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Florence O'Denishawn

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Florence O'Denishawn
1922
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Florence AndrewsVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
signature de Florence O'Denishawn
Signature

Florence O'Denishawn, née Florence Andrews le à Shreveport (Louisiane) et morte le à New York, est une danseuse, actrice de Broadway et mannequin américaine, et l'une du premier groupe de danseurs associés à la Denishawn School[1],[2].

Florence O'Denishawn, from a 1918 publication.
Florence O'Denishawn, 1918.

Florence Andrews est née à Shreveport, Louisiane[3],[4]. Elle est la fille d'un banquier[5].

A l'âge de seize ans, après le lycée de Los Angeles, elle va à la Denishawn School contre la volonté de sa famille. Elle y étudie la danse avec Ted Shawn et Ruth Saint Denis[6],[7].

Lorsqu'elle devient danseuse professionnelle, elle veut être présentée comme Florence of Denishawn, pour garder le nom de son père hors de cause[5], mais le nom devient Florence O'Denishawn du fait d'une erreur d'impression[8], et elle continue à travailler sous ce nom de scène[9],[10].

Elle apparaît dans Hitchy-Koo (en) de 1918[11] à 1920[12],[3],[13], dans Ziegfeld Follies of 1921[14],[15],[16], dans Rose Briar en 1922, dans Music Box Revue (en) en 1923, dans un numéro intitulé The Fishermans Dreams[5],[17],[13],[18]; et dans Honeymoon Lane en 1926[19],[20]. À propos de son apparition dans Music Box Revue, le critique George Jean Nathan note que « ses révélations ombilicales sont si familières à cette époque qu'on aimerait qu'elle mette une robe[21] ».

Elle apparaît dans deux films muets, Lawful Larceny (1923)[22] et Monsieur Beaucaire (1924)[23] où elle danse avec Rudolph Valentino[24].

En 1925, elle est membre de la compagnie de Geraldine Farrar qui se produit à Broadway[25]. Elle est la tête d'affiche d'un spectacle de vaudeville à New York et à Baltimore, avec les danseurs Nelson Snow et Charles Columbus[26],[27]. Elle tourne avec Snow et Columbus en 1927 et 1930[28].

En 1926, elle se produit lors d'un représentation à bénéfice pour l'Episcopal Actors' Guild[29]. En 1927, elle se produit dans un autre spectacle à bénéfice, dansant dans un boite de nuit pour collecter des fonds pour l'Association for the Aid of Crippled Children[30]. Elle danse de nouveau pour une bonne cause en 1930, lors d'un spectacle de variétés au profit de la Bide-A-Wee Home for Animals[31].

O'Denishawn se lance dans l'étude de l'aviation en 1927, en disant : « il n'y a rien qui puisse battre un avion pour la grâce[32] ».

De la fin des années 1930 aux années 1950, O'Denishawn travaille dans des magasins, dirigeant son propre magasin à Greenwich Village[33], et en tant que chef du département lingerie au grand magasin Porter sur Madison Avenue[34],[35].

Iconographie

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Florence O'Denishawn pose pour le photographe Orval Hixon vers 1919[36], pour Edward Steichen en 1920 et pour Nickolas Muray vers 1920-1921[37],[38].

Elle a été aussi photographiée par Alfred Cheney Johnston qui a travaillé pour Florenz Ziegfeld pendant plus de 15 ans, prenant principalement des photographies publicitaires et promotionnelles des interprètes des Ziegfeld Follies[39]. Les photos de nues, découvertes après la mort de Johnston, n'ont pas été publiés dans les années 1920.

O'Denishawn pose pour le sculpteur Harriet Whitney Frishmuth (en)[40],[41] pour deux statues en bronze de Frishmuth, nommées Papillon et Scherzo, qui ont été commandées par Wilbur B. Foshay (en) pour la Foshay Tower[42].

O'Denishawn fait une publicité pour une marque de pansements pour le soin des pieds[43].

O'Denishawn parle de pruderie et d'expression artistique, disant :

« Il n'y a pas de santé mentale dans une nation qui a peur de se faire confiance en présence du nu[44] »

En 1928, O'Denishawn décrie les danses populaires comme le Charleston ou le Black Bottom avec un racisme flagrant, en déclarant :

« Les danses, qui sont de l'avis de tous d'origine barbare, le shimmy, le charleston et d'autres, se révèlent un mal insidieux dans la manière de priver nos femmes américaines de leur grâce naturelle et de leur mouvement »

, expliquant en outre que

« … l'anatomie nègre n'est pas la même que la nôtre. La pose des genoux, le modelé des hanches, la ligne des pieds font que ces danses conviennent aux nègres mais pas aux danseurs blancs[45] »

Vie privée

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O'Denishawn est morte en 1991, à l'âge de 93 ans, à New York. Sa correspondance avec Ted Shawn, est dans les archives du Jacob's Pillow Dance Festival à Becket, Massachusetts[46].

Références

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  1. (en) The Golden Book of Ruth St. Denis and Ted Shawn, (lire en ligne)
  2. (en) Deborah Jowitt, Time and the dancing image, Berkeley : University of California Press, (ISBN 978-0-520-06627-4, lire en ligne)
  3. a et b « In the Spotlight: Florence O'Denishawn », Theatre Magazine, vol. 28,‎ , p. 20 (lire en ligne)
  4. (en) "The Facts About Miss O'Dennishawn", New York Times, 10 avril 1927, p. X4.
  5. a b et c Kendall 1979.
  6. (en) Deborah Jowitt, Time and the Dancing Image, University of California Press, , 145 p. (ISBN 9780520066274, lire en ligne)
  7. (en) Ted Shawn, Ruth St. Denis, Рипол Классик, 91–92 p. (ISBN 9785876412140, lire en ligne)
  8. (en) « Actress' Irish Name Result of Printer's Error », The Buffalo Enquirer,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) Frank Cullen, Florence Hackman et Donald McNeilly, Vaudeville old & new: an encyclopedia of variety performances in America, Psychology Press, , 307–308 p. (ISBN 9780415938532, lire en ligne)
  10. (en) Jack Anderson, Art without boundaries : the world of modern dance, Londres, Dance Books, (ISBN 978-1-85273-054-3 et 978-0-87745-583-7, lire en ligne)
  11. Norton 2002, p. 151.
  12. Norton 2002, p. 232.
  13. a et b Green et Mamoulian 1960.
  14. Norton 2002, p. 254.
  15. (en) « Shreveport Girl Premier Danseuse, Due to Ted Shawn », The Times,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le )
  16. Green 1984.
  17. Norton 2002, p. 337.
  18. Hadden, « The Theatre », Time, vol. 2,‎ , p. 16 (lire en ligne)
  19. (en) Dan Dietz, The Complete Book of 1920s Broadway Musicals, Rowman & Littlefield, , 73-74, 323-324 (ISBN 9781538112823, lire en ligne)
  20. Norton 2002, p. 460.
  21. Nathan, « Glorifying the American Tired Business Man », The Judge, vol. 85,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  22. « Lawful Larceny », Photoplay, vol. 24,‎ , p. 117 (lire en ligne)
  23. (en) Clarence Winchester, The World Film Encyclopedia 1933, Londres, The Amalgamated Press Ltd., (lire en ligne)
  24. (en) « Florence O'Denishawn in 'Monsieur Beaucaire' », The Tennessean,‎ , p. 38 (lire en ligne, consulté le )
  25. (en) « The Paris Times », sur Gallica, (consulté le )
  26. (en) « The Week in Vaudeville », The Brooklyn Daily Eagle,‎ , p. 61 (lire en ligne, consulté le )
  27. (en) « "Dancer Heads Bill at Two-a-Day" », The Baltimore Sun,‎ , p. 42 (lire en ligne, consulté le )
  28. (en) "Nelson Snow, Dancer, Dies", The New York Times, 24 janvier 1931, p. 19.
  29. « Actors' Guild Holds Benefit », The New York Times,‎ , p. X14
  30. « Rainbow Ball Tonight », The New York Times,‎ , p. 12
  31. « Bide-A-Wee Benefit has 'Variete' Program », The New York Times,‎ , p. 26
  32. « Untitled news item », The Cincinnati Enquirer,‎ , p. 65 (lire en ligne, consulté le )
  33. « A Woman's New York », The Star Press,‎ , p. 7 (lire en ligne, consulté le )
  34. « Untitled news item », Daily News,‎ , p. 82 (lire en ligne, consulté le )
  35. « Ziegfeld Follies Girls Pop Up in Varied Places », The Crowley Post-Signal,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le )
  36. « Florence O’denishawn », sur La Petite Mélancolie (consulté le )
  37. « Winter Interludes Which are Instinct with Grace and Rhythm », Vanity Fair, vol. 20,‎ , p. 42 (lire en ligne)
  38. (en) « Florence O’Denishawn », sur un regard oblique (consulté le )
  39. (en) Shadowland, (lire en ligne)
  40. (en) Flanagan, Barbara, « Old Bookshop Has New Home », The Minneapolis Star,‎ , p. 21 (lire en ligne, consulté le )
  41. (en) Flanagan, Barbara, « Vandal Tumbles Sculpted Bronze Beauty from Pedestal at Charlie's », Star Tribune,‎ , p. 33 (lire en ligne, consulté le )
  42. (en) Flanagan, Barbara, « Woman Behind Foshay's Nudes Never Met Him », The Minneapolis Star,‎ , p. 33 (lire en ligne, consulté le )
  43. « Advertisement, Blue Jay plasters », Arizona Republic,‎ , p. 12 (lire en ligne, consulté le )
  44. (en) « Artist Renaissance is Foreseen by Dancer », The Evening Sun,‎ , p. 22 (lire en ligne, consulté le )
  45. (en) « "Vogue of Present Barbaric Dances an Insidious Evil, Believes Star », The Courier-Journal,‎ , p. 25 (lire en ligne, consulté le ).
  46. « Jacobs Pillow Archive: File: Florence "Flossie" O'Denishawn [Florence "Flossie" O'Denishawn 54] », archives.jacobspillow.org (consulté le )

Bibliographie

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  • Document utilisé pour la rédaction de l’article : documents utilisés comme source pour la rédaction de cet article :
  • (en) Stanley Green et Rouben Mamoulian, The world of musical comedy; the story of the American musical stage as told through the careers of its foremost composers and lyricists, New York, Ziff-Davis Pub. Co, (lire en ligne).
  • (en) Jack Burton et Larry Freeman, The blue book of Broadway musicals, Watkins Glen, N.Y., Century House, (lire en ligne).
  • (en) Elizabeth Kendall, Where she danced, New York : Knopf, (ISBN 978-0-394-40029-7, lire en ligne).
  • (en) Stanley Green, The great clowns of Broadway, New York ; Oxford : Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-503471-4, lire en ligne).
  • (en) Richard C. Norton, A chronology of American musical theater, Oxford ; New York : Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-508888-5, 978-0-19-515565-5 et 978-0-19-515566-2, lire en ligne).

Liens externes

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