen le 5 octobre 1963, photographie provenant du fond du Allgemeiner Deutscher Nachrichtendienst

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalités
Activités
Fratrie
Hermann Beyer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Monika Unferferth (d)
Renate Blume (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Frank Beyer, né le à Nobitz en Thuringe, mort le à Berlin, est un réalisateur allemand. Beaucoup de ses films portent un regard critique sur l'histoire allemande du XXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Frank Beyer est le fils d'un employé de bureau et d'une vendeuse. Il a grandi avec son frère Hermann. Il étudie la dramaturgie et, en 1951, devient conseiller et assistant metteur en scène au théâtre de Glauchau/Crimmitschau. Il étudie ensuite à l'Académie du film de Prague tout en étant assistant-réalisateur de Kurt Maetzig. En 1957, il entre comme réalisateur à la DEFA et son premier film, Zwei Mütter, portant sur la réconciliation franco-allemande, sort dans les cinémas.
En 1963, il signe une adaptation marquante du roman de Bruno Apitz, Nu parmi les loups. Ce film, qui fit connaître Armin Mueller-Stahl, raconte l'histoire d'un très jeune enfant caché par des détenus, à l'insu des SS, dans le camp de Buchenwald.

En 1966, son film La Trace des pierres (Spur der Steine), qui adopte un ton très libre, est interdit par les autorités est-allemandes après quelques jours d'exploitation et n'est de remontré qu'à partir de 1989. Il devient de ce fait une des œuvres emblématiques de la série de films ayant été censurés en 1965-1966, avec C'est moi le lapin de Kurt Maetzig ou Jahrgang 45 de Jürgen Böttcher.

Pendant les années qui suivent, Beyer travaille essentiellement pour la télévision. Il revient au cinéma avec Jacob le menteur, drame inspiré du roman de Jurek Becker et se déroulant dans le ghetto de Varsovie. Présenté au festival de Berlin en 1975, Jacob le menteur devient par la suite le seul film est-allemand à recevoir une nomination pour l'Oscar du meilleur film étranger.

Il était l'époux de l'actrice Renate Blume de 1965 à 1974, et plus tard de la speakerine Monika Unferferth.

Il a reçu le Prix Findling en 1984 pour Der Aufenthalt.

Il a présidé la Berlinale 1993.

Beyer est enterré au cimetière de Dorotheenstadt de Berlin.

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Wenn der Wind sich dreht. Meine Filme, mein Leben

Liens externes[modifier | modifier le code]