Fourrés épineux de Madagascar

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Fourrés épineux de Madagascar
Écorégion terrestre - Code AT1311[1]
Description de cette image, également commentée ci-après
Fourrés épineux à Ifaty, montrant différentes espèces d’Adansonia (baobabs) et d’Alluaudia endémiques.
Classification
Écozone : Afrotropique
Biome : Déserts et terres arbustives xériques
Global 200[2] : Fourré épineux de Madagascar
Géographie et climat
Superficie[3] :
43 294 km2
min.max.
Altitude[3] :m1 199 m
Température[3] :17 °C28 °C
Précipitations[3] :mm205 mm
Écologie
Espèces végétales[4] :
1 100
Oiseaux[5] :
151
Mammifères[5] :
39
Squamates[5] :
152
Espèces endémiques[5] :
38
Conservation
Statut[5] :
Critique / En danger
Aires protégées[6] :
1,5 %
Anthropisation[6] :
0,9 %
Espèces menacées[6] :
26
Ressources web :

Localisation

Description de l'image Ecoregion AT1311.svg.

Les fourrés épineux de Madagascar (également connus comme les forêts épineuses de Madagascar) forment une écorégion terrestre du WWF à Madagascar. La région a un sol très pauvre et des précipitations faibles et irrégulières en hiver. Cet habitat couvre 44 000 km2 au sud-ouest du pays. Cette écorégion de l'île contient une proportion exceptionnelle d'espèces végétales endémiques.

Beaucoup de plantes qui y poussent montrent des adaptations à la sécheresse extrême. Les plantes épineuses de la famille endémique des Didiereaceae en constituent un élément remarquable, en particulier dans l'est. Ce sont des plantes ligneuses, vaguement apparentées aux cactus (Voir Caryophyllales). Les autres principales familles des taillis sont les Burseraceae, Euphorbiaceae, Fabaceae et Anacardiaceae qui ont toutes des représentants ailleurs.

Conservation[modifier | modifier le code]

Les réserves actuelles couvrent au maximum 3 % de la végétation restante. Le parc national d'Andohahela offre une protection limitée à ce type de végétation dans sa parcelle 3. Ailleurs cet habitat de buissons épineux est sous la pression de l'exploitation humaine. Les activités ayant une incidence principales sont :

  • le brûlis pour la conversion en pâturages
  • La récolte du bois pour faire du charbon de bois et du bois de chauffage
  • l'exploitation forestière pour le bois de construction

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ , p. 935-938.
  2. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, R. Abell, T. Allnutt, C. Carpenter, L. McClenachan, J. D’Amico, P. Hurley, K. Kassem, H. Strand, M. Taye et M. Thieme, The Global 200 : A representation approach to conserving the earth's distinctive ecoregions, Washington DC, Conservation Science Program, World Wildlife Fund-US, (lire en ligne)
  3. a b c et d (en) World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE, (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  4. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ , p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a b c d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions », , données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L. Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press, (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]