Frédéric de Salm-Kyrbourg

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Frédéric, prince de Salm-Kyrburg, né à Limbourg le 3 mai 1745 - mort guillotiné le 23 juillet 1794 à Paris, est un militaire allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il grandit comme sa sœur Amélie Zéphyrine à Paris, où il fait bâtir de 1782 à 1787 par l'architecte Pierre Rousseau l'hôtel de Salm (aujourd'hui le Palais de la Légion d'honneur[1]) : il s'y ruine si bien[2] qu'en 1787, l'architecte, pour se payer de ses travaux, rachète l'hôtel, et le prince n'y est plus que locataire. Il songe même, selon la Gazette des Deux-Ponts, à marier son neveu, poitrinaire et qui ne peut raisonnablement espérer avoir d'enfants, à la fille de son entrepreneur Thévenin, dans l'espoir qu'un titre de princesse apaise les exigences financières de ce dernier.

En 1787, il prend part à la Révolution batave aux côtés des Patriotes, et se présente dans ce pays comme un agent de la France : il y mène une conduite équivoque et laisse prendre Utrecht par Frédéric-Guillaume II de Prusse, ce qui lui vaut d'âpres critiques.

Pendant la Révolution française, il embrasse la cause populaire : il devient le commandant du bataillon de la Garde nationale de la section de la Fontaine-de-Grenelle, et fait de son hôtel le lieu de réunion d'un club très ardent, que les mauvaises langues appelle le Salmigondis[3].

Il est cependant arrêté le 13 germinal an II, et conduit à la prison des Carmes. Il est condamné à mort le 5 thermidor par le tribunal révolutionnaire sous le prétexte que « Salm, prince allemand, n'était, sous le masque du patriotisme, que l'agent caché de la coalition allemande contre la France »[4], et guillotiné le même jour[5] en même temps qu'Alexandre de Beauharnais, l'amant de sa sœur. Tous deux sont enterrés au cimetière de Picpus.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'historique du palais sur le site de la grande chancellerie.
  2. Ainsi en août 1786, la marquise de Créquy écrit à Senac de Meilhan : « Le Salm est ici, cherchant à tout vendre et à piaffer ; le baron de Breteuil soutient qu'il n'en a pas pour deux ans, et que l'hôpital sera sa fin », Lettres inédites de la marquise de Créqui, p. 59-61.
  3. L'Improvisateur français, tome XVIII, p. 282.
  4. Archives nationales, W 429, dossier 965 (affaires jugées le 5 thermidor an II).
  5. Les papiers relatifs à sa succession sont conservés aux Archives nationales (étude de Me Abraham Silly) sous la cote ET/IX/893/a et /b.

Liens externes[modifier | modifier le code]