Aller au contenu

Francolin perlé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Francolinus pintadeanus

Francolinus pintadeanus
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Francolin perlé en Thaïlande.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Francolinus

Espèce

Francolinus pintadeanus
(Scopoli, 1786)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Francolin perlé (Francolinus pintadeanus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Répartition

[modifier | modifier le code]

Sud-est du Manipour, Myanmar, sud et sud-est de la Chine y compris l’île de Hainan, ouest et sud de la Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam. Le Francolin perlé a été introduit à l’île Maurice et aux Philippines (Ile Luçon)[1].

Sous-espèces

[modifier | modifier le code]

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], le Francolin perlé est représenté par 2 sous-espèces (ordre phylogénique) :

F. p. phayrei est plus petite que la sous-espèce nominale.[réf. nécessaire]

Le Francolin perlé marque une nette préférence pour les bois clairs secs, les collines arbustives jusqu’à 1 500 m d’altitude. Il peut cependant descendre en plaine dans les broussailles qui bordent les cultures. Il évite tous les endroits humides[3].

Ce francolin vit seul ou en couple, plus rarement en groupe familial. Il est plus actif tôt le matin ou tard le soir lorsqu’il recherche sa nourriture sous les couverts végétaux ou dans les cultures. Celle-ci consiste en graines, pousses et insectes.

Le mâle est réputé bon chanteur à la saison de reproduction. Le chant, poussé d’un poste élevé, jusqu’à m dans les arbres[4], est constitué de cinq notes assez rauques kak-kak-kuich, ka-ka. Johnsgard (1988)[5] l’a transcrit par la phrase anglaise « Do-be-quick-papa ». Ce cri territorial est mis à profit pour capturer d’autres oiseaux : un mâle chanteur placé en cage sur le territoire d’un autre mâle sauvage permet le piégeage de ce dernier, souvent au lacet.

Nidification

[modifier | modifier le code]

Le Francolin perlé est monogame. La reproduction commence à la saison des pluies, soit mars à septembre en Inde et au Myanmar[6]. Des nids ont même été trouvés en octobre dans les monts Kachin (Myanmar) ; ils pourraient correspondre à des deuxièmes pontes. Les nids sont placés dans des dépressions du sol, bien abrités sous une touffe de bambous ou un buisson, moins souvent dans une touffe d’herbe.

Statut, conservation

[modifier | modifier le code]

Cette espèce n’est pas considérée comme menacée. Elle est localement commune et serait tolérante aux modifications d’habitat pour mise en culture. Samnang et al. (2004)[4] rapportent que les Francolins perlés sont très nombreux autour des villages de la chaîne des Cardamomes (Cambodge) et que l’espèce y est peu ou pas chassée en raison des difficultés que présente sa capture. Le dérangement causé par des activités forestières, le bûcheronnage, le ramassage de champignons ou de plantes, pourrait cependant représenter une menace en saison de nidification[7].

Références

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • (en) Salim Ali et S. Dillon Ripley, Handbook of the birds of India and Pakistan. : Together with those of Bangladesh, Nepal, Bhutan and Sri Lanka., vol. 2, New Delhi, Oxford University Press, , 383 p. (lire en ligne), p. 17-18.
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
  • (en) Paul A. Johnsgard, The Quails, Partridges, and Francolins of the World., Oxford, Oxford University Press, , 264 p. (ISBN 978-0-1985-7193-3).
  • (en) Rahul Kaul et Susan Howman, « Painted francolin. », WPA News, vol. 36, no 29, , p. 4-5 (lire en ligne [PDF]).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
  • (en) Chhum Samnang, Out Sary, Stephen Browne et Steve Holloway, « The status and threats to the conservation of the chestnut-headed partridge Arborophila cambodiana and other galliformes in the Cardamon Mountain Range, Southwest Cambodia. », Proceedings of the 3rd International Galliformes Symposium., , p. 69-77.
  • (en) Chhum Samnang et Stephen Browne, « Galliformes surveys in Cambodia: update. », WPA News, , p. 15-16 (lire en ligne [PDF], consulté le ).

Liens externes

[modifier | modifier le code]