FRB 121102

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FRB 121102 est une source de sursauts radio rapides récurrente, la seule connue à ce jour.

Découverte et identification de la source[modifier | modifier le code]

La source FRB 121102 a été découverte par l'astrophysicienne américaine Laura Spitler en 2014, lors de l'analyse de données récoltées à l'observatoire d'Arecibo, où ces signaux avaient été captés dès novembre 2012[1].

La répétition des sursauts a permis en 2017, par interférométrie, d'identifier leur source (avec une incertitude angulaire d'un dixième de seconde d'arc) avec une radiosource continue très faible (0,18 millijansky), qui émet également dans le visible (magnitude 20)[2]. Cette source est située dans une galaxie naine située à 3 milliards d'années-lumière. Ce sont les premiers sursauts radio rapides que l'on ait pu associer à un objet visible[3],[4].

Analyse des signaux et interprétation[modifier | modifier le code]

Plus de 200 événements provenant de FRB 121102 ont été enregistrés entre fin 2012 et fin 2017. Leur émission est récurrente mais erratique, et les sursauts très brefs (entre 30 µs et 2 ms). En 2017, l'enregistrement et l'analyse de 16 bouffées d'ondes radio a montré que ces signaux étaient linéairement polarisés à presque 100 %, et affectés par une rotation Faraday variant de 1,46 à 1,33 × 105 rad/m2 en 7 mois. Une rotation Faraday aussi importante[a] et aussi variable implique un champ magnétique extrêmement intense et variable, et un environnement dynamique et fortement ionisé. Les sursauts radio récurrents pourraient provenir d'une étoile à neutrons proche d'un trou noir massif ou entourée par un plérion ou une autre forme de rémanent de supernova[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Des rotations aussi importantes n'avaient jusque-là été observées qu'au voisinage de trous noirs massifs (de plus de 10 000 M).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sean Bailly, « Sur la piste des sursauts radio rapides », Pour la science, no 484,‎ , p. 6-7.
  2. (en) S. Chatterjee, C. J. Law, R. S. Wharton, S. Burke-Spolaor, J. W. T. Hessels et al., « A direct localization of a fast radio burst and its host », Nature, vol. 541, no 7635,‎ , p. 58-61 (DOI 10.1038/nature20797).
  3. Non, les sursauts radio rapides ne viennent pas de civilisations E.T.
  4. Des astronomes identifient pour la première fois l'origine d'un "sursaut radio rapide"
  5. (en) D. Michilli, A. Seymour et J. W. T. Hessels, « An extreme magneto-ionic environment associated with the fast radio burst source FRB 121102 », Nature, vol. 553,‎ , p. 182-185 (DOI doi:10.1038/nature25149).

Voir aussi[modifier | modifier le code]