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Frédéric IV de Salm-Kyrbourg

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Frédéric IV de Salm-Kyrbourg
Titre de noblesse
Prince
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Frédéric-Ernest-Otto de Salm-KyrburgVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Mère
Autres informations
Distinctions
Blason.

Frédéric IV, prince de Salm-Kyrbourg (Frederik Ernst Otto Philip Anton Furnibert ; Paris, Bruxelles, ) est le prince de Salm-Kyrburg, Ahaus et Bocholt de 1794 à 1813. Il est le fils et successeur du prince Frédéric III de Salm Kyrbourg et de son épouse, Jeanne Françoise de Hohenzollern-Sigmaringen.

Sa mère meurt en 1790, au Château de Kirn, et son père est guillotiné à Paris pendant la Terreur, le 25 juillet 1794.

Au cours de sa minorité, son tuteur est sa tante, Amélie Zéphyrine de Salm-Kyrbourg.

En 1801, la principauté est retirée du Saint-Empire romain germanique à la paix de Lunéville, et en 1806, il devient l'un des membres fondateurs de la confédération du Rhin, pour obtenir une protection de Napoléon et la liberté de l'action.

En compensation de la perte de la principauté de Salm-Kybourg, sur la rive gauche du Rhin, la médiatisation de 1803 accorde à Salm-Kybourg plus d'un tiers de la partie sécularisée des terres des princes-évêques de Munster dans le district de Bocholt et Ahaus pour compenser sa perte en 1801. Les deux autres tiers sont octroyées à Constantin de Salm-Salm en compensation de sa perte de terres sur le Rhin. Les princes de Salm-Salm et de Salm-Kyrbourg règnent sur ces terres conjointement au titre de la Principauté de Salm.

Le 13 décembre 1811, Frédéric IV et Constantin Alexandre perdent Salm entièrement annexé par le régime impérial français. Deux ans plus tard, Salm est annexée à la Prusse par le Congrès de Vienne, en mettant fin à la principauté de Salm-Kybourg. Les descendants de Frédéric IV conservent leurs titres et les autres territoires de la famille.

Candidature au trône de Belgique

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Après la révolution belge et déclaration d'indépendance de la Belgique du , le jeune état se cherche un souverain pour devenir le premier « roi des Belges ». Le , le Congrès national vote en faveur de Louis d'Orléans, le fils du roi des Français, Louis-Philippe Ier. Mais, le , ce-dernier refuse sous la pression des puissances européennes réunies lors de la conférence de Londres. Apprenant cela, Frédéric IV de Salm-Kyrbourg se propose, disant vouloir donner au nouveau royaume « un chef qui ait la fermeté et la volonté de se dévouer pour elle, qui s'entoure de sages conseils et sache élever le mérite au poste qui lui convient ». Il écrit la lettre suivante au comte Auguste Van der Meere[1] :

« À Monsieur le comte Van der Meere, à Bruxelles.

Paris, 20 février 1831.

J'ai reçu hier soir, mon cher général, votre aimable lettre, et je m'empresse de vous annoncer que demain à midi je partirai pour Bruxelles et que j'y arriverai après demain vers huit heures du soir. Seriez-vous assez bon pour me retenir pour moi le n°1, à l'Hôtel de Flandre, et trois autres chambres pour trois messieurs. Je suis vraiment honteux de toutes les peines que je vais vous donner, mais je suis bien aise de contracter envers vous des obligations, et je vous assure que quand on vous connaît, elles ne sont nullement pesantes. J'ai officiellementannoncé à S. M. Louis-Philippe que je me mettais sur les rangs de candidat au trône de Belgique. Je suis rempli de bonnes intentions et je n'ai surtout en vue que le bonheur des Belges ; c'est ce que je tâcherai de prouver le lendemain de mon arrivée. Au revoir, mon cher général ; je compte sur votre amitié comme vous pouvez compter sur la mienne.

FRÉDÉRIC, Prince de SALM-KYRBOURG. »

Mariage et descendance

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Le 11 janvier 1815, il épouse Cécile Rosalie Prévôt, baronne de Bordeaux (1783-1866).

Leur seul enfant est le prince Frédéric Ernest Joseph Auguste de Salm Kyrbourg (1823-1887), marié à Paris le 21 mars 1844 avec la princesse Eléonore de La Trémoïlle (1827-1846), fille de Charles Bretagne Marie de La Trémoïlle, duc de La Trémoïlle, duc de Thouars, prince de Tarente, et de sa deuxième épouse, Marie Virginie de Saint Didier.

Liens internes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Auguste Louis Nicolas van der Meere, Mémoires du Général Comte Van der Meere, Bruxelles, c. Muquardt, (lire en ligne), p. 169