Fasciolopsis buski

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Fasciolopsis buski, la grande douve de l'intestin est un trématode, parasite normal du porc. C'est un ver de grande taille qui vit dans le duodénum de l'homme, déterminant la distomatose intestinale du Sud-Est asiatique

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Mapfbuski1.jpg

Affection souvent grave, elle est très répandue de l'Inde à la Chine et à l'Archipel malais, y touchant plus de 20 millions d'habitants.

Morphologie[modifier | modifier le code]

L'adulte, foliacé (qui a l'apparence d'une feuille), ovale sans cône céphalique, est grisâtre et mesure de 30 à 70 mm sur 15 mm.

Biologie[modifier | modifier le code]

Fixé par ses ventouses à la muqueuse duodénale, il pond des œufs operculés caractéristiques (130 microns sur 75) qui sont éliminés avec les selles.
Le cycle évolutif à travers un seul hôte intermédiaire, mollusque aquatique (planorbe), aboutit à des métacercaires enkystées infectieuses fixées à diverses plantes aquatiques, la châtaigne d'eau (Trapa natans) en particulier.
C'est en consommant ces châtaignes d'eau, qu'il décortique avec les dents, que l'homme s'infecte, le cycle étant bouclé quand les métacercaires, libérées par la digestion, vont se fixer à la muqueuse intestinale. L'eau de boisson polluée par des métacercaires enkystées détachées des plantes est également dangereuse.

Clinique[modifier | modifier le code]

Un grand nombre de parasités, n'hébergeant que peu de vers, font des formes latentes, avec fatigue et anémie légère.
Dans les foyers plus importants, on trouve des formes intestinales[1] moyennes (jusqu'à 100 parasites) caractérisées par des douleurs abdominales avec diarrhée jaune verdâtre, fétide, de l'asthénie, de l'amaigrissement et une anémie avec éosinophilie à 20 - 25 %. Ces formes évoluent en quelques mois par crises successives.
Les réinfestations constantes amènent aux formes graves (jusqu'à 3 000 douves) caractérisées par l'action toxique des métabolites parasitaires, avec œdèmes, épanchements séreux, prostration, qui se terminent souvent par la mort par OAP ou cachexie.
Enfin, chez l'enfant, la parasitose s'accompagne souvent d'un arrêt de croissance et d'un développement retardé.

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Le diagnostic de certitude est obtenu par l'examen des selles, soit direct soit après concentration, qui montre la présence des œufs caractéristiques.

Traitement (1980)[modifier | modifier le code]

On emploiera le tétrachloroéthylène puis on administrera, 7 à 8 heures après, une purgation saline.
On peut également utiliser l'hexachloroparaxylol dont une dose unique de 0,5 g·kg-1 par voie orale, répétée deux semaines après, donnerait une élimination des vers.
La niclosamide est également efficace (2 g en une prise).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thao Duong Quang, Thanh Hai Duong, Dominique Richard-Lenoble, Peter Odermatt, Keomanivanh Khammanivong, « Émergence chez l’homme de fasciolose à Fasciola gigantica et de distomatose intestinale à Fasciolopsis buski au Laos », Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé, vol. 18, no 3,‎ , p. 119-24. (DOI 10.1684/san.2008.0110, lire en ligne [html])

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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